30.04.2009

La semaine de l'emploi... et de la formation

En marge de la préparation de la grosse journée intersyndicale du 1er mai, le Conseil des Ministres se mobilisait aussi cette semaine sur le sujet de l'emploi :

à l'ordre du jour, hier, l'examen du projet de loi sur la formation professionnelle.
 

Au-delà de la suspicion qui naît du fait que les pouvoirs publics souhaitent que la loi soit adoptée très très rapidement, et ce avant l'été, au-delà également du mécontentement des partenaires sociaux qui attendent des réponses à leurs questions relatives aux financements et à la refonte des OPCA, au-delà de l'avis consultatif négatif rendu par le CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie), interrogeons-nous sur des attentes, sur du sens de l'action de formation.

 

Le 10 juillet 2008, le "Groupe multipartite sur la formation professionnelle" présentait son rapport au gouvernement et préconisait trois grandes orientations :

- ne pas considérer cette réforme comme une fin en soi mais l'envisager en perspective avec la question de l'efficacité de la formation initiale, et dans une collaboration avec le service public de l'emploi et l'assurance chômage.

- faciliter l'accès vers les programmes de formation au public qui en a le plus besoin, ce qui nécessite aussi de réfléchir à sa visibilité, et à une communication et un accompagnemen adéquat.

- passer d'une approche par "statut" à une véritable approche ciblée sur la sécurisation des parcours individuels, afin de travailler conjointement pour la compétitivité des entreprises et la promotion sociale en même temps que sur le parcours des individus, à long terme.

 

Le débat sera très technique, si en tout cas nos parlementaires s'y intéressent, (...), car à la lecture de ce projet de loi, il apparait clairement que l'accent est mis sur la gestion des financements avant tout, et laisse la question des parcours professionnels au second plan. Même si on ne peut nier que des fonds ont été gaspillés, l'objectif d'une réforme d'avenir sur la formation doit s'inscrire dans une perspective dynamique pour nos entreprises, nos organisations et bien sûr toutes les personnes concernées.

 

Les questions ouvertes aujourd'hui sans entrer trop dans le détail :

- pour aider les publics les plus en difficulté, on crée un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels destiné à former "500 000 salariés peu qualifiés et 200 000 demandeurs d'emploi supplémentaires" : la volonté est louable mais :

  • quid du financement? (tout n'est pas encore très clair).
  • Et surtout : quid de l'accompagnement à l'heure où le pôle Emploi subit des difficultés pour accomplir ses missions quotidiennes?

- quid des choix dans les actions de formation? Doit-on seulement adapter une "main d'oeuvre"  aux besoins du marché (qui est si fluctuant...) ou définit-on un parcours professionnel adapté aux personnes (comme cela se fait en Europe de l'Est, en accord avec la stratégie de Lisbonne)?

 

En attendant les débats qui risquent de n'avoir que peu d'échos bien qu'il s'agisse d'un thème essentiel et déterminant vis à vis de l'avenir des emplois, je vous laisse découvrir ce projet de loi.

Des amendements seront rédigés.

Le RSA a montré ses limites et ses faiblesses (cf article précédent), puisque lorsqu'on aborde des mesures de manière trop isolée sans les replacer dans le contexte global de l'évolution de l'emploi et de sa gestion à long terme, on aboutit à des solutions à court terme qui ne fonctionnent pas en période de crise. On oublie encore les personnes au profit d'apparences d'avancées qui servent surtout à modifier les statistiques du chômage.

La réforme de la santé se définit par rapport avant tout à la gestion des budgets : le budget ne peut être prioritaire dans la santé publique puisqu'il s'agit de personnes.

La formation doit surtout être une affaire personnelle également, il s'agit d'un parcours à long terme et il démarre... à l'école et se poursuit tout au long de la vie. Il faut certes intégrer les acteurs publics dans les processus de la réforme, mais aussi... les DRH et l'Education Nationale. Sinon...

 

A suivre!

 

(publié aussi sur le blog des Femmes Engagées!)

29.04.2009

C'est quoi ce délire?...

Encore taguée par mon hérétique préféré, j'ai fait un test troublant... Une amie me l'a aussi envoyé aujourd'hui...

jugez plutôt : http://www.euprofiler.eu/ : il s'agit de découvrir son "positionnement dans le paysage politique en vue des élections au Parlement Européen de 2009"...

 

Attention chers lecteurs, suite à mes réponses très déterminées en matière d'intégration européenne, d'immigration, de développement durable, d'économie, de social, eh bien... il apparait que j'ai beaucoup plus de points communs avec le PRG et les Verts qu'avec le MoDem (5ème position....).

 

Au-delà du trouble que j'ai ressenti et qui remet en cause l'emplacement privilégié de ma carte orange dans mon portefeuille, je ressens le doute existentiel du démocrate averti... mais enfin! j'suis humaniste avant tout, et surtout démocrate et engagée dans une politique du mieux-vivre, et comme ce ne sont pas seulement les idéologies qui m'intéressent mais aussi et surtout les comportements des hommes au pouvoir et le renoncement à la logique d'appareils, je me rassure en me disant que je me sens quand même bien au MoDem... Si le test est un tant soi peu objectif, j'aurai quelques désaccords avec les grandes lignes... Mais si le MoDem fait un jour vraiment de la politique autrement..., je sais que j'aurai fait le bon choix. Et j'en connais suffisamment qui sont engagés dans cette voie... parce que justement, leur engagement n'est pas fondé sur leur carrière politique (ou pas seulement...), mais sur des valeurs et sur une envie de "faire ce que ils disent" et d'encourager à "faire ce qu'ils font" ... Bref, des militants engagés dans leur cité AUSSI et qui ne se contentent pas de résister devant le pouvoir en place, mais qui proposent des solutions et agissent pour une société avec l'homme au centre...

