13.08.2008

badaboum...

Qui en a entendu parler avant aujourd'hui?... Et pourtant, tout s'est passé le 7 août, il y a 6 jours, au Parlement Européen de Strasbourg... :

 

 

 

Malfaçons? Il se murmurerait que les travaux d'élargissement de l'édifice auraient fragilisé le bâtiment (source : France Info). Un nouvel argument tout trouvé pour les adversaires de Strasbourg comme emplacement unique du siège du PE! Donc... chut!

28.07.2008

L'orientation scolaire n'est pas que scolaire

L'orientation scolaire détermine souvent la réussite professionnelle ultérieure, même si d'autres paramètres interviennent nécessairement dans la vie d'adulte et dans l'exercice du métier et qui peuvent aboutir à des orientations non prévues et tout autant déterminantes. Les parents ont souvent tendance à confier à l'école cette responsabilité, tout en s'impliquant à la mesure de leurs connaissances et des projets nourris pour leurs enfants, comme le prouvent les statistiques qui révèlent des constantes : les enfants de cadres ou d'enseignants réussissent davantage leur accès au baccalauréat général et aux études supérieures que les enfants d'ouvriers et de parents sans emploi.
 
Les constats sont les mêmes depuis des décennies, et la montée du chômage ainsi que les contraintes qui pèsent sur la flexibilité de l'emploi et la nécessité de se montrer capable de changer de carrière, mettent en valeur l'impératif absolu de changement dans la construction du devenir scolaire des élèves.
 
Le Haut Conseil de l'Education vient de publier son rapport 2008, intitulé L'orientation scolaire, (ici) sensé servir de diagnostic et donc de base à des réformes dans l'Education Nationale, dont on parle depuis si longtemps. En effet,le Conseil Européen en 2000 avait entériné la décision relative à un grand projet pour l'Europe : en faire la "société de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d'ici 2010". L'orientation scolaire est mal coordonnée dans toute l'Europe et nécessite donc une réforme en profondeur adaptée aux objectifs fixés.
 
Ce rapport ne nous apprend rien de nouveau quant à l'état des lieux, d'une orientation qui trie les élèves en excluant des filières générales les moins doués pour les savoirs abstraits (rendant les filières professionnelles attractives seulement par défaut), à l'inadéquation entre l'orientation et l'offre professionnelle en général.
 
Remèdes proposés comme axes de réflexion :
les Régions devraient prendre en charge la coordination de cette orientation scolaire en s'appuyant sur différents axes de développement de cette activité :


- la prise en charge de l'accueil et de l'information : alors que l'Etat poursuit sa mission interministérielle de définition de cartes scolaires et de filières selon les besoins réels détectés sur le territoire, la Région relaie cette information auprès des familles, et s'occupe de fournir les ressources et d'animer ces services. Ce qui remet en cause le bien-fondé de l'existence de toutes les structures existantes (le CIO, les MGI, les missions locales, l'ONISEP, etc etc), qui ont du mal à se différencier aux yeux du grand public.


- le conseiller en orientation, actuellement nommé conseiller d'orientation psychologue, ne bénéficie pas réellement d'encadrement, ni d'objectifs, et effectue donc des missions la plupart du temps de manière arbitraire même si son implication et son dévouement ne sont pas remis en cause. Si les directeurs de CIO relevaient des régions et coordonnaient les actions des conseillers d'orientation, on pourrait imaginer la possibilité de définir une réelle complémentarité des différentes compétences et une cohésion dans l'action, ainsi qu'une cohérence vis à vis des besoins et des attentes, aussi bien celles des familles que celles du marché du travail.


- les professeurs devraient aussi davantage être impliqués, sur la base du volontariat, afin d'assister les conseillers d'orientations grâce à une mission de "professeur référent" (suite à formation), chargé d'accompagner un certain nombre d'élèves dans un contexte complémentaire.


- l'éducation à l'orientation, fondamentale afin d'éviter les stéréotypes et les automatismes souvent générateurs de choix par défaut devrait devenir un moteur de l'orientation scolaire. Construire son projet professionnel plutot que se laisser influencer par manque de connaissance devrait être un comportement normal d'élève; les documentalistes ont là leur rôle à jouer.

 

 

En guise de commentaire, je dirais que je trouve que l'idée de renforcer la proximité dans la détermination de la cohérence et de la cohésion du parcours scolaire des élèves ne peut qu'être bénéfique pour répondre ponctuellement aux attentes des familles et des écoles, collèges, lycées.

