13.08.2008

badaboum...

Qui en a entendu parler avant aujourd'hui?... Et pourtant, tout s'est passé le 7 août, il y a 6 jours, au Parlement Européen de Strasbourg... :

 

 

 

Malfaçons? Il se murmurerait que les travaux d'élargissement de l'édifice auraient fragilisé le bâtiment (source : France Info). Un nouvel argument tout trouvé pour les adversaires de Strasbourg comme emplacement unique du siège du PE! Donc... chut!

28.07.2008

L'orientation scolaire n'est pas que scolaire

L'orientation scolaire détermine souvent la réussite professionnelle ultérieure, même si d'autres paramètres interviennent nécessairement dans la vie d'adulte et dans l'exercice du métier et qui peuvent aboutir à des orientations non prévues et tout autant déterminantes. Les parents ont souvent tendance à confier à l'école cette responsabilité, tout en s'impliquant à la mesure de leurs connaissances et des projets nourris pour leurs enfants, comme le prouvent les statistiques qui révèlent des constantes : les enfants de cadres ou d'enseignants réussissent davantage leur accès au baccalauréat général et aux études supérieures que les enfants d'ouvriers et de parents sans emploi.
 
Les constats sont les mêmes depuis des décennies, et la montée du chômage ainsi que les contraintes qui pèsent sur la flexibilité de l'emploi et la nécessité de se montrer capable de changer de carrière, mettent en valeur l'impératif absolu de changement dans la construction du devenir scolaire des élèves.
 
Le Haut Conseil de l'Education vient de publier son rapport 2008, intitulé L'orientation scolaire, (ici) sensé servir de diagnostic et donc de base à des réformes dans l'Education Nationale, dont on parle depuis si longtemps. En effet,le Conseil Européen en 2000 avait entériné la décision relative à un grand projet pour l'Europe : en faire la "société de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d'ici 2010". L'orientation scolaire est mal coordonnée dans toute l'Europe et nécessite donc une réforme en profondeur adaptée aux objectifs fixés.
 
Ce rapport ne nous apprend rien de nouveau quant à l'état des lieux, d'une orientation qui trie les élèves en excluant des filières générales les moins doués pour les savoirs abstraits (rendant les filières professionnelles attractives seulement par défaut), à l'inadéquation entre l'orientation et l'offre professionnelle en général.
 
Remèdes proposés comme axes de réflexion :
les Régions devraient prendre en charge la coordination de cette orientation scolaire en s'appuyant sur différents axes de développement de cette activité :


- la prise en charge de l'accueil et de l'information : alors que l'Etat poursuit sa mission interministérielle de définition de cartes scolaires et de filières selon les besoins réels détectés sur le territoire, la Région relaie cette information auprès des familles, et s'occupe de fournir les ressources et d'animer ces services. Ce qui remet en cause le bien-fondé de l'existence de toutes les structures existantes (le CIO, les MGI, les missions locales, l'ONISEP, etc etc), qui ont du mal à se différencier aux yeux du grand public.


- le conseiller en orientation, actuellement nommé conseiller d'orientation psychologue, ne bénéficie pas réellement d'encadrement, ni d'objectifs, et effectue donc des missions la plupart du temps de manière arbitraire même si son implication et son dévouement ne sont pas remis en cause. Si les directeurs de CIO relevaient des régions et coordonnaient les actions des conseillers d'orientation, on pourrait imaginer la possibilité de définir une réelle complémentarité des différentes compétences et une cohésion dans l'action, ainsi qu'une cohérence vis à vis des besoins et des attentes, aussi bien celles des familles que celles du marché du travail.


- les professeurs devraient aussi davantage être impliqués, sur la base du volontariat, afin d'assister les conseillers d'orientations grâce à une mission de "professeur référent" (suite à formation), chargé d'accompagner un certain nombre d'élèves dans un contexte complémentaire.


- l'éducation à l'orientation, fondamentale afin d'éviter les stéréotypes et les automatismes souvent générateurs de choix par défaut devrait devenir un moteur de l'orientation scolaire. Construire son projet professionnel plutot que se laisser influencer par manque de connaissance devrait être un comportement normal d'élève; les documentalistes ont là leur rôle à jouer.

 

 

En guise de commentaire, je dirais que je trouve que l'idée de renforcer la proximité dans la détermination de la cohérence et de la cohésion du parcours scolaire des élèves ne peut qu'être bénéfique pour répondre ponctuellement aux attentes des familles et des écoles, collèges, lycées.