 

Voilà, les choses sont claires, la vérité est rétablie. Mais d'abord, il est fait comment ce test? Et par qui? Non mais...

Et puis, si on peut parler un peu d'Europe... tant mieux...

 

Je taggue : KaG, Olympe, Alcibiade, et Michel...

24.04.2009

Et bien moi, j'irai voter

Comme Rachida Dati, j'aime la vie, j'aime rire... A la différence de Rachida, j'aime l'Europe, j'aime la vie européenne et j'aimerais rire avec les Européens.

Qu'est-ce qu'on pourrait donner à l'Europe pour qu'elle ait de quoi s'occuper (et de quoi occuper Rachida prochainement, et tous les autres députés)?

 

Je n'avais jamais entendu parler d'Europe avant 1998, lorsque je décidai assez soudainement de suivre un programme Erasmus et de partir en Allemagne, arrivant sur place le jour de l'élection de Gerhard Schröder, et repartant deux ans plus tard, un carnet d'adresses rempli des coordonnées de mes nouveaux amis allemands, espagnols, anglais, portugais, italien, suédois, etc etc... Les soirées "tandem party" nous ont permis de nous connaître, et puis les bars, les colocs et accessoirement les études... C'est par l'humain et le concret que j'ai appris à regarder un peu plus loin que ce que mes yeux bien franchouillards rétrecisseurs d'espace et d'horizon me permettaient d'appréhender directement...

 

La suite sur le blog collectif des femmes engagées : ici

20.04.2009

y en a qui s'excusent, y en a qui bossent

Je voudrais aujourd'hui présenter mes excuses auprès des lecteurs de blogs de toute l'Europe pour tous ces billets remplis de jolis sentiments qui buzzent sur Susan Boyle et font de la pub à la télé-réalité britannique alors que la mobilisation pour tous les autres européens en général est si faible...

Présenter mes excuses auprès des internautes à cause de la blogosphère qui cherche l'audience avant le débat... Vraiment, toutes mes excuses!
(si quelqu'un pouvait ensuite prendre le relai pour m'excuser de me moquer des blogueurs, ça m'arrangerait...)


 
"L'Europe est une affaire intérieure"
disait toujours Daniel Riot, à qui a été rendu un petit hommage samedi à Strasbourg, lors du débat organisé au cinéma l'Odyssée par Café Babel en compagnie de quatre représentants des listes européennes dans le Grand Est : Jean-François Kahn pour le Mouvement Démocrate, Sandrine Bélier pour Europe Ecologie, Catherine Trautmann pour le PS, et Antoine Herth qui remplaçait le perpétuel absent Joseph Daul de l'UMP (Jean-François Kahn n'a pas manqué par communiqué de presse de déplorer ce manque d'intérêt pour les débats de la part d'un député européen UMP sortant... D'ailleurs personne ne s'est chargé de l'excuser à l'UMP, c'est pas très "tendance" ça...).

La salle était pleine... de militants, je n'ai pas repéré d'anonyme venu écouter pour être convaincu... Des militants et des supporters, donc pas vraiment de question de fond qui pourra vraiment apporter une dimension philosophique à notre avenir européen et à notre intérêt pour cet avenir, hormis peut-être sur la question du logiciel libre et des polémiques autour de la loi Hadopi, pour lesquelles Catherine Trautmann se présente comme la spécialiste (elle travaille sur la réforme du paquet Telecom pour le PE). 

 

 

Comme l'a rappelé avec force Jean-François Kahn, cette élection européenne est une opportunité exceptionnelle de mettre en valeur la démocratie dans le sens où le Parlement n'est pas un rassemblement de clans qui votent les uns contre les autres et jouent le jeu de l'opposition pour des calculs politiciens. Le Parlement représente l'opinion des diversités et des sensibilités, on y vote pour des projets et pas pour une carrière.

 

D'où l'importance de l'enjeu de ces futures élections : il nous appartient à nous libres citoyens de voter pour ceux qui défendront les valeurs les plus proches de celles qui sont à l'aube d'un projet de société qui répond à nos attentes.

 

Si le MoDem prône une révolution humaniste, le PS par la voix de Mme Trautmann plebiscite le besoin pour le PSE d'avoir une majorité pour renverser Barroso et dans ce sens elle nous ressort sans le dire la bonne vieille idée du "vote utile", avec tout le poids de l'appareil qu'on sent bien dans toute la tradition d'un parti socialiste pourtant actuellement hors-jeu dans les débats actuels (qu'on l'excuse... aussi).

Europe Ecologie veut de l'action, de l'action et de l'action, par le bais d'une réponse globale à une crise globale... des voeux pieux qui mettent en valeur le "rassemblement des militants au quotidien" et qui demandent un "Bruxelles" (pourquoi pas Strasbourg?????????? ah oui, ils sont contre...) de l'emploi.... , qui refusent les slogans mais qui ont tendance à sortir des généralités et à s'attribuer de manière exclusive la préoccupation environnementale!