Parallèlement, on fait référence au début du diagnostic à un projet européen qui va concerner tous les pays membres, ayant pour but de renforcer l'attractivité du système scolaire et éducatif européen. Or dans le rapport du Haut Conseil de l'Education, on ne mentionne plus du tout le projet initial dans les conclusions. S'il doit s'agir d'une réelle politique d'éducation européenne, la proximité renforcée n'apportera pas de réponse suffisante. Quid des échanges interrégionaux, des solutions de mise en oeuvre reposant sur un budget cohérent, et surtout de la coopération transfrontalière et paneuropéenne? L'apprentissage des langues vivantes s'accompagne souvent d'échanges scolaires dans les pays concernés; ne pourrait-on pas imaginer des échanges d'autres types entre personnel de l'éducation nationale, et de fonctionnaires attachés aux régions? Des décisions parcellaires, nationales ou régionales isolées ne peuvent conduire à la réussite de cet objectif beaucoup plus global.

 

D'autre part, la formation scolaire ne suffit pas, et c'est une réelle préparation à la vie professionnelle qu'il faut envisager, incluant la prise de conscience que la formation continue après l'école, que le marché flexible dans lequel l'élève doit se préparer à évoluer est un monde qui va l'obliger à revenir régulièrement se former, qu'il s'agisse de savoirs de base, de connaissances métiers, ou de domaines d'approfondissement de ses propres compétences. L'orientation scolaire devrait prendre en compte cette nécessité de se préparer sans cesse à des réorientations et à une ouverture vis à vis des opportunités et des menaces d'une carrière; et c'est là que l'éducation à l'orientation prend tout son sens, mais les acteurs mentionnés dans le rapport ne suffisent pas. Un lien renforcé avec le monde de l'entreprise et des différents secteurs s'impose, et je crois qu'on le répète aussi depuis..... (à mon époque déjà, ;), il sagissait d'une évidence).

24.07.2008

Monsieur Sarkozy, dessine-moi un mouton

"Dans les grandes transformations sociales, les résistances individuelles, honorables pour les caractères, sont impuissantes contre les faits". Chateaubriand.

 

S'interrogeant sur l'impuissance française à réussir ses réformes sans heurts et sans psychodrame, Lionel Steinmann, journaliste au journal les Echos, a écrit un article dans le mensuel Enjeux les Echos du mois de juillet, intitulé "Le style des politiques conditionne les réformes". Quelle approche choisir, comment trouver les mots justes et les méthodes appropriées, entre la tendance participative et consensuelle, ou au contraire le passage en force?

 A travers la considération de 5 méthodes possibles, il dresse quelques constats :

  1. la manière forte : le modèle de Margaret Thatcher n'a pas été forcément le plus convaincant, même si les réformes déployées avec elle ont permis une réelle transformation en matière d'économie. Alain Juppé (sécu, retraites), Martine Aubry (35h), Dominique de Villepin (CPE), testant ces méthodes, ont dû affronter les courroux et payer les conséquences de cet excès de zèle, on n'accepte pas en France "le complexe de supériorité de la haute fonction publique".
  2. le consensus : les modèles prédominants dans cette optique sont le Danemark, la Suède, les Pays-Bas. Les accords sont trouvés à l'issue des négociations préalables, mais c'est plutôt rare en France, et on ne retrouve pas ce mode opératoire dans des réformes en profondeur, mais uniquement dans le cas de points précis, dans un détail. On n'aboutit dans ce contexte qu'à "des réformettes";
  3. le "respect"  des contraintes de l'Europe : on va se cacher derrière le prétexte du diktat bruxellois afin de faire apparaître le caractère inéluctable des réformes et de se déresponsabiliser au maximum du poids de ces transformations peu populaires... pas étonnant que l'Europe ne soit pas un sujet d'intérêt pour nos concitoyens puisqu'on lui attribue les torts provoqués par la dérégulation du marché de l'énergie, l'ouverture à la concurrence des télécoms, les contraintes financières liées à la limitation des déficits budgétaires...
  4. la frénésie qui consiste à tout mener de front : afin de mettre fin à l'immobilisme, on entreprend de multiples réformes de manière simultanée... on avance mais on atteint un réel manque de lisibilité, on oublie les avancées et on prend le risque de perdre de la cohérence. Inutile d'aller chercher des exemples bien loin, observons ce qui se passe en ce moment : retraites et régimes spéciaux, service minimum dans les transports, constitution, justice, la liste est longue. Comment faire un bilan sérieux et voir clair dans tous ces mouvements, évaluer ce qui fonctionne ou pas?
  5. la suppression des avantages acquis, qui pour certains, "entravent le bon fonctionnement de l'économie". Il s'agit d'une théorie défendue par les économistes Jacques Delpha et Charles Wiplosz. Bien entendu, il faut dédommager tous les perdants dans ces décisions. On a pu effectuer un test de cette méthode en France avec les chauffeurs de taxi, lorsqu'on a souhaité libéraliser leur secteur d'activité : mais le dédommagement oblige aussi l'Etat à financer les emprunts des artisans taxis. Vu l'état des comptes publics, Bercy refuse. Même si cette solution est génératrice de nouveaux emplois, et que le client rembourse lui-même l'emprunt.