Parallèlement, on fait référence au début du diagnostic à un projet européen qui va concerner tous les pays membres, ayant pour but de renforcer l'attractivité du système scolaire et éducatif européen. Or dans le rapport du Haut Conseil de l'Education, on ne mentionne plus du tout le projet initial dans les conclusions. S'il doit s'agir d'une réelle politique d'éducation européenne, la proximité renforcée n'apportera pas de réponse suffisante. Quid des échanges interrégionaux, des solutions de mise en oeuvre reposant sur un budget cohérent, et surtout de la coopération transfrontalière et paneuropéenne? L'apprentissage des langues vivantes s'accompagne souvent d'échanges scolaires dans les pays concernés; ne pourrait-on pas imaginer des échanges d'autres types entre personnel de l'éducation nationale, et de fonctionnaires attachés aux régions? Des décisions parcellaires, nationales ou régionales isolées ne peuvent conduire à la réussite de cet objectif beaucoup plus global.

 

D'autre part, la formation scolaire ne suffit pas, et c'est une réelle préparation à la vie professionnelle qu'il faut envisager, incluant la prise de conscience que la formation continue après l'école, que le marché flexible dans lequel l'élève doit se préparer à évoluer est un monde qui va l'obliger à revenir régulièrement se former, qu'il s'agisse de savoirs de base, de connaissances métiers, ou de domaines d'approfondissement de ses propres compétences. L'orientation scolaire devrait prendre en compte cette nécessité de se préparer sans cesse à des réorientations et à une ouverture vis à vis des opportunités et des menaces d'une carrière; et c'est là que l'éducation à l'orientation prend tout son sens, mais les acteurs mentionnés dans le rapport ne suffisent pas. Un lien renforcé avec le monde de l'entreprise et des différents secteurs s'impose, et je crois qu'on le répète aussi depuis..... (à mon époque déjà, ;), il sagissait d'une évidence).

24.07.2008

Monsieur Sarkozy, dessine-moi un mouton

"Dans les grandes transformations sociales, les résistances individuelles, honorables pour les caractères, sont impuissantes contre les faits". Chateaubriand.

 

S'interrogeant sur l'impuissance française à réussir ses réformes sans heurts et sans psychodrame, Lionel Steinmann, journaliste au journal les Echos, a écrit un article dans le mensuel Enjeux les Echos du mois de juillet, intitulé "Le style des politiques conditionne les réformes". Quelle approche choisir, comment trouver les mots justes et les méthodes appropriées, entre la tendance participative et consensuelle, ou au contraire le passage en force?

 A travers la considération de 5 méthodes possibles, il dresse quelques constats :

  1. la manière forte : le modèle de Margaret Thatcher n'a pas été forcément le plus convaincant, même si les réformes déployées avec elle ont permis une réelle transformation en matière d'économie. Alain Juppé (sécu, retraites), Martine Aubry (35h), Dominique de Villepin (CPE), testant ces méthodes, ont dû affronter les courroux et payer les conséquences de cet excès de zèle, on n'accepte pas en France "le complexe de supériorité de la haute fonction publique".
  2. le consensus : les modèles prédominants dans cette optique sont le Danemark, la Suède, les Pays-Bas. Les accords sont trouvés à l'issue des négociations préalables, mais c'est plutôt rare en France, et on ne retrouve pas ce mode opératoire dans des réformes en profondeur, mais uniquement dans le cas de points précis, dans un détail. On n'aboutit dans ce contexte qu'à "des réformettes";
  3. le "respect"  des contraintes de l'Europe : on va se cacher derrière le prétexte du diktat bruxellois afin de faire apparaître le caractère inéluctable des réformes et de se déresponsabiliser au maximum du poids de ces transformations peu populaires... pas étonnant que l'Europe ne soit pas un sujet d'intérêt pour nos concitoyens puisqu'on lui attribue les torts provoqués par la dérégulation du marché de l'énergie, l'ouverture à la concurrence des télécoms, les contraintes financières liées à la limitation des déficits budgétaires...
  4. la frénésie qui consiste à tout mener de front : afin de mettre fin à l'immobilisme, on entreprend de multiples réformes de manière simultanée... on avance mais on atteint un réel manque de lisibilité, on oublie les avancées et on prend le risque de perdre de la cohérence. Inutile d'aller chercher des exemples bien loin, observons ce qui se passe en ce moment : retraites et régimes spéciaux, service minimum dans les transports, constitution, justice, la liste est longue. Comment faire un bilan sérieux et voir clair dans tous ces mouvements, évaluer ce qui fonctionne ou pas?
  5. la suppression des avantages acquis, qui pour certains, "entravent le bon fonctionnement de l'économie". Il s'agit d'une théorie défendue par les économistes Jacques Delpha et Charles Wiplosz. Bien entendu, il faut dédommager tous les perdants dans ces décisions. On a pu effectuer un test de cette méthode en France avec les chauffeurs de taxi, lorsqu'on a souhaité libéraliser leur secteur d'activité : mais le dédommagement oblige aussi l'Etat à financer les emprunts des artisans taxis. Vu l'état des comptes publics, Bercy refuse. Même si cette solution est génératrice de nouveaux emplois, et que le client rembourse lui-même l'emprunt.