Quant à l'UMP, on ne sait pas trop ce qu'ils veulent défendre, tellement c'est le dernier de leur souci, mais leur timide représentant de dernière minute nous a quand même réaffirmé sa volonté d'anticiper ce qui est écrit dans le Traité de Lisbonne, et son refus de voir l'Europe se transformer en Auberge Espagnole en termes d'immigration (!!!), tout en insistant sur la collaboration dans le cadre de l'Union pour la Méditérannée.

 

 

 

Bon, avec tout cela, les sondages relatifs à la participation pour ces prochaines élections ne vont pas redonner de l'élan à la mobilisation.

 

Suivons donc les conseils de Jean-François Kahn et interrogeons-nous d'abord sur l'importance d'être enfin représentés par des élus qui votent des projets et non des réponses à des consignes de parti.

Ensuite, nous réfléchirons sur les valeurs portées par les candidats (à condition qu'ils en portent, à la lumière d'un projet de société...).

Suite très prochainement...

15.04.2009

La France qui se lève tard...

J'ai écrit plusieurs billets au sujet du RSA sur ce blog, notamment sur l'impact discriminatoire qui consiste à classer les chômeurs en catégories de "méritants" et de "non-méritants" sans prendre en compte le parcours de chacun et les difficultés personnelles (santé, familiales, sociales, etc) qui sont parfois plus fortes que toutes les incitations de retour à l'emploi.
 
Le RSA est en test depuis juin 2007 dans 34 départements, et entrera en vigueur sur tout le territoire français dès le 1er juin 2009. Il permettra aux différents foyers tributaires des aides sociales et à faibles revenus de s'assurer des ressources financières complémentaires en cas de retour à l'emploi, accompagnant ainsi les différentes contraintes à prendre en compte dans ce cas (garde des enfants, frais de transports, ...). Les Echos publient aujourd'hui les études menées par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES),
 DREES RSA.pdf,pour le compte du ministère du travail : en comparant les départements test avec des départements "témoin", ils mettent en valeur les limites de ce dispositif :
 
- le RSA ne favorise pas l'accès à l'emploi ou son maintien, sauf sensiblement pour les personnes seules et sans enfant, et pour les diplômés... ==>
rien donc pour ceux qui sont soumis aux plus grosses contraintes qui perturbent les chances de trouver du travail.
 
- le RSA n'ouvre pas la porte à d'autres emplois que ceux qui sont occupés actuellement ==>
rien donc pour répondre à la pénurie de main d'oeuvre dans certains secteurs.
 
- le RSA conduit à trouver des emplois aux salaires plus faibles, à temps partiel, et de courte durée ==>
rien donc pour réduire la précarité et envisager un parcours professionnel à long terme.
 
- le RSA répond aux mêmes motivations de retour à l'emploi que pour toute personne retrouvant un travail ==>
rien donc pour favoriser l'insertion des plus éloignés de la vie active.
Néanmoins, on constate une forte baisse du nombre de contrats d'insertion dans les zones tests... Est-ce à dire que le RSA remplace numériquement l'insertion???
 
- le RSA qui prévoyait à l'origine un accompagnement de la part d'un référent ne permet néanmoins presque aucun suivi durant la période de retour à l'emploi ==>
rien donc de nouveau pour encourager la construction d'un projet professionnel à long terme.
 
 
marche-travail.jpgEn attendant, le gouvernement nous prépare sa stratégie de communication pour célébrer la généralisation de ce dispositif dans notre joli pays...
Le RSA, sous couvert de réelles bonnes intentions, ne se contente donc pas de creuser le fossé entre la "France qui se lève tôt" et la "France des exclus"! En plus, il ne sert ... à rien. La politique de l'emploi  devrait plutôt englober la population en âge de travailler de manière plus transversale et mettre l'accent non pas sur ceux qui "méritent", mais sur le système qui fabrique l'exclusion.
Le 22 avril 2009, le conseil des Ministres va adopter la réforme sur la formation professionnelle, qui sans rien transformer de nouveau dans l'accompagnement des personnes, se soucie surtout de la gestion des financements des formations.
RSA - insertion et formation sont pourtant des éléments indispensables à intégrer à la réflexion sur l'emploi et la gestion des parcours professionnels.

 

Prenons exemple sur l'Europe, qui dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne a organisé un encadrement renforcé de l'emploi : les Lignes directrices intégrées pour la croissance et l'emploi fixent des règles communes, dont la n° 19 est particulièrement significative au regard du RSA :

 

les États s'engagent à « assurer des marchés du travail qui favorisent l'insertion, renforcer l'attrait des emplois et rendre le travail financièrement attrayant pour les demandeurs d'emploi, y compris les personnes défavorisées et les personnes inactives, au moyen des mesures suivantes : appliquer des mesures actives et préventives du marché du travail, telles que l'identification précoce des besoins, l'aide à la recherche d'un emploi, l'orientation et la formation dans le cadre de plans d'action personnalisés, la mise à disposition des services sociaux nécessaires pour favoriser l'insertion des personnes les plus éloignées du marché du travail et contribuer à l'éradication de la pauvreté (…) ».