 

Pffff. Des méthodes séduisantes sont décrites dans l'article de Enjeux, mais... en France, ça ne marche pas. La stratégie gagnant-gagnant n'est pas à la base des négociations on reste dans l'affrontement des camps. Parce qu'on est incapable de dépasser les clivages des intérêts immédiats et des voix à gagner pour les prochaines élections, des adhésions à faire rentrer à l'intérieur des organisations syndicales, de la médiatisation suscitée par les opportinismes de prises de positions démagogues..., on en est réduit à l'immobilisme ou au passage masqué.

L'intérêt général et la santé à long terme, on les ignore, on ne les voit pas. Seule une politique affranchie de ce clientélisme à toute épreuve pourrait être la solution, mais il faudait déjà prendre en compte que les Français ont besoin d'être apprivoisés, qu'il faut les préparer aux réformes et donc leur permettre de voir plus loin que leur satisfaction immédiate... Education sociale et pédagogie à la base de cette thérapie... Un réformateur qui croit au bien-fondé de ses réformes doit donc apprivoiser les Français. Le "comment" est la question. Une politique humaniste en est la réponse, à condition qu'elle soit à l'écoute, lucide et non soumise...

Nicolas, dessine-moi un mouton!

Recadrage

Je me souviens d'un de mes profs (cours sur les modèles et représentations des organisations), qui nous expliquait (c'était en 2003) que les entreprises qui n'avaient pas réussi à progresser en rejetant la cause sur les 35 heures souffraient tout simplement d'un problème d'organisation. Selon lui, les 35 heures étaient applicables dans n'importe quelle structure, à condition d'avoir anticipé de manière stratégique cette mise en place. J'avais émis quelques réserves... pour les PME dont les dirigeants ou membres des comités de direction sont au four et au moulin en permanence, polyvalents et hypersollicités, exerçant de nombreux métiers à la fois, il est difficile d'avoir une vision globale, qui permette réellement de mesurer les interactions et les conséquences des changements d'organisation. A moins de faire appel à des consultants, et donc de pouvoir les financer. Mais le temps a permis à ces dirigeants de prendre le recul nécessaire et de stabiliser les impacts des 35 heures, positifs et négatifs, d'autres n'ont pas réussi. La vision globale détermine la stratégie et la cohérence, puisqu'elle succède à la connaissance des fonctions et des interactions (entre les fonctions et vis à vis de l'environnement extérieur).

 

Stratégie et vision globale : si ce sont des mots clés de la réussite des entreprises, on pourrait apprécier que ce soit aussi les mots clés de la réussite d'une politique sociale...

 

A l'ordre du jour, nous avons donc une réforme qui escamote les acquis sociaux des 35 heures pour les cadres. Misère... j'avais 22 jours de RTT, que vont-ils devenir? (je sais... c'est juste pour faire jaser, je suis une grande privilégiée, je le reconnais)... La réponse est laissée à la libre appréciation de mon employeur... Mais on grogne quand même du côté des syndicats, pas mal aussi chez les cadres en général, en tout cas ceux qui sont au boulot aujourd'hui, parce que ceux qui sont en vacances n'ont peut-être pas tout suivi... (qu'ils en profitent... ce sont peut-être les dernières vacances...  je sais, j'exagère, mais entre le pouvoir d'achat qui exige la patience et la possibilté de perdre des congés, je suis confuse ).

 

Très bien, donc travaillons plus. Mais parallèlement, on nous concocte une petite réforme sur le stress au travail, c'est notre médecin national du travail qui s'en occupe, j'ai nommé... Xavier Bertrand! Et oui, il paraîtrait que le surmenage est cause de stress, qui est reconnu comme maladie professionnelle dans le sens où il occasionne quelques pathologies d'ordre physique et/ou psychique. Surtout chez les cadres. Surmenés les cadres... Travaillent trop... Et ils vont travailler plus, et donc permettre aux médecins du travail de travailler plus aussi. Tout est lié en fait. (parce qu'on en entend des choses sur les médecins du travail...).