 

Pffff. Des méthodes séduisantes sont décrites dans l'article de Enjeux, mais... en France, ça ne marche pas. La stratégie gagnant-gagnant n'est pas à la base des négociations on reste dans l'affrontement des camps. Parce qu'on est incapable de dépasser les clivages des intérêts immédiats et des voix à gagner pour les prochaines élections, des adhésions à faire rentrer à l'intérieur des organisations syndicales, de la médiatisation suscitée par les opportinismes de prises de positions démagogues..., on en est réduit à l'immobilisme ou au passage masqué.

L'intérêt général et la santé à long terme, on les ignore, on ne les voit pas. Seule une politique affranchie de ce clientélisme à toute épreuve pourrait être la solution, mais il faudait déjà prendre en compte que les Français ont besoin d'être apprivoisés, qu'il faut les préparer aux réformes et donc leur permettre de voir plus loin que leur satisfaction immédiate... Education sociale et pédagogie à la base de cette thérapie... Un réformateur qui croit au bien-fondé de ses réformes doit donc apprivoiser les Français. Le "comment" est la question. Une politique humaniste en est la réponse, à condition qu'elle soit à l'écoute, lucide et non soumise...

Nicolas, dessine-moi un mouton!

14.07.2008

A la recherche des déclarations et des textes de Geremek

Des hommages dans tous les journaux, dans toutes les institutions, pour célébrer le combat de toute une vie. Solidaire de cette émotion, je propose simplement, après une visite sur le web, quelques phrases, quelques textes, quelques déclarations de Monsieur Bronislaw Geremek. A découvrir, relire, revoir :

  

 

  • Geremek explique pourquoi il refuse de se soumettre à la loi de "lustration" : Coulisses de Bruxelles, UE de Jean Quatremer : ici

 

  •  
    •  Interview : "Je suis prêt à payer le prix de mes actes" : Cafe babel : ici

 

  •  
    • colloque : Trajectoire de l'Europe, unie dans la diversité depuis 50 ans : ici

 

  •  
    • Valeurs et identités de l'Europe : Paroles d'Européens : ici

 

  •  
    • vidéo  (RDV des Européens à Lille le 7 mai  2008 ) (source : Paroles d'Européens) :

 

13.07.2008

message de l'UNICEF

UNICEF :

"Mineurs isolés étrangers

Appel pour un véritable statut juridique

 

 

Alors que la France accède à la présidence européenne et que la question de l'immigration suscite un intense travail législatif au sein de l'Union, nous, acteurs engagés dans la défense des droits de l'enfant, lançons un appel solennel aux autorités françaises au sujet de la situation des mineurs isolés étrangers.

Au-delà des débats brûlants autour des politiques de régulation des flux migratoires, nous demandons que ces enfants bénéficient d’un statut juridique leur conférant une protection adaptée.

Seuls, déracinés, privés de l’attention d’un adulte, menacés par toutes les formes de violence, d'abus et d'exploitation, leur protection relève de la responsabilité des autorités de notre pays et, plus largement, des Etats de l’Union. La précarité de leur situation de mineurs isolés doit évidemment primer sur leur condition d'étranger. Il en va du respect de la Convention des droits de l'enfant (CIDE), comme des engagements pris par la France (1) et par tous les Etats signataires de ce traité international (2).

La situation actuelle des mineurs isolés étrangers ne peut perdurer : inacceptable pour ceux qui ne sont pas admis sur le territoire (alors que leur situation l’exigerait aux yeux de la CIDE) et à bien des égards insatisfaisante pour ceux qui sont légalement accueillis dans le pays.

Les premiers sont renvoyés dès leur arrivée par les voies aéroportuaires ou placés en zone d’attente comme les adultes, aucune procédure particulière n’étant définie pour les mineurs. Le refoulement, trop systématique, s’effectue en direction du dernier pays de provenance du jeune qui n’est pas, bien souvent, son pays d’origine.

Ceux qui parviennent à passer entre les mailles du filet demeurent sur le territoire, clandestinement, en errance, vulnérables à l’extrême, proies faciles des trafiquants et des réseaux de prostitution ou de travail clandestin. La réalité de ces dangers reste sous-estimée par les autorités en charge de la protection de l’enfance.

La prise en charge des seconds, écartelée entre la législation relative à la protection de l’enfance et celle sur le séjour et l’entrée des étrangers en France, prend trop peu en compte la situation particulière de ces enfants : absence de tutelle et de représentation légale, insuffisance de l’assistance juridique, absence d’accompagnement psychologique adapté à un parcours parfois traumatisant, inadéquation des dispositifs éducatifs, manque de formation spécifique des travailleurs sociaux...

