28.02.2009

Ne dites jamais à quoi bon?

Le titre de ce billet est une citation de Paul Valéry (Regard sur le monde actuel), que l'on retrouve dans le texte "En guise d'avant propos" du livre L'Europe, cette emmerdeuse, très beau texte de mon cher et regretté ami Daniel Riot, décédé aujourd'hui.


 
Si c'est à lui que je dois tous ces mots qui s'enchaînent sur ce blog depuis quelques mois, ces mots qui traduisent tant de convictions, d'illusions et d'espoir, c'est parce que c'est le premier à m'avoir encouragée... C'est lui qui m'a montré à quel point les mots se partagent et sont une chance pour ceux qui veulent vraiment changer le monde, donner des impulsions, poursuivre l'idéal de justice... et ouvrir leur regard en direction d'un monde plus large tourné vers l'Europe surtout, et vers la personne toujours.


 
Des lettres aux mots, des mots aux textes, des textes aux combats... il n'y a à chaque fois que quelques pas que Daniel Riot a toujours effectués avec passion, dans toute sa carrière de journaliste, d'écrivain, de commentateur, prouvant que la génération des combattants ne doit jamais s'essouffler. Un exemple pour moi depuis le jour où je l'ai rencontré. Un exemple pour tant d'autres, mais je ne peux parler qu'en mon nom, celui de quelqu'un qui a beaucoup de peine, de tristesse mais à qui il reste une partie de cette énergie que Daniel partageait si généreusement.


 
A lire sur Relatio : le texte de René Eckhardt, vice Président du Cercle Relatio.
 
Quelques mots encore de Paul Valéry, extraits de La Palme :
 

[...]

Ces jours qui te semblent vides

Et perdus pour l'univers

Ont des racines avides

Qui travaillent les déserts.

La substance chevelue

Par les ténèbres élue

Ne peut s'arrêter jamais

Jusqu'aux entrailles du monde,

De poursuivre l'eau profonde

Que demandent les sommets.

[...]

 
 
De Victor Hugo (Correspondance , 1814 - 1848) :
"Pourquoi donc avons-nous des pieds et non des racines, si nous sommes fixés comme de misérables plantes à un point que nous ne pouvons quitter."
 
 
Et puis quelques mots de Daniel, présentant l'aboutissement de ses projets