 

 

Pour ce faire, il s'agit de mettre en place un "PLAN D'ACTION PERSONNALISE" intégrant :

- l'accompagnement par un conseiller dédié.

- un diagnostic des besoins.

- une évalution des qualifications

- des services de formation.

En période de crise, ces plans d'action méritent d'être renforcés...!

Mais pas chez nous...

 

Pour conclure, demandons à notre ami Brice Hortefeux et ses équipes de revoir leur copie et d'enfin envisager la politique de l'emploi dans une perspective européenne.

Bref, stop au débat qui renforce l'idée d'une nation qui avance à deux vitesses et qui se concentre sur le pouvoir d'achat au lieu du pouvoir de construire des parcours...

 

14.04.2009

Pendant la crise, le gouvernement rend le dialogue social illégal

Ce blog s'efforce depuis un an d'ouvrir les débats : quelle est la meilleure manière de les construire sinon de faire appel appel à des experts sur des thèmes donnés? J'ouvre donc une rubrique paroles d'experts, qui je l'espère pourra se répéter régulièrement. Ces experts sont dans un premier temps des amis!

Sur la question de la démocratie sociale en entreprise, c'est YANNICK FOUINEAU, spécialiste des questions sociales et financières en entreprises, qui vous présente les conséquences de la nouvelle loi relative à la représentation syndicale... Je vous laisse découvrir ce que ces mesures nous réservent! Et faire suivre si vous trouvez aussi cette situation... inacceptable!

 

Pendant la crise, le gouvernement rend le dialogue social illégal 

par Yannick Fouineau
 

C’est la réalité de la bien nommée loi « démocratie sociale ».

En effet depuis le 1er janvier 2009, un accord collectif n’est valablement conclu qu’avec des délégués syndicaux représentatifs et qu’à la double condition :

  • que les syndicats signataires totalisent au moins 30% des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections professionnelles
  • et que l’accord ne fasse pas l’objet d’une opposition par des syndicats majoritaires (code du travail article L. 2232-12).

 
 

Or ce n’est que depuis les élections professionnelles organisées à partir du 22 août 2008 que cette représentativité se détermine sur la base du premier tour des élections professionnelles.

Mais comment faire lorsque qu’il y a une absence de résultats ? En effet, et ce n’est pas si rare dans nos entreprises, le dépouillement des voix du premier tour n’avait pas lieu si le quorum n’était pas atteint. Toutes ces entreprises dont les élections datent d’avant le 22 août 2008 et qui ont donc des mandats qui courent pendant 4 années, sont de ce fait dans l’impossibilité de connaître la représentativité syndicale avant les prochaines élections professionnelles (21 août 2012).

Sans oublier que pour être un « vrai » délégué syndical, la loi « démocratie sociale » demande que le délégué syndical ait fait preuve de sa représentativité :

il n’est plus seulement désigné par son organisation syndicale mais il doit également avoir été candidat aux dernières élections professionnelles et avoir récolté personnellement au moins 10% des suffrages au premier tour de ces mêmes élections. 
 

Toutes ces entreprises qui ont donc des délégués syndicaux désignés, sont dans l’incapacité de savoir quelles organisations syndicales sont représentatives, et quelles personnes de ces organisations éventuellement représentatives peuvent être délégués syndicaux ! 
 

Par contre, dans sa grande mansuétude, et pour ne pas à devoir refaire faire toutes les élections professionnelles de toutes les entreprises françaises, la loi prévoit que ces délégués syndicaux désignés par leur organisation syndicale, avant le 22 août 2008, conservent leur mandat jusqu’aux prochaines élections, c’est à dire pendant 4 ans.

Mais en réalité, ce nouveau statut de délégué syndical « transitoire » est une coquille vide. Car ces délégués syndicaux qui sont les seuls à pouvoir négocier des accords ne remplissent plus les conditions de validité imposées par la nouvelle loi.

Ils ont donc le « titre » et l’obligation de négocier des accords mais ne peuvent plus les signer… 
 

Les intéressés apprécieront, tout comme les dirigeants, qui en cette période de crise n’ont pas besoin d’interlocuteur, de partenaires sociaux, de dialogue social et s’en remettent entièrement au plan de sauvegarde amorcé par le gouvernement… 

Gouvernement qui a tout prévu, car il est également impossible d’initier la négociation annuelle obligatoire sur les salaires qui est soumise aux mêmes conditions de validité que les accords collectifs. L’employeur devra donc, au lieu de négocier une éventuellement augmentation des salaires, mettre l’argent de côté pour payer les sanctions financières prévues lorsque la négociation annuelle n’a pas lieu. Sans oublier la pénalité de 1% de la masse salariale à verser s’il n’y a pas d’accord senior avant le 1er janvier 2010.

Oui, l’Etat a tout prévu, les négociations annuelles sur les salaires n’étant plus possible, ne distribuons pas d’argent aux salariés car comme le rappelle si bien notre Premier Ministre, les caisses de l’Etat sont vides donc autant essayer de les renflouer quitte à ce que ce soit à travers les sanctions pécuniaires dues à l’absence du dialogue social rendu illégal. 

Tout ceci n’est donc pas, comme on aurait pu le penser, un bug gouvernemental. Un bug qui, comme tout bon bug, se serait résolu avec le temps et en l’occurrence au 21 août 2012, date à laquelle tous les mandats des délégués syndicaux « transitoires » seront terminés. 