La rétention des mineurs non accompagnés en zone d’attente (3), la désignation tardive et les moyens insuffisants des administrateurs ad hoc, l’incertitude sur leur âge et leur état de minorité par manque de fiabilité des méthodes actuelles de détermination de l’âge, l’incohérence des procédures dans l’étude des demandes d’asile et le caractère approximatif de leur prise en charge imposent une réflexion globale et un changement radical d’attitude.

De plus, ces jeunes sont mobiles et interpellent ainsi l’ensemble des pays de l’Union. Pourtant, hormis celles, notables, du Conseil de l’Europe, aucune initiative européenne concrète n’a été prise pour apporter une réponse à la hauteur des parcours complexes, voire des drames vécus par ces mineurs. La directive, dite « directive retour », votée au Parlement européen le 18 juin dernier, loin d’apporter une quelconque garantie de protection, vise à intensifier leur expulsion et autorise leur détention en zone d’attente pendant la même durée que les adultes.

Face à cette situation indigne de notre pays, et contraire au devoir de protection qui lui incombe, nous appelons instamment les autorités françaises :

  • à promouvoir un principe de non refoulement aux frontières de l’Europe et à cesser de recourir à l’enfermement des mineurs isolés étrangers en zone d’attente (en instaurant par exemple des lieux d’accueil et d’orientation qui proposeront un accompagnement adapté par des professionnels
    spécialisés de l’enfance) ;

  • à faire la promotion, à l’échelle européenne, d’une véritable politique de protection ainsi que d’un statut juridique spécifique pour ces mineurs qui encadrerait leur accueil et leur suivi pour une protection maximale et une équité de traitement sur l’ensemble du territoire européen, prenant appui sur la Convention internationale des droits de l’enfant et sur les positions du Conseil de l’Europe.

La France dispose, aujourd’hui, d’une occasion unique de faire bouger les lignes sur cette question. De notre point de vue d’experts et de praticiens, ces deux dispositions sont envisageables si elles bénéficient d’un fort soutien. Il serait tout à l’honneur de la France d’en être le promoteur.

A l’inverse, nous estimerions profondément condamnable que ces mineurs soient les victimes des crispations politiques autour de la question de l’immigration.

(1) La France a ratifié la CIDE en 1990
(2) 192 pays sont signataires de la CIDE
(3)  Cela a valu à la France de très nombreuses critiques, dont celles du Comité des droits de l’enfant
des Nations unies. "
POUR SIGNER CET APPEL  : ici

09.07.2008

l'été à Strasbourg!

Dans le cadre des animations estivales proposées aux Strasbourgeois et aux touristes chaque année, Strasbourg nous invite cette année à un petit voyage à travers l'Europe sur la place Kléber.

Communiqué de la mairie de Strasbourg :

L’Europe en direct

Tous les soirs de l’été, à la tombée de la nuit, du mercredi au dimanche, les visiteurs de la Place Kléber embarqueront pour un voyage européen, à la fois réel, virtuel, musical et interactif.

Strasbourg, au cœur de l’Europe, la Place Kléber au cœur de Strasbourg !
Imaginons qu’aux 4 points cardinaux de la Place Kléber, au-delà des immeubles qui la cernent, il y a une terre qui s’éveille.

  • Au Nord, au-delà de l’Aubette, les bataves, la Scandinavie
  • Au Sud, les pays du soleil de la Lusitanie à la Grèce
  • A l’Est, les fondateurs allemands et les pays de la nouvelle Europe
  • A l’Ouest, les anglo-saxons

En s’appuyant sur les langues européennes, l’histoire des pays, leur patrimoine, leur culture, Strasbourg exprime par l’image et le sensible, sa place centrale au cœur de l’Europe.
Des touches légères qui soulignent la richesse des différences, et la force d’une identité commune.

Le spectateur est au centre d’un dispositif multisensoriel inédit, entouré de projecteurs « luminographiques » sur 360 °.
La place et ses abords deviennent des acteurs à part entière de la représentation et sont pleinement intégrés dans l’alchimie de la technique à travers l’éclairage et les jets d’eau.
L’ensemble des bâtiments vient s’effacer sous le jeu des projecteurs qui épousent les détails architecturaux. La Place Kléber se transforme chaque soir en une improbable « Rose des vents » qui insuffle sur chaque pan de ses façades de fabuleux panoramiques évoquant l’Europe.
Différentes capitales européennes s’invitent sur les reliefs du site, relayées par des duplex en liaison directe (via des webcams installées dans les lieux emblématiques de ces villes).
Des artistes vivants (danseurs, acrobates, chanteurs) interagissent avec le public et les images projetées. D’incroyables échanges et dialogues virtuels s’engagent.