 

Et  ce n'est pas tout! Quand on est dans la "démocratie sociale", comme dirait notre Hyperprésident, on s'occupe aussi de la progression de carrière! Donc une petite réforme sur la formation professionnelle se prépare aussi! Budget : 26 milliards d'Euros... Il est clair qu'il y a une véritable inégalité entre les grosses entreprises et les petites et moyennes en matière de formation, et grâce à la réforme, un peu d'équité devrait être rétablie... Objectif avoué (par Laurent Wauquiez) : progression de 5 à 10 % en termes d'accès à la formation pour les moins avantagées, soit une chance sur dix de pouvoir être formé. Dans le cadre de la rédaction de cette réforme, Christine Lagarde recommande de donner la priorité aux savoirs de base, pas aux cadres...

 

Ma question initiale était de savoir si la vision globale nécessaire à l'entreprise pour organiser les réformes en interne de manière cohérente était aussi une exigence de la politique sociale et de ses dirigeants...

 

Réponse dans les cahiers des charges des réformes en cours :

Les cadres sont surmenés, stressés, donc on va leur permettre de travailler plus, et de se reposer moins souvent, d'avoir moins de temps pour leurs loisirs qui peuvent leur servir d'aide à l'épanouissement et permettent l'aténuation du stress... Pas grave, il y a d'autres manières de s'épanouir dans le cadre de l'entreprise : grâce à la formation... mais les cadres ne sont pas prioritaires, de moins en moins, et pour peu qu'ils ne travaillent pas dans une grande multinationale qui permet un meilleur accès à la formation, il vaut mieux oublier.

 

Cadres, (particulièrement en PME), on ne se moquerait pas un peu de vous??? (c'est pas parce que soi-disant nous serions des privilégiés qu'il faut obligatoirement démarrer des réformes à contre-sens les unes par rapport aux autres).

 

Réponse donc à la question : pas de vision globale, plutôt une vision... hypermétrope. Ou alors c'est mon interprétation qui est une illusion d'optique.

 

Avant de retourner travailler et justifier l'octroi de mes RTT (...) je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire cette petite lettre ouverte du principal syndicat des cadres, la CFE-CGC, beaucoup d'humour pour mobiliser les cadres, mais pas tellement de concret, mais le MoDem y travaille :). (RDV donc pour les personnes militantes du MoDem intéressées à l'intérieur de la commission nationale "Social et Emploi")lettreouvertesarkozy22072008.pdf

23.07.2008

dans l'attente d'un débat sur la condition des détenus des prisons françaises

Nombre de places dans les prisons : 50 806 places

Nombre de détenus : 64 250

cf www.lemonde.fr  et communiqué du ministère de la justice : ici

 

Rachida Dati présentera à la rentrée son projet de loi pénitentiaire, sensé répondre aux problèmes provoqués par cette surpopulation.

Ce texte, s'appuyant sur les recommandations européennes, présentera une réforme liée à des objectifs fondamentaux dans le cadre du fonctionnement des prisons. Il abordera :

 

- les droits des détenus (en milieu fermé ou ouvert) et la prévention de la récidive.

- les missions du personnel des services pénitentiaires et leur encadrement juridique et professionnel.

 

Comme l'écrivait Marcel Aymé : "Les hommes appelés à en juger d'autres devraient avoir fait un stage de deux ou trois mois en prison" (La Tête des autres). Afin d'effectuer une visite virtuelle en prison, je vous invite à consulter le site de l'association Ban Public, créée en 1999, dont le but est "de favoriser la communication sur les problématiques de l’incarcération et de la détention, et d’aider à la réinsertion des personnes détenues."

le contenu du site : 
"Les informations disponibles en ligne touchent autant à la vie “ dedans ” que “ dehors ”. La ligne éditoriale privilégie le service (infos pratiques, guide forum, listes de diffusion) et l’information (veille, analyse, documentation). Les archives intègrent des documents aussi différents que des textes de lois, des rapports, des lettres, photos, dessins, articles, études, statistiques, liens hypertextes ou interviews, structurés par une base de données et coordonnés par un puissant moteur de recherche. L’accès à la totalité des contenus est gratuit."

 

Il s'agit de : http://www.prison.eu.org

 

 

21.07.2008

Ultima Verba

La réforme de la Constitution a donc été adoptée en ce jour estival où les priorités de la véritable majorité étaient plutôt accordées à la plage, le tour de France, les courses, les dossiers à terminer sur le bureau... Et pourtant, "c'est la démocratie qui a gagné" dixit Sarkozy...

Encore un peu moins de quatre ans avant de pouvoir prétendre proposer une nouvelle grande réforme, fondée peut-être davantage sur un projet de société tout entier, et sur un modèle plus représentatif de la population, et donc plus fédérateur et digne d'intérêt...

 

Détail des votes : ici  . Essentiellement des votes de parti (sauf pour le MoDem et les centristes, très divisés, si l'on compare sénat et assemblée nationale). Des votes qui représentent aussi et surtout un affrontement plus qu'une réelle représentation des attentes citoyennes; mais comment les cerner?