Dommage car « 2012 Dialogue social » aurait pu être un bon slogan de campagne, non !!?? 

 

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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11.04.2009

Le Sarkobisme donne la migraine à la démocratie

Week-end de Pâques, j'interromps momentanément mon traditionnel voyage en direction de Rome (...) Clipart image paques ouf lapin cloche pour faire sonner quelques sons sociaux en ce contexte asphyxiant pour les défenseurs d'un débat apaisé...
 
Alors que la crise économique et la crise financière ont commis bien des ravages dans les porte-monnaie de toute une population d'hommes, d'entreprises et autres structures, la crise sociale s'installe insidueusement, et commence à faire pas mal de bruit également.

 

La pression, mode de communication privilégié essentiellement depuis deux ans..., est dans tous les comportements.

Les médias complaisants, toujours prompts à reprendre non seulement les mots et expressions, mais aussi les comportements montrés en exemple par le gouvernement, montrent du doigt les "méchants" de tout bord : leur cible actuelle privilégiée, ce sont les vilains salariés qui parviennent à convaincre par la menace et la séquestration... Mediapart rappelle aujourd'hui que ces pratiques ont toujours existé... mais c'est plus sympa de les mettre en "valeur" en ce moment, y a des réformes à faire signer... (à conditions que messieurs (et quelques mesdames) les parlementaires veuillent bien participer aux débats...).

 

 

Un nouvel aspect de la crise ne va pas tarder à semer la panique sur toutes les places publiques : la crise démocratique.

Les démons annonciateurs sont déjà là :

- on "monte" les individus les uns contre les autres (j'en ai parlé ici)

- les perspectives en terme de maintien ou création d'emploi sont catastrophiques : avec une chute de 30% de l'intérim sur un an, et en considérant que ce secteur est précurseur et représente un indicateur assez précis de l'évolution du marché de l'emploi, ne soyons surtout pas faussement optimistes et à l'écoute des promesses démagos... effectuées avec le regard compatissant et la rolex au poignet. La gestion catastrophique actuelle du Pôle Emploi est incapable d'y répondre...

- des médias qui se focalisent tous sur les mêmes sujets et surtout reprennent les paroles de ceux qui n'expliquent pas mais qui communiquent pour calmer les foules, privilégiant l'opacité des fausses bonnes nouvelles au discours de vérité... (cf. par exemple les compte-rendus admiratifs relatifs au G20 et aux fausses mesures décidées notamment sur les paradis fiscaux).

- des députés qui... mais ils sont où? ah pardon, overbookés, pas le temps d'aller voter les textes de loi, de toutes façons, c'est Sarko qui décide.

- une société européenne à construire avec un parlement à élire et une élection qui s'annonce comme celle d'un affrontement des camps les uns contre les autres, à la lumière des actions nationales et surtout en espérant l'abstention, afin d'éviter de parler de choses qui fâchent et pour pouvoir continuer comme on veut... Alors que tant de réponses devraient être débattues en ce moment!!!! Des attentes, conscientes ou inconscientes, pourraient s'exprimer dans le contexte d'un projet à échelle européenne et internationale, banalisant les usages des nations comme la France qui se replient sur elle-même.

 

De dissimulations en mensonges, de verbiage en déguisements, on s'aveugle les uns les autres par manque de dialogue...

Pas d'informations fiables hormis pour ceux qui prennent la peine de les chercher, pas de discours de vérité hormis pour ceux qui sont engagés (je veux dire " engagés sincèrement", je parle pas des absents des hémicycles...!) et organisent la confrontation en préparant leurs dossiers, du chantage qui s'instaure dans toutes les négociations... La démocratie est très souffrante... et couve vraisemblablement une longue maladie.

 

Comment on fait pour la sauver? En Orient, on n'attend pas que les personnes soient malades pour les soigner, on fait en sorte de préserver un état de bonne santé.

Chez nous, on tente de guérir quand l'infection est installée, par un cumul de remèdes plus ou moins actifs, plus ou moins nocifs... et qui marchent pas toujours, et certains ont plus de mal à guérir et à payer leurs soins, .... et les déficits se creusent.

médocs.jpgDoit-on adopter ce système pour soigner notre société malade... Comment créer les conditions d'anticipation indispensables à la prévention? Est-il déjà trop tard? Devra-t-on se contenter d'infliger quelques médicaments de circonstance à notre démocratie en péril ou la laissera-t-on mourir?

 

1ère proposition : construire l'Europe : responsabilité de ceux qui font campagne actuellement. Ne pas réduire ces élections à une lutte de clans et à un combat politicien. Des personnes comme Jean-François Kahn, Sylvie Goulard et Corinne Lepage, toutes têtes de liste pour le Mouvement Démocrate l'ont bien compris. Diffusons leurs messages par tous les moyens.

 

Ensuite? Réfléchissons ensemble, mais surtout, éloignons-nous de cette vision refermée sur elle-même, le "Sarkobisme"... parce qu'à force ça donne la migraine, premier signe annonciateur des symptômes suivants...

 

 

 

Attention, à suivre sur ce blog : un article sur la démocratie sociale en entreprise, mardi 14 avril!