 

L'Europe en Direct

Lieu : Place Kléber

Place Kléber . Du 16 juillet au 31 août

 

 

 le programme des animations estivales : ici

28.06.2008

Universités d'été de la Démocratie à Strasbourg, du 30 juin au 4 juillet

Communiqué de presse du Conseil de l'Europe :

Conseil de l'Europe : début de l’Université d'été de la démocratie la semaine prochaine

Strasbourg, 23.06.2008 – « Gouvernance, pouvoir et démocratie », tel est l’un des principaux thèmes de la troisième Université d'été de la démocratie organisée par le Conseil de l'Europe à Strasbourg du 30 juin au 4 juillet.

La manifestation rassemblera plus de 600 participants d'écoles d'études politiques de 16 pays européens.

Elle sera ouverte par Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe le lundi 30 juin à 9 h 30. Filip Vujanovic, Président de la République du Monténégro, devrait prononcer un discours d'ouverture.

Roland Ries, Maire de Strasbourg, Göran Lindblad, Vice-président de l'Assemblée parlementaire (APCE), et Meglena Kuneva, Commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs, figurent au nombre des principaux orateurs de la séance d'ouverture.

La session de cinq jours comportera un ensemble de conférences et ateliers à thèmes qu’organiseront et animeront quelque 75 experts, spécialistes de la démocratie, des affaires internationales, de la société civile et des médias ainsi que des personnalités internationales comme Kim Campbell, ancien Premier ministre canadien, Egor Gaydar, ancien Premier ministre de la Fédération de Russie, Stanislau Shushkevich, ancien président de la République du Bélarus, Ivan Vejvoda, directeur exécutif de la Fondation balkanique pour la démocratie, et le Président du Congrès du Conseil de l’Europe, Yavuz Mildon.

Jean-Paul Costa, Président de la Cour européenne des droits de l'homme, et Andreas Gross, Vice-président de l'APCE, participeront le vendredi 4 juillet à la séance de clôture au cours de laquelle doit être adoptée une déclaration finale.

Le même jour est prévu également le lancement officiel de l'association européenne des écoles d'études politiques avec la participation de Catherine Lalumière, ancienne Secrétaire Générale du Conseil de l'Europe.

Les séances plénières et les conférences thématiques sont ouvertes à la presse, contrairement aux ateliers et aux réunions à la Cour.

Un point presse sera donné par Jean-Louis Laurens, Directeur général des Affaires politiques du Conseil de l'Europe, le mardi 24 juin à 15 heures (salle 17, rez-de-chaussée du Palais de l'Europe, derrière le kiosque à journaux, près du distributeur).

Pour en savoir plus :

programme : prog_schools_fr.doc

fiche d'information : FS_schools_fr.doc

et surtout : l'article de DANIEL RIOT sur RELATIO EUROPE : ici

18.06.2008

Vous n'êtes pas les bienvenus...

"Bienheureuse la ville qui a reçu cet homme en son sein, bien ingrate si elle l'a chassé, bien misérable si elle l'a perdu!" Cicéron, Pro Milone.
 
"Nous avons été chassés du Paradis, mais le Paradis n'a pas été détruit pour cela. Cette expulsion en quelque sorte est une chance, car si nous n'en avions pas été chassés, le Paradis aurait dû être détruit". Franz Kafka, Journal intime.

 

 Champ lexical de l'expulsion, de l'exclusion.

 

Malgré les voix des associations, des ONG, des représentants de pays du Sud  (comme Evo Morales), malgré les protestations, les manifestations, malgré Michel Rocard, malgré Jacques Delors, la majorité a tranché (307 voix pour, 206 contre et 109 abstentions) : la "chasse aux clandestins" est lancée en Europe... et adoptée par le Parlement Européen.

Extrait article Mediapart : " Sur 493 millions d'habitants, dont 20 millions d'étrangers, l'Europe compterait entre 4,5 et 8 millions de sans-papiers (contre 12 millions aux Etats-Unis), selon les estimations de la Commission européenne. Ce chiffre augmenterait de 350.000 à 500.000 personnes chaque année.

En préparation depuis trois ans, ce texte, appelé «directive retour», fragilise un peu plus cette population. Il prévoit qu'un sans-papiers puisse être retenu pendant une période de dix-huit mois (au maximum) dans un centre de rétention avant son expulsion. Une fois retourné dans son pays d'origine, il sera interdit de territoire européen pendant au moins cinq ans (davantage s'il représente une menace «sérieuse» pour la sécurité publique).

Les enfants et les familles se verront proposer des alternatives à la rétention, mais en dernier ressort, ils pourront être expulsés. Les mineurs non accompagnés ne seront pas non plus protégés.

Alors que 201.870 étrangers ont fait l'objet d'un renvoi d'un des Etats membres en 2006, cette directive s'inscrit dans la tendance, réactivée depuis le 11 septembre 2001, à la multiplication des contrôles et au développement des murs (comme les barbelés de Ceuta et Melilla, séparant le Maroc de ces enclaves espagnoles) et des camps, [...]."

