09.04.2008
En préambule
"Que cherches-tu Nelly avec ta lanterne, en plein jour?" "Un démocrate, répondis-je, un démocrate véritable, qui ait de la superbe!"
Diogène cherchait un homme, moi je cherche un démocrate... Sa besace, c'est mon blog, mais je préfère le confort au tonneau, je ne suis pas une vraie cynique! Ce que je veux prendre en exemple chez Diogène, c'est simplement la préférence accordée à l'action, et le mépris des beaux discours qui ne s'accompagnent ni des gestes adéquats, ni des décisions nécessaires. Lui "falsifiait la monnaie", je préférerais falsifier les appareils, ce qui revient au même puisque il s'agit de refuser certaines convenances qui ne servent que le pouvoir établi...
Où vais-je trouver mon démocrate?
Dans les associations, chez les anonymes, dans certaines entreprises, au sein de quelques organisations, la parole s'élève, les mots décrivent, pansent et reconstruisent des portions de réalité, et s'ils sont relayés par les médias, ils ouvrent les débats. Mais décousues et isolées, ces actions ont besoin d'un terrain d'expression reconnu parce qu'aujourd'hui, entre le 20h et le talk show, juste après le métro, juste avant les courses, pas facile de se sentir concerné!
Il y a un an, juste après les élections présidentielles, suite à l'annonce de la création du Mouvement Démocrate, je me suis dit que l'heure avait enfin sonné, que ma quête de "l'inaccessible étoile" pouvait "brûler encore"...
Une belle histoire à construire, un parti pas comme les autres, dans lequel grâce à la force de la résistance, la loi du plus juste triompherait face à celle du plus fort,
un parti où la démocratie retrouverait tout son sens dans une société qui préfère dicter par tous les moyens possibles un mode de pensée unique et de consommation généralisée et irréfléchie...
un parti qui placerait l'homme au cœur et au centre de toutes les décisions qui engagent l'avenir des humains, dans une mondialisation mieux contrôlée et davantage orientée vers le développement durable...
Oui une belle histoire, des beaux discours, des adhésions de toute part, puis vint le temps des désillusions et des départs...Cavada, Saint-Etienne, Arthuis...
Et la volonté affirmée plus haut de "falsifier les appareils" prend tout son sens.
Pas de panique, le MoDem n'est pas un parti construit, non, tout reste à faire! Certaines convictions sont trop fortes et la détermination de participer à un projet cosmopolitique ambitieux engage la volonté de faire coordonner les actes aux paroles paroles paroles... Pragmatisme et ténacité, organisation et ouverture d'esprit, les conditions préalables sont posées pour que le projet que nous soutenons ne soit pas un idéal abstrait... Travailler avec "Construire en mouvement", c'est poser les fondations d'une structure qui trouvera la voix et la voie pour "changer la vie" politique actuelle.
Le Mouvement Démocrate n'a pas besoin que l'on soutienne Bayrou, non, ce qui lui faut, c'est un soutien de ses fondations et de sa démocratie interne. Ce parti peut devenir démocratique, et c'est aux adhérents de se faire entendre. Ce parti peut se prévaloir d'un militantisme éclairé, qui rassemblera des colleurs d'affiches qui s'expriment aussi, et qui ont pris leur carte au parti sur la base de promesses de concertation... C'est ce qui rendra les leaders plus forts et beaucoup plus crédibles lorsqu'ils formuleront de nouveau leurs discours... et leurs actes futurs!
Verrouilleurs de démocratie, ôtez-vous de mon soleil!
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