(à voir ce qui se passe dans ce domaine en entreprise, il est important d'anticiper les conséquences!).

OBAMA : tournée générale de Londres à Bagdad

Je laisse aujourd'hui la place à mon ami Antoine Spohr, une de nos grandes plumes strasbourgeoises spécialisées dans les questions européennes : retour sur le séjour "obamaéen" en Europe.

 

Par Antoine Spohr :

Economie mondiale, défense des « bons », assainissement de la planète, recadrage de l’aire d’influence US, baiser sans retenue aux défenseurs de l’axe du bien: « America is back » , cette fois avec  Barack Obama.  Nouvel ordre mondial ? Pas si sûr .
Nombreux sont ceux qui, prompts à s’enflammer au rayonnement d’un homme d’une indéniable qualité, d’un charisme nourri d’un rare talent de tribun à l’élégance naturelle et souriante, nombreux sont ceux-là qui, gavés de belles paroles et de folles espérances, ressentent comme «  une gueule de bois » à la réflexion quelque peu distanciée. Pour le moins, le dithyrambe est-il tempéré par  quelques bémols ou une sourdine . 
 
Passe pour le verre à moitié plein de Londres.( ou l’inverse).
 
Un bilan contrasté pour une presse quasi unanime, qui s’inspire souvent des sentences des économistes. Joseph Stiglitz a été cependant plus critique que d’autres plus facilement relayés. Relancer la croissance, renforcer la supervision des organismes financiers, renflouer le FMI dont il faudrait pourtant revoir la gouvernance jugée trop proche de Washington, aider les pays pauvres et rejeter le protectionnisme . Dont acte mais pouvait-on en faire moins ?
La question du classement des paradis fiscaux ou l’absolution qui leur est accordée, relève sans doute d’une louable intention mais comment classer alors le Delaware et le Nevada ( ah, Las Vegas !) mister OBAMA, Guernesey et Jersey , mister Gordon Braun  et St. Barthélémy, monsieur Sarkosy. Ce ne sont là que des exemples un peu faciles.
Le G 20 aurait sans doute pu mieux faire mais les observateurs-sycophantes compétents et courageux doivent rester vigilants et se faire entendre. A Londres, le président des Etats-Unis ne s’est pas poussé sur l’avant-scène en jouant des coudes comme son prédécesseur dans le plus pur style western.
 
Together et encore together au sommet de l’OTAN à Strasbourg.
 
Cette fois l’offensive de charme a atteint pleinement son but. L’Obamania a gagné son paroxysme à Strasbourg . Mon Dieu, quel charme, quel talent, quelle classe ! J’y  étais et j’ai été privé tout d’un coup de tout esprit critique comme toute l’assistance venue de toute la région rhénane pour voir cette incroyable «  bête de scène ». Peut-être la détestation de W.Bush  et le contraste ont ils opéré aussi ?
 Le comble de l’enthousiasme grégaire fut atteint à l’invitation maintes fois réitérée «  à s’unir, Européens et Américains, pour garantir la paix ensemble ». On a frôlé l’extase lorsque l’incomparable orateur a fortement appuyé le rôle européen de Strasbourg et de son Parlement Européen, parfois contesté. Dans l’assistance, il y avait un grand nombre d’Allemands et même des Suisses qui ont été gagnés par le même engouement . L’Alsace et son environnement  sont des terres de polyglottes et l’anglais d’Obama  si bien «  articulé » dans les deux acceptions, si compréhensible que miraculeusement, tout passait .
Mais, diable, secouons nous !
Dans les rues de la ville calfeutrée en bleu, la circulation était quasi impossible, les filtrages intransigeants sur la présentation de badge et de pièce d’identité. Une ville morte, d’un calme d’ avant tempête. Celle-ci éclata le lendemain, vigoureuse et dévastatrice, sans victime physique toutefois.
 Une explication possible entre autres. Les altermondialistes patentés souvent très sages, les anarchistes moins calmes sous leur drapeau noir mais surtout des groupes plus  mystérieux venus surtout de l’Europe du Nord ou d’Italie( on pouvait les identifier par leurs mots d’ordre ou leurs propos hurlés  dans leur portable) les « black-blocks »,  en tout quelques milliers ou dizaines de milliers selon les comptages, ont été souvent refoulés y compris de zones prévues pour la manifestation pacifique anti-Otan.
Messieurs les chefs d’Etat, M. Obama et M. Sarkozy et Mme Merckel en tant que puissances invitantes que ne vous en êtes vous tenus à l’horaire  prévu ? Pour un accouchement trop difficile d’un secrétaire général qui déplaisait à la Turquie ? Cela aurait pu attendre, l’essentiel était ficelé et les Etats-Unis avaient renforcé l’Alliance , comme prévu.
C’est cette modification des prévisions de «  timing » qui n’a pas permis aux forces de l’ordre d’être redéployées en temps utiles aux endroits stratégiques et donc de canaliser la manifestation qui, il faut le reconnaître, manquait elle-même de coordination et d’encadrement . Enfin Strasbourg, tant de fois éprouvée au cours de toutes les grandes guerres, en a vu d’autres et se remettra courageusement comme toujours . Mais Obama comme ses collègues de l’UE étaient déjà à Prague .
 
Réduire les arsenaux nucléaires et lutter contre le réchauffement climatique.
 