 

En attendant 2012, un peu de poésie dans ce monde de confusion... sans pousser la résistance jusqu'à l'exil, comme Victor Hugo en son temps, profitons du recul et de la distance vis à vis du pouvoir pour préparer... la suite, et dire non, tout simplement, en aspirant à une véritable liberté... de manière déterminée. De la poésie donc, parce que les mots et les idées sont à l'origine des vraies réformes...

 

Ultima Verba, in Les Châtiments

 

La conscience humaine est morte ; dans l’orgie,
Sur elle il s’accroupit ; ce cadavre lui plaît ;
Par moments, gai, vainqueur, la prunelle rougie,
Il se retourne et donne à la morte un soufflet.
 
La prostitution du juge est la ressource.
Les prêtres font frémir l’honnête homme éperdu ;
Dans le champ du potier ils déterrent la bourse ;
Sibour revend le Dieu que Judas a vendu.
 
Ils disent : — César règne, et le Dieu des armées
L’a fait son élu. Peuple, obéis, tu le dois !  -
Pendant qu’ils vont chantant, tenant leurs mains fermées,
On voit le sequin d’or qui passe entre leurs doigts.
 
Oh ! tant qu’on le verra trôner, ce gueux, ce prince,
Par le pape béni, monarque malandrin,
Dans une main le sceptre et dans l’autre la pince,
Charlemagne taillé par Satan dans Mandrin ;
 
Tant qu’il se vautrera, broyant dans ses mâchoires
Le serment, la vertu, l’honneur religieux,
Ivre, affreux, vomissant sa honte sur nos gloires ;
Tant qu’on verra cela sous le soleil des cieux ;
 
Quand même grandirait l’abjection publique
À ce point d’adorer l’exécrable trompeur ;
Quand même l’Angleterre et même l’Amérique
Diraient à l’exilé : — Va-t’en ! nous avons peur !
 
Quand même nous serions comme la feuille morte ;
Quand, pour plaire à César, on nous renierait tous ;
Quand le proscrit devrait s’enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;
 
Quand le désert, où Dieu contre l’homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;
 
Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !
 
Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit !
 
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.
 
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !
 
Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste,
Ô France ! France aimée et qu’on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !
 
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
 
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.
 
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !

Victor Hugo

18.07.2008

Il y a des colères justes, Monsieur Sarkozy!

Petite citation de Ségolène Royale en guise de titre... A l'époque, on assistait à une colère quelque peu démesurée d'une prétendante à la Présidence de la République (prétention au titre sans le contrôle des médias, des réseaux d'influences,...)

 

Aujourd'hui, comment ne pas être en colère devant ce nouveau scandale qui va faire date dans l'histoire de l'ère sarko-show? On a hâte d'entendre notre garde des sceaux à ce sujet... (et le ministre des finances, l'un ne va pas sans l'autre, à notre époque...) Comment est-ce possible qu'au mépris de la justice, M Bernard Tapie soit exaucé de tous ses "écarts" sur décision d'un tribunal arbitral?

 

Quelques questions troublantes s'appuyant sur des faits non moins troublants, que les lecteurs de Mediapart ou du Canard Enchaîné auront déjà pu lire dans des articles factuels mais indignés :

- Pourquoi une affaire, d'abord instruite par une procédure de justice normale, et notamment la Cour de Cassation, excusez du peu, serait-elle finalement confiée à une commission arbitrale?

- Pourquoi Jean Peyrelevade, l'ancien patron du Crédit Lyonnais n'a pas eu le droit d'être auditionné?

- Pourquoi les 3 arbitres de la commission ont-ils perçu 300 000 Euros chacun en tant que rémunération dans cette affaire?

- Pourquoi la peine infligée au CDR est-elle encore plus lourde que celle décidée par le jugement (cassé) de la cour d'appel?

 - Quelles sont exactement les relations entretenues par Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie, si l'on se réfère aux points suivants :

  • soutien en grandes pompes de Tapie à la candidature de Sarko en 2007.
  • Jean Sarkozy aussi bien grand comédien que grand politique (...) ne devait-il pas jouer la pièce Oscar de Philippe Hersen avec Sophie Tapie?
  • Stéphane Tapie, frère de Sophie, ne payerait pas son loyer de l'appartement de la Caisse des dépôts et des Consignations dans lequel il réside à... Neuilly.
  • Sans parler des accords de 1995 entre Tapie et Balladur, qui auraient favorisé la candidature du 1er à la Présidentielle pour faire du tort à Delors si celui-ci s'était lui-même présenté.

