14.03.2009
Un poète s'en est allé...
Alain Bashung.
Ce poète et compositeur aux textes souvent énigmatiques et aux mélodies accrocheuses, rythmées ou mélancoliques, est décédé aujourd'hui...
L'album "Fantaisie militaire" est dans ma voiture, je l'écoute de temps en temps, c'est mon préféré d'Alain Baschung.
extraits de textes :
Je serai toujours cet étranger
Au regard sombre
Un rebel dans vos villes de contraste
Yé n'en pé plou
(Rebel)
Ma petite entreprise
Connaît pas la crise
S'expose au firmament
Suggère la reprise
Embauche
Débauche
Inlassablement se dévoile
(Ma petite entreprise)
Vertige de l'amour
Désir fou que rien ne chasse
L'cœur transi reste sourd
Aux cris du marchand d'glaces
Non mais t'as vu c'qui s'passe
J'veux l'feuilleton à la place
Vertige de l'amour.
(Vertige de l'amour)
ma préférée :
Entre tes doigts l’argile prend forme
L ’homme de demain sera hors norme
Un peu de glaise avant la fournaise
Qui me durcira
Je n'étais q’une ébauche au pied de la falaise
Un extrait de roche sous l’éboulis
Dans ma cité lacustre à broyer des fadaises
(Malaxe)
et en concert, une de ses chansons les plus émouvantes : "La nuit je mens"
20:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alain bashung
10.11.2008
Au revoir... mama Africa, voix des souffrances des autres - why-o
The river come down
River come down
I can’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
I wanted to go down
To the other side of town
There was water all around
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
Well a gal she come by
And I give she the eye
So she started to sigh
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
The river come down
The river come down
River come down
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
Now bird he can fly
Foggy jump high
Fishes never die
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
A well I stole me a kiss
I couldn’t resist
Just think what I’d a miss
If I could have crossed over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
The river come down
The river come down
River come down
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
I had a curiosity
Now I got a family
Bouncing baby on my knee
‘Cause I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
So when you see your neighbor daughter
Better run for the water
You’ll do things you hadn’t ought to
If you can’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
The river come down
The river come down
River come down
And I couldn’t cross over
Why-o, why-o, why-o
I can’t cross over
14:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miriam makeba, liberté, obama, politique, chanson, afrique du sud, apartheid
04.11.2008
Bach, au bas mot...
BHL disait ce soir dans l'émission "Le Grand Journal" que nous nous souviendrions tous de ce que nous faisions ce 4 novembre 2008... Beaucoup se souviendront donc qu'ils étaient à l'affût toute la nuit du moindre nouveau chiffre, de la moindre nouvelle estimation, de toutes les réactions, le Champagne ou le Crémant d'Alsace à la main, prêts à sabrer la bouteille au moindre sourire de satisfaction d'Obama... Certains font même les choses bien, ensemble, nourrissant l'événement de leurs débats et de leurs commentaires... Ils pourront dire qu'ils y étaient.
D'autres, conscients de "ce qui se joue", mais ayant l'audace de poursuivre malgré tout leur petite vie normale, auront quand même deux ou trois souvenirs marquants,symboles de la réalisation du grand espoir retenant le souffle du monde entier, quelques souvenirs à enfouir dans leur besace et à ressortir à l'occasion des conversations qui dans un an, dans quatre ans, dans vingt ans, seront l'occassion d'analyser les changements et l'impact de cette élection historique...
Ce jour sera pour moi celui où j'ai enfin découvert sous les doigts d'Hélène Grimaud, une nouvelle interprétation de l'oeuvre de Bach. J'aimais l'écouter jouer Chopin, Brahms ou Beethoven, et je ne m'attendais pas à ... Bach. Son interprétation est pourtant magnifique, on ressent l'âme de la pianiste rebelle et énigmatique, et elle nous fait partager son admiration pour ce compositeur, dont elle disait la semaine dernière sur Radio Classique qu'il nous rapporche du mystère de l'invisible, qu'il crée un pont entre l'homme et le spirituel. Rebelle et énigmatique, lui aussi.
Ce n'est peut-être pas par hasard que je souhaite parler de Bach et d'Hélène Grimaud aujourd'hui-même...
Quel pianiste ayant fait ses premières gammes en école de musique ou au conservatoire n'a pas répété inlassablement quelques pages de préludes, de fugues, et autres morceaux pour clavier plus ou moins bien tempéré selon les talents? Bach est celui qui pour cette grande interprète incarne aussi tous les possibles, celui qu'on redécouvre chaque fois qu'on l'écoute et qu'on joue ses airs, celui qui "crée un spectre de possibilités infinies", celui avec qui l'on "peut tout oser", celui qu'on "ne cesse jamais d'explorer".
Bach comme on ne l'avait jamais entendu donc, par Hélène Grimaud, cette musicienne qui manie aussi bien les mots que les notes de piano, et qui écrivait en 2005, dans Leçons Particulières, que j'avais lu dès sa sortie en une journée : "J'étais parfaitement d'accord avec eux lorsqu'ils avaient dénoncé le spectacle désolant de l'humanité dans ses souffrances, et peut-être plus désolant encore dans son indifférence à ces souffrances - l'humanité dans son atroce égoïsme. C'était vrai, cet acharnement de taupe à creuser pour sa seule prospérité, pour emmagasiner encore plus de richesses personnelles, encore plus de jouissance dans une misère spirituelle sans égale qui ne pouvait que blesser le coeur profondément, si profondément qu'on avait alors une seule envie : fuir, plonger sa tête dans le sable, répudier l'univers et avec lui ses sources d'inquiétude et d'angoisse.[...]
[...] Qui donnerait encore l'exemple? Qui entretiendrait cette étincelle de vie, si chacun s'enfermait dans sa tour? Qui instillerait dans ces consciences la seconde de doute nécessaire pour qu'y resurgisse l'essence de l'homme : ce mystère intemporel, plus précieux que jamais et que seul l'individu, chaque individu, a le destin de défendre."
En attendant de savoir si le visage de notre "destin" sera bien celui qui fait rêver aujourd'hui tant d'hommes et de femmes, écoutons Bach qui lui aussi, selon les termes d'Hélène Grimaud, incarne "la joie empreinte de gravité" de tous ses auditeurs.
21:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bach, hélène grimaud, musique, obama