Sur  fond de provocation tonitruante de la Corée du Nord  qui lance «  fort opportunément » un missile balistique, le chef de la première puissance militaire du monde, a déclaré d’emblée : « Les Etats-Unis vont prendre des mesures concrètes en faveur d’un monde sans armes nucléaires », tout en défendant le projet de système anti-missile au moins jusqu’à la disparition de la menace iranienne.
En tout état de cause, les Etats-Unis conserveront un arsenal sûr pour dissuader tout adversaire éventuel et protéger leurs alliés . Là encore une invitation à l’Europe à  développer ses propres capacités de défense. Défense européenne ou renforcement des partenaires acquis et  confirmés précédemment ?
La question de la sécurité énergétique comme celle de la lutte contre le réchauffement climatique passe au second plan. Détail pittoresque : dans la ville de Kafka, l’hôte du Château est le plus qu’eurosceptique président Vaclav Klaus, président de l’UE en exercice, qui considère ( il l’a écrit dans un livre traduit en dix langues) que le réchauffement climatique n’est qu’une vision  d’écologistes hallucinés. Mais comme on est tout de même à 27, on en parle aussi et Barack Obama s’engage à être un partenaire actif dans le processus de Copenhague ( conférence de l’ONU prévue en décembre prochain). Dont acte encore une fois mais le temps presse ! Vite Ankara puis Istambul !
 
La Turquie dans l’Europe pour améliorer les relations entre Occidentaux et le Monde Musulman .
 
L’univers kafkaien n’est pas loin. La Turquie, état laïque en principe, à laquelle l’UE demande au demeurant de réaffirmer cette laïcité, serait l’interface judicieux, opportun, pratique entre deux aires culturelles, si cette expression peut encore être employée librement sans en gommer les disparités : l’ Occident et le Monde Musulman. Il serait donc impérieux que l’Europe intègre cette Turquie, ce à quoi invite le président Obama, fort du leadership que Monde Occidental  vient de lui confirmer.
La réponse de Nicolas Sarkozy dont Obama ne pouvait ignorer la position, ne s’est pas fait attendre. On ne peut s’empêcher de penser  à la « doctrine Monroe » en 1823 et d’en prendre le leitmotiv corrigé «  L’Europe aux Européens ». La chancelière allemande, dans un premier temps, a rappelé les divergences de vue dans l’UE, taisant la position des Allemands.
Glanée en marge d’un mini-débat en préparation des élections européennes, cette observation de Joseph Daul , le président du  groupe majoritaire ( PPE) au Parlement Européen :  « Je ne suis pas trop inquiet, les exigences de l’UE  sont telles que la Turquie n’est pas prête d’être en situation de les satisfaire et alors elle aura beaucoup changé » En complément, on serait tenté de s’interroger sur le regard que porterait alors sur elle  le monde musulman.
Une fois de plus le charme a opéré : les Turcs sont confiants ou du moins feignent de l’être.
Eh oui, Jacques Julliard vous avez raison lorsque vous écrivez : « l’Europe politique est un terrain vague et l’Europe diplomatique, une friche industrielle ».
 

Epilogue à Bagdad

 
La tournée s’achève en apothéose en visite surprise à Bagdad dans des embrassades encore plus chaleureuses. Tchin-Tchin braves GI’s ! Mais ne nous mêlons pas de politique intérieure américaine.
Le premier des Américains est avant tout un Américain, fort légitimement soucieux d’abord des intérêts de son pays. Peut-on lui en vouloir ? Sûrement non. Mais ceux qui ont trop rapidement vu en lui le sauveur  de la planète sont bien obligés d’en démordre tout en se consolant en continuant d’admirer cet homme remarquable et sans doute de bonne volonté .
Oui nous aussi, Européens, nous pouvons .Yes  dear mister Obama, we also can !
 
Antoine Spohr.
 

09.04.2009

Ma toute première bougie!

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Eh oui le temps passe...

 

Déjà un an d'écriture, de commentaires d'actualités, d'humeur spontanée, de polémiques, de légèreté, de détente et surtout de partage...

 

Lorsque j'ai décidé de créer ce blog l'année dernière, le 9 avril 2008, encouragée par des amis de confiance qui s'amusaient de mes commentaires sur d'autres blogs locaux, j'envisageais une sphère de diffusion intimiste, et j'avais d'ailleurs du mal à lui trouver une identité, une marque de fabrique, la nellys' touch qui le rendrait "unique" et sympathique, hormis la volonté de suivre l'ancêtre à la besace, mon ami Diogène qui envoyait balader tous les importuns en cherchant désespérément un homme (au sens "humain")... Je ne suis pas arrivée au bout de mes recherches, l'humain n'est pas toujours présent sous nos yeux aveuglés par ce qui brille et par ce qui atteint directement nos sens sans pour autant donner un sens à notre soif de vivre.

 

Un an plus tard, me voilà un peu plus expérimentée et avec une petite place au sein de la blogosphère, elle-même divisée en communautés qui se subdivisent encore... les blogs politiques, les blogs de partis, les blogs de femmes, les blogs classés, etc... Attention à bien faire partie d'un gang si vous souhaitez attirer le lecteur, et si vous souhaitez être reconnu dans le monde du buzz où il faut être le premier pour avoir le plus de linkers et monter dans les classements... Aïe les blogueurs sont un peu fous, dans la vraie vie ils ressemblent à des gens normaux, mais sitôt derrière leur ordi... leurs pires démons égotistes sans complexe font surface et pourtant... Il est bon de relativiser notre véritable influence : minime même si parfois des messages passent...