Il fait ce qu'il veut notre Président apparemment, comme si tous les événements s'enchaînaient parfaitement, de manière déterminée par une stratégie implacable, digne de l'Art de la guerre de Sun Tzu.

Extrait : article 7, de l'affrontement direct et indirect.

"Ainsi prenez une voie indirecte et divertissez l'ennemi en lui présentant le leurre (morceau de cuir rouge en forme d'oiseau auquel on attachait un appât pour faire revenir le faucon sur le poing); de cette façon vous pouvez vous mettre en route après lui, et arriver avant lui. Celui qui est capable de faire cela comprend l'approche directe et indirecte.

De plus: ne vous engagez jamais dans de petites actions que vous ne soyez sûr qu'elles tourneront à votre avantage, et encore ne le faites point si vous n'y êtes comme forcé, mais surtout gardez-vous bien de vous engager à une action générale si vous n'êtes comme assuré d'une victoire complète. Il est très dangereux d'avoir de la précipitation dans des cas semblables; une bataille risquée mal à propos peut vous perdre entièrement: le moins qu'il puisse vous arriver, si l'évènement en est douteux, ou que vous ne réussissiez qu'à demi, c'est de vous voir frustré de la plus grande partie de vos espérances, et de ne pouvoir parvenir à vos fins.

Avant que d'en venir à un combat définitif, il faut que vous l'ayez prévu, et que vous y soyez préparé depuis longtemps; ne comptez jamais sur le hasard dans tout ce que vous ferez en ce genre. Après que vous aurez résolu de livrer la bataille, et que les préparatifs en seront déjà faits, laissez en lieu de sûreté tout le bagage inutile, faites dépouiller vos gens de tout ce qui pourrait les embarasser ou les surcharger; de leurs armes mêmes, ne leur laissez que celles qu'ils peuvent porter aisément."

 

Reste à savoir quel combat est mené dans l'absolu, au nom de quels idéaux, ou terme plus a propos, au nom de quels résultats, objectifs?

L'Art de la guerre ne justifie pas nécessairement l'oubli de toute moralité, mais permet en tout cas au dirigeant qui suit ses préceptes d'asseoir son pouvoir de manière définitive. Tout stratagème n'a de valeur qu'en fonction du but qu'il s'est assigné et un bon stratège au service d'un projet de société éloigné des valeurs humanistes au profit des valeurs de possession matérielles comme preuve de pouvoir peut entraîner avec lui toute son armée sa société et ses citoyens dans une situation préoccupante...

 

En tout cas, François Bayrou, de nouveau, est énervé et s'interroge sur le sens de la protection de Tapie par Sarkozy. Il propose surtout, et là réside l'intérêt de son intervention par le rappel des fondements de la démocratie, "une commission d'enquête parlementaire" qui nous permettrait de comprendre par quel enchaînement de décisions on a pu remplacer la JUSTICE par des arbitres...

 

14.07.2008

A la recherche des déclarations et des textes de Geremek

Des hommages dans tous les journaux, dans toutes les institutions, pour célébrer le combat de toute une vie. Solidaire de cette émotion, je propose simplement, après une visite sur le web, quelques phrases, quelques textes, quelques déclarations de Monsieur Bronislaw Geremek. A découvrir, relire, revoir :

  

 

  • Geremek explique pourquoi il refuse de se soumettre à la loi de "lustration" : Coulisses de Bruxelles, UE de Jean Quatremer : ici

 

  •  
    •  Interview : "Je suis prêt à payer le prix de mes actes" : Cafe babel : ici

 

  •  
    • colloque : Trajectoire de l'Europe, unie dans la diversité depuis 50 ans : ici

 

  •  
    • Valeurs et identités de l'Europe : Paroles d'Européens : ici

 

  •  
    • vidéo  (RDV des Européens à Lille le 7 mai  2008 ) (source : Paroles d'Européens) :

 

Allons enfants de mes caprices

D'après l'AFP, Robert Ménard, de Reporters sans frontières, aurait "été interpellé alors qu'il voulait manifester contre la présence du président syrien". Il criait "Liberté en Syrie" en compagnie de quelques militants de RSF. L'objectif : se faire le porte-parole des défenseurs des journalistes et blogueurs emprisonnés en Syrie.