 

Paradoxe : d'un côté on plebiscite l'ouverture des frontières en faveur d'un rééquilibrage de la démographie et aussi pour palier les besoins de main d'oeuvre, et de l'autre on ferme les portes aux indésirables. Va-t-on parallèlement créer une structure de recrutement avec des critères permettant de choisir ceux qui peuvent prétendre entrer et rester en Europe, et ceux qui sont isolés en camp de rétention et renvoyés dans leur pays d'origine? Il y a ce que Michel Foucault nommait les citoyens légitimes, et les illégitimes, selon la volonté arbitraire de la puissance souveraine, qui consiste à stigmatiser certains individus, certaines personnes. Une réflexion sur l'intégration serait un préalable à la définition des critères d'inclusion et d'exclusion, ce qui présupposerait néanmoins l'existence d'une culture europénne de référence. Dans un espace politique vide, la délibération n'a pas lieu d'être, et la citoyenneté démocratique ne peut être qu'instrumentalisée à la tendance du moment. Et si cette tendance est à la peur, au doute, le repli identitaire n'est jamais loin, et la différence de l'autre est reconnue comme une menace, sauf si la place de cet autre est prédéterminée et reconnue par la tendance comme d'utilité publique... (si cet autre est appelé..)

 

Pour terminer, quelques mots d'Aimé Césaire, tirés de Cahier d'un retour au pays natal

"Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »"

14.06.2008

Le non irlandais : lux?

Alors que nos journaux nationaux et régionaux font semblant de s'émouvoir de la victoire du non lors du référendum sur le traité de Lisbonne, reprenant les déclarations des gouvernants nationaux dans les différents pays d'Europe, il est de plus en plus clair aujourd'hui que la désinformation des citoyens et que l'absence de concertation et de prise en compte des enjeux du quotidien des Européens conduisent au non respect du destin initial de l'Union Européenne.

 

Commentant cet événement, Alain Lamassoure, secrétaire national de l'UMP chargé de l'Europe déclare (cf. site de l'UMP) que la Présidence française de l'UE ne devrait pas être handicapée par ce vote car ses projets sont indépendants de la ratification du traité... (à quoi servent donc les institutions...?); il souligne un engagement fort à faire en sorte que l'Europe des citoyens et l'Europe sociale soient au centre des préoccupations du Conseil européen, qui lui-même doit répondre aux problèmes concrets des citoyens. Comment? En faisant confiance à Sarkozy, comme le rappelle Frédéric Lefebvre, ... Ce qui nécessite que le Président français soit capable de tirer des leçons de ces réactions irlandaises, proches de celles des Français et des Néerlandais de 2005...

 

François Bayrou quant à lui, plebiscite un "texte court, simple, lisible et compréhensible par tout le monde" afin de cicatriser la "rupture qu'il y a entre les peuples et les institutions". Il souhaite qu'on prenne acte de cette rupture  en apportant une réponse politique, qui consiste en la prise en compte de l'"exigence pour les citoyens d'être maîtres de leur destin".

 

Le destin de l'UE est entre les mains de la démocratie, vocation que l'on pourrait qualifier de romantique, qui balance entre l'effondrement tragique, les évolutions et mutations trop rapides et inaccessibles d'un côté, et la foi et la confiance en un monde nouveau et exalté, dans lequel le bonheur se conquiet par le progrès et la liberté. Réconcilier les Européens avec l'Europe, c'est bien entendu la base de tous les projets futurs... Les écouter parler de leur craintes, leurs besoins et leurs espoirs... et leur répondre.

 

Extrait de Lux (in Les Châtiments) de Victor Hugo, poème qui marque dans son euvre la transition entre la dénonciation du mal et la célébration du triomphe du bien.

[...]

II

Fêtes dans les cités, fêtes dans les campagnes !
Les cieux n'ont plus d'enfers, les lois n'ont plus de bagnes.
Où donc est l'échafaud ? ce monstre a disparu.
Tout renaît. Le bonheur de chacun est accru
De la félicité des nations entières.
Plus de soldats l'épée au poing, plus de frontières,
Plus de fisc, plus de glaive ayant forme de croix.
L'Europe en rougissant dit : - quoi ! j'avais des rois !
Et l'Amérique dit : - quoi ! j'avais des esclaves !
Science, art, poésie, ont dissous les entraves
De tout le genre humain. Où sont les maux soufferts ?...
Les libres pieds de l'homme ont oublié les fers
Tout l'univers n'est plus qu'une famille unie.
Le saint labeur de tous se fond en harmonie ;
Et la Société, qui d'hymnes retentit,
Accueille avec transport l'effort du plus petit ;
L'ouvrage du plus humble au fond de sa chaumière
Emeut l'immense peuple heureux dans la lumière ;
Toute l'humanité, dans sa splendide ampleur,
Sent le don que lui fait le moindre travailleur ;
Ainsi les verts sapins, vainqueurs des avalanches,
Les grands chênes remplis de feuilles et de branches,
Les vieux cèdres touffus, plus durs que le granit,
Quand la fauvette en mai vient y faire son nid,
Tressaillent dans leur force et leur hauteur superbe,
Tout joyeux qu'un oiseau leur apporte un brin d'herbe.