 

Quelques anecdotes sont tirées de ce blog puisque j'ai choisi délibérément de ne pas rester anonyme et de ne pas masquer mes idéaux derrière un pseudo... bref j'assume ma naïveté, mes sautes d'humeur, mes erreurs de jugement, tout ce que vous pourrez trouver dans ma besace, et j'assume les conséquences qui pourraient à long terme s'avérer préjudiciables si j'ai besoin d'anonymat... Quand vous arrivez chez un prospect, que vous lui présentez vos services sérieusement, consciencieusement et le plus professionnellement du monde et qu'il vous demande avec un sourire amusé ce que vous cachez dans votre besace, il faut rester stoïque, inébranlable même si votre regard devient inévitablement malicieux...

 

 

Bref, entre l'année dernière et aujourd'hui, je ne me censure toujours pas, mais j'avoue que je m'"auto-modère" malgré tout... Je garde un regard très critique vis à vis du Mouvement Démocrate, mais j'essaie de faire abstraction de tous les reproches que j'aimerais hurler à certains, de gagner en humilité tout en faisant quelques allusions pour lecteurs avertis... Je tente tant bien que mal d'intégrer les défauts comme des contraintes à l'intérieur de cette volonté farouche de faire péter tous les murs qui immobilisent notre créativité et notre volonté de changer les choses en mieux, ou en ce que nous croyons être mieux, parce que nous le portons avec nos tripes...

 

Et ce que je retiens surtout, ce sont les belles rencontres que ce blog a suscitées, qu'elles soient virtuelles ou réelles, et je ferai là un clin d'oeil à toute la bande des femmes engagées, à Olivier, Claudio, Hervé, Alcibiadel'Hérétique, et tous ceux que je ne citerai pas mais que je lis et rerelis et qui sont aussi dans ma blogroll (colonne de gauche)... et aux commentateurs qui n'ont pas de blog mais qu'on reconnaît par habitude! (Antoine, Martine, ...)

 

Bref, plus beaucoup de temps en ce moment pour écrire autant qu'avant, mais ce blog m'a donné quelques impulsions pour agir un peu plus sur le terrain... Alors merci à tous ceux qui viennent par ici, qui lisent et qui laissent même des commentaires...

 

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08.04.2009

Aux délinquants de la solidarité

«Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30.000 euros», indique l'article L.622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers.  repris par Mediapart. Il semble bien que le film "Welcome" a suscité débats et polémiques et encourage la mobilisation des différentes associations auprès de l'opinion publique.

 

Sujet que je connais très bien, ou en tout cas problématique à laquelle j'ai été confrontée pendant quelques années sur le terrain, en direct, avec les "illégaux", avec les forces de l'ordre, les préfectures, les avocats, les conseils d'audition... Il faut être très fort pour persévérer dans ce genre de combat au quotidien, je m'en suis éloignée parce que je ne supportais plus le mépris dans les yeux des agents de préfecture, les sarcasmes dans les paroles du chef du bureau des étrangers, les accusations sans fondement des forces de l'ordre en délit de zèle de fichage suite à interpellations intempestives dans les rues, les mensonges et les arnaques de certains juristes reconnus...  et parallèlement la déception et la tristesse de ceux qui sont considérés comme indignes de vivre avec nous, soupçonnés de mentir dans des perspectives d'avenir malhonnête. Eloignée sur le terrain mais pas dans l'observation qui certes, n'apporte pas grand chose à la détresse de ceux qui rêvent de s'épanouir dans nos contrées...

Je fais partie maintenant de cette masse silencieuse qui soutient l'action des ONG impliquées dans l'aide et l'accompagnement des sans-papiers, et dans la lutte pour certaines régularisations, et aujourd'hui dans la défense de ceux qui aident les personnes en situation irrégulière.

 

 

Sans céder à l'émotionnel ou au voyeurisme, il convient de constater que la solidarité s'exprime spontanément et naturellement, pas toujours dans la conscience d'enfreindre des lois mais davantage dans l'objectif de porter secours à un être humain, d'écouter une souffrance, un rêve...

Eric Besson accuse les associations de tromper l'opinion publique en semant la confusion entre le secours humanitaire et l'encouragement des filières d'immigration illégale.

Le parti socialiste, toujours prompt à récuperer les causes déjà bien enracinées dans l'opinion publique prend aussi la parole dans le débat, mais ayant moi-même "oeuvré" à l'époque sous Jospin, je n'ai pas confiance quand j'entends les personnes de cette même période s'offusquer de ce qu'elles toléraient alors en fermant les yeux (Martine était déjà là eh oui, et d'autres...) 

 

Tout çà pour vous dire qu'aujourd'hui marque une journée de mobilisation à laquelle je ne pourrai malheureusement pas participer, c'est pour cela que je répercute l'action à ma manière sur mon blog :

 

Objectif chiffre
pour 2011
de reconduites à la frontiere :
28000
 
 
Objectif chiffre
pour 2011
d’interpellations d’aidants :
5500
 
Plus de détails : ici

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