 

"On n'est pas contre la présence de Bachar al-Assad à Paris, mais contre le fait qu'il soit reçu à la tribune présidentielle" a déclaré Vincent Brossel, responsable du bureau Asie-Pacifique de RSF . "C'est quand même le 14 juillet, la prise de la Bastille symbole de la lutte contre l'autoritarisme et on retrouve un des pires dictateurs du Moyen Orient à la tribune célébré comme si c'était un démocrate", (cf. site tf1 lci)

 

 Certaines questions se posent chez les détracteurs de cet esprit révolutionnaire représenté par RSF en ce jour célébrant la fameuse prise de la bastille : on accuse certains Français d'être hors-sujet lorsqu'ils rappellent que les libertés individuelles sont bafouées dans les pays des invités à qui notre Président fait l'honneur d'offrir la tribune présidentielle. Bachar al Assad a affirmé hier : ""Je dois dire que c'est simplement un tapage politique, le 14 juillet a été instrumentalisé, ça a été un prétexte". Il demande par ailleurs aux Français "d'être objectifs et réalistes par rapport à ce qui se passe au Proche-Orient: est-ce que l'occupation des territoires fait partie des principes prônés par le 14 juillet?". Quels sont donc ces principes prônés par le 14 juillet 1789 sinon le rejet de l'absolutisme et des privilèges au profit de la liberté, de l'égalité, la nation souveraine dans l'universalité des citoyens exprimant la volonté générale? Pas si hors-sujet que ça, donc RSF. Plutôt même dans la mouvance de la commémoration.

 

Néanmoins, placée sous le signe de la paix et de la prospérité en mettant à l'honneur les Nations Unies, la célébration annuelle 2008 du 14 juillet insiste aussi sur d'autres objectifs, ceux des réconciliations, dont le thème était très présent la veille lors du lancement de l'Union pour la Méditérannée. Dialogue et coopération pour la paix, et pour une construction solidaire de partenariats fondamentaux pour tous les pays membres, les fondements de cette nouvelle vision des choses ont accompagné les invités de Sarkozy au défilé. Dans la déclaration commune des dirigeants présents hier figure bien "Les chefs d'Etat et de gouvernement soulignent qu'ils sont déterminés à renforcer la démocratie et le pluralisme politique par le développement de la participation à la vie politique et l'adhésion à l'ensemble des droits de l'Homme et des libertés fondamentales". (cf Relatio-Europe).On pourrait donc (naïvement) imaginer finalement demander aussi à nos visiteurs d'avoir une vision objective par rapport à ce qui se passe au Proche-Orient, et notamment en matière de liberté de la presse et de liberté tout court. Tout est donc fondamentalement lié en ce jour...

Mais ne comptons pas sur notre Président pour ce genre de discussion, d'ailleurs... pas de grâce présidentielle ne sera accordée... na.

Qui s'inspire de qui à la tribune Présidentielle? Non il ne faut rien exagérer et partir dans une autre forme de déformation des débats. Certes, mais on enferme beaucoup ces derniers temps, et on tient enfermé. Sauf Ingrid, dont on célèbre l'heureuse libération et le retour à la liberté et à sa... révolution.

 

 Mediapart s'est amusé un peu aujourd'hui, ironisant sur les raisons d'être des festivités du 14 juillet,  en publiant cette partition de l'hymne national lors du Second Empire (époque de Louis Napoléon Bonaparte, dit Napoléon le Petit, d'après Victor Hugo, comme le rappelait Médiapart cette semaine); je vais m'amuser aussi en y ajoutant un petit couplet :

couplet 4 : (imaginaire, plus de 150 ans plus tard) :

Il trace des réformes

Les impos' sans douceur

Dans un langage hors norme

Méprisant les censeurs

Communique à la pelle

Partout il est présent

Carla est la plus belle

Il se croit très vaillant.

 

 

09.07.2008

Belle journée test!

Ci-dessous le compte rendu de la Première Journée Démocrate bas-rhinoise, à l'attention de tous les adhérents bas-rhinois.
                                                                                                                                       

Une Journée Démocrate est une manifestation représentative de ce que l'on est en mesure d'attendre de l'exercice d'une démocratie vivante et qui implique les adhérents. Un thème, des objectifs et un compte-rendu, telles sont les modalités organisationnelles d'une telle journée, expression de tous les participants et respect de l'autre en sont les critères de réussite!


Et Ambition Démocrate se réjouit d'avoir réussi ce pari, qu'ont déjà tenté avec succès d'autres équipes telles que celle de Marielle de Sarnez à Paris, qui avait organisé ce type de journée le 1er juin dans le cadre de la rédaction du Réglement Intérieur Départemental.
Sur ce modèle, nous avons donc fixé le thème de la journée :
                                                                                                                                        
"Du Centre au Projet Démocrate"
                                                                                                                                       
Pourquoi ce titre?