Radieux avenir. Essor universel !
Epanouissement de l'homme sous le ciel !

[...]

11.06.2008

Le Mouvement Démocrate au service des Européens!

Dimanche 6 juin, Maison de la Chimie, Paris, 9h30; plus de 1000 militants du MoDem de toute la France ont répondu à l'invitation de Marielle de Sarnez et de François Bayrou; je suis très heureuse d'avoir pu participer à cette journée très enthousiasmante, et marquant l'aube d'un projet de société européenne à vocation humaniste, et fortement empreint des dimensions sociales, économiques, démocratiques, et respectueux des valeurs de justice, d'équité et d'intégration. Prochainement vont être mis en place des groupes de travail et des commissions qui permettront aux adhérents volontaires de participer au projet européen tel qu'il sera défendu dans un an, avec en accompagnement un accès aux informations sur l'actualité européenne et ses chantiers. Il est temps de pratiquer enfin le débat politique au Mouvement Démocrate, l'Europe offre des perspectives fortement fédératrices !

  2 tables rondes ont permis de nourrir le débat, toutes deux animées par Marielle de Sarnez, très talentueuse dans ce rôle de chef d'orchestre, maître du temps et de la parole.  

1ère table ronde : l'Europe et son modèle.

Question de départ : y a-t-il un modèle européen?

En réponse : quelques perspectives :

- Jérôme Vignon, Pdt des Semaines Sociales de France : partant du constat que le modèle social européen est une expression polémique, il prône l'idée de construire une société qui avance au pas de tous, avec en références des valeurs collectives, une société qui tiendrait compte des enjeux de la  protection sociale,  de manière à encourager des citoyens capables de participer à la démocratie active. Il faut créer un nouvel agenda social en s'appuyant sur les méthodes qui fonctionnent déjà dans certains pays; rien ne peut remplacer un dialogue social vivant avec des rôles clairs attribués à chaque partie prenante. Il faut instaurer des liens entre la formation initiale et la formation continue, intégrer et accueillir les migrants et lutter contre les inégalités, particulièrement en matière de santé. Il termina par cette phrase "Le travail n'est pas une marchandise. Nous ne sommes pas une collection d'atomes et nous sommes voués à devenir des citoyens pour la société."

- Gérard Deprez (de Belgique), Pdt de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures s'est intéressé aux relations entre les trois thèmes de la vieillesse, la migration et la démocratie : il rappelle que le vieillissement de la population, accompagné par une diminution importante du nombre d'habitants sur le continent (entre 55 et 100 Millions de personnes en moins d'ici à 2050, le contraire des Etats-Unis) va avoir un gros impact sur la taille de la population en âge de travailler. Par conséquent, les pressions migratoires vont s'accentuer. La logique répressive et sécuritaire le plus souvent préconisée est certes nécessaire mais insuffisante : il faut une politique d'intégration réussie ; "la politique de l'intégration et la volonté active de l'intégration des immigrés doit être l'une des priorités politique de l'agenda social européen". Et ce débat ne doit pas mettre de côté la question du codéveloppement, dont les Européens ont autant besoin que les pays d'Afrique du Nord ou d'Afrique subsaharienne.

- Emmanuel Todd, historien et démographe. C'est lui qui a joué le rôle du contradicteur le plus remarqué, en se définissant dès le départ comme "le mauvais sujet", et en quelque sorte, "l'eurosceptique", celui qui comme beaucoup d'Européens transmet le « message de ceux qui n'y croient plus ». La question de départ à propos de laquelle il est intervenu est la suivante : L'UE peut-elle faire baisser la pression de la mondialisation?". Le modèle de l'Europe défini comme une prospérité économique a eu ses heures de gloire, mais cette époque a disparu, "le libre-échange au stade actuel est un système perdant/perdant pour tout le monde, c'est-à-dire tout à fait autre chose que ce que l’on pensait". Ses réponses : il invente une nouvelle forme de protectionnisme européen :"Dans le protectionnisme, il n'y a pas l'idée de repli. Il y a l'idée de relance. Si vous êtes protégé, vous pouvez relancer les salaires à la hausse. Vous pouvez donc relancer l'ensemble de la machine et, d'ailleurs, dans un stade suivant, vous pouvez même relancer les échanges d'une façon plus efficace et différente". Inutile de dire que ses positions sont loin d'avoir fait l'unanimité, on peut lui reconnaître le mérite d'avoir suscité de nombreuses réactions, et surtout d'interroger les causes du manque d'enthousiasme ressenti par les Européens pour la construction de l'Union Européenne.