- Il s'agit tout d'abord du titre d'un article de F Bayrou publié dans la revue Commentaires et remis aux adhérents présents lors du Congrès Fondateur du Mouvement Démocrate à Villepinte, et  rappelant le projet qui est celui du MoDem: dépasser le clivage droite gauche non plus en se référant au CENTRE, parce que se situer géométriquement par rapport aux autres partis leur donnent trop d'importance tout en créant de l'ambiguïté sur notre positionnement. Ce qu'il faut prendre en compte dorénavant dans le positionnement, c'est le projet démocrate et une  vision humaniste de la société, ce qui ne renie pas notre héritage centriste.
- Tenant compte de l'histoire de notre parti en Alsace, il s'agit de comprendre et de mettre en œuvre cette transition entre un projet centriste et un projet démocrate, dans le respect des différents parcours militants, et dans la perspective des prochaines échéances et des futurs débats sur lesquels il faudra nous positionner localement!

4 ateliers thématiques ont permis de traiter ce thème ambitieux, animés par des groupes de travail studieux et enthousiastes :

- Deux d'entre eux étaient tournés vers l'interne, et concernaient l'organisation du Mouvement Démocrate :
·         l'accueil des adhérents
·         la démocratie interne
- Les deux autres plutôt tournés vers l'externe, réaffirment les valeurs et ambitions du projet démocrate :
·         la communication externe
·         le projet politique
En synthèse, les points suivants ont été mis en valeur :

- La nécessité d'avoir une organisation solide et cadrée, et de la respecter dans tout au long de la vie du Mouvement Départemental : livret d'accueil, référentiel de compétences, respect des statuts, réglement intérieur et chartes, la nécessité d'une commission de communication,  sont des idées qui ont été ainsi développées à travers les différents ateliers.

- Un réel besoin de redéfinir les termes "démocrate", "démocratie" et "mouvement" afin d'éclaircir l'identité de notre projet, car la confusion entraîne aussi des actes qui sont loin des valeurs qu'ils prônent : ainsi, un état des lieux est nécessaire pour savoir d'où l'on part et constater nos forces et nos faiblesses, et la défense de nos valeurs doit s'imposer dans nos projets et notre communication : l'homme au centre du projet, les droits de l'homme, le développement durable, une Europe sociale et culturelle,...

- Il faut faire vivre le Mouvement Départemental en permettant la rencontre d'adhérents, mais aussi en les associant à l'actualité et aux décisions, et surtout en organisant les débats qui ne doivent pas éviter les sujets polémiques, mais reposer sur les idées et sur l'éclaircissement des positionnements.
Les questions du leadership et des ambitions personnelles sont également à prendre en compte, puisqu'elles dessinent les perspectives de représentation du MoDem lors des prochaines échéances.
                                                                                                                                    
Vous retrouverez le détail des contributions des participants à l'intérieur du document ci-joint, qui a été projeté en deuxième partie de journée afin d'animer le débat et de permettre aux militants de découvrir les travaux auxquels ils n'avaient pas participé. CR_JOURNEE_DEMOCRATE_06_juillet_2008[1].pdf

Ce que nous retiendrons de cette journée :

- Faire participer les adhérents à un travail qui aboutit à de véritables propositions à soumettre à l'exécutif (bureau et Présidence) , c'est possible, et c'est une des garanties d'une organisation démocratique

- Il est recommandé d'organiser ce type de journée pour tout projet nécessitant un vrai travail de fond concernant le Mouvement Départemental dans son ensemble, comme par exemple la rédaction du Réglement Intérieur Départemental bas-rhinois qui sera une adaptation du RI type grâce auquel nous allons pouvoir nous organiser provisoirement.

- On peut imaginer réunir tous les adhérents volontaires d'un département entier, car l'organisation en ateliers et groupes de travail permet une participation illimitée, à condition qu'elle soit bien encadrée par des animateurs (1 par atelier) et des rapporteurs/secrétaires (1 par groupe de travail). Fixer un thème, des objectifs, et travailler sur une synthèse en fin de journée devront demeurer les règles de fonctionnement : ainsi, les travaux des militants et surtout leurs idées pourront enfin s'exprimer et attirer l'attention.

Il s'agissait d'un test, nous estimons qu'il fut crédible et adapté à une volonté exprimée régulièrement par les militants rencontrés lors des différentes réunions de section auxquelles nous avons participé jusqu'à présent dans le Bas-Rhin.

NB : Nous précisons que le compte-rendu décrit un travail militant fidèle aux contributions de cette journée- test, et n'est pas le projet d'Ambition Démocrate! Les idées que nous vous avons déjà présentées, telles que celle des ateliers, s'appuient sur nos réflexions et travaux à l'intérieur de notre groupe.
Mais nous saurons tenir compte des différentes idées émises et les soumettrons au débat à l'intérieur de notre équipe pour compléter notre projet sur des questions que nous n'aurions pas abordées, ou que nous aurions traitées de manière différente.
Sincèrement,
Ambition Démocrate

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