 

- Sandro Gozi, député du parti démocrate italien. Il s'est opposé farouchement à Emmanuel Todd, et s'est intéressé plus particulièrement à la zone euro. Sa proposition : la création de l'Union économique et monétaire, qui permettrait de mieux gérer la dépense publique et de promouvoir des préférences collectives. Pour accroître le bien-être des peuples, il convient de ne plus confondre les objectifs et les instruments, ce qui est le cas pour l'Euro, qui ne devrait être considéré que comme un moyen, et qui n'est pas une fin en soi. Pour répondre à la "mondialisation galopante", il faut créer une dynamique pro européenne avec une politique économique commune. "L'Europe n'est pas allée au bout de sa logique. Elle n'a pas voulu devenir autre chose qu'une puissance normative. Cela est vrai, nous le savons en politique étrangère. Cela est d'autant plus vrai en politique économique".  

 

2ème table ronde : l'Europe dans le monde.  

Question : quels projets doit défendre l'Europe pour peser dans le Monde?  

En réponses : quelques perspectives.

- Jean-Luc Domenach, sinologue. Partant du constat qu'il subsiste de grandes incertitudes concernant les croissances asiatiques, il suggère l'idée d'une politique européenne collective qui adopterait un discours unanime au niveau international. En effet, l'Europe a été jusqu'à présent totalement inefficace en Asie, et a encore quelques difficultés à comprendre les enjeux de la situation asiatique; en choisissant parmi les pays européens un chef de file pour travailler sur ces différentes questions (l'Allemagne serait la mieux placée pour la Chine par exemple), l'Union Européenne trouverait enfin une nouvelle approche qui susciterait une meilleure compréhension des débats liés à l'Asie, et par conséquent une réponse adaptée.

- Marcel Mazoyer, ancien Président du Comité des programmes de la FAO, a abordé le thème de la crise alimentaire, qui dure depuis la seconde guerre mondiale. La production alimentaire, ayant augmenté plus vite que la population, cela n'a pas empêché la croissance parallèle de la pauvreté. Les inégalités sont particulièrement remarquables non seulement dans l'accès à la nourriture, mais aussi dans l'agriculture, car les moyens à disposition des exploitants sont loin d'être équitables . "Sur ce milliard de personnes qui travaille strictement à la main, déduction faites de ceux qui ont pu acheter des tracteurs ou des animaux de travail, une bonne moitié n'a même pas les moyens d'acheter des semences du commerce -tant décriées, mais tout de même parfois utiles- des engrais, des pesticides... Ces personnes cultivent au maximum un hectare et produisent au maximum 10 quintaux de céréales, l'équivalent d'une tonne de céréales à l'hectare. C'est cela le vrai tableau. " L'Union Européenne devrait exiger que les produits africains soient payés au coût de la production.

- Eva Joly, conseiller spécial anti corruption et anti blanchiment au NORAD, est sans aucun doute l'intervenante qui a suscité le plus d'enthousiasme, si l'on se réfère à la standing ovation qui a suivi son discours. Elle a souhaité lors de cette Convention, traiter des liens entre le problème migratoire et le développement. Après avoir rappelé à quel point les peuples qui détiennent les ressources en sont privés suite au pillage des puissants, elle demande une interdiction d'accès à nos centres financiers à tous ceux qui pillent leur pays, et parallèlement, elle déplore l'opacité des paradis fiscaux qui permettent de dissimuler l'argent et d'éviter de payer des impôts. Les justices nationales sont impuissantes pour traiter tous les flux illicites, il est donc urgent de créer une justice pénale européenne. L'Europe doit prendre ses responsabilités pour construire un monde meilleur. La question de l'opacité des paradis fiscaux "est aussi importante que l'était la question de l'abolition de l'esclavage il y a 200 ans".

- Tom Brake, député libéral-démocrate britannique, s'est exprimé sur l'aide aux pays en voie de développement. Son idée phare qui a eu le plus d'impact concerne son projet d'encourager les réformes politiques dans les pays en voie de développement, et sur le modèle de la fondation de la démocratie de Westminster , il appelle à travailler avec des partis frères" (donc démocrates) dans ces pays en accompagnant la formation des militants.  

 

Marielle de Sarnez a ensuite conclu ses deux tables rondes en appelant les militants à retrouver le sens profond de l'engagement européen. Nous devons nous appuyer sur nos valeurs, et promouvoir une vision nouvelle du monde. Démocratie et Droits de l'Homme sont nos bases.

Ces interventions ouvrent les débats, les militants possèdent donc une première base de travail afin de démarrer le chantier de la "renconstruction profonde" de l'Union Européenne appelée par Bayrou.

Pour compléter : la totalité des interventions de la Convention sur le site du Mouvement Démocrate.

Discours de François Bayrou, remarquable :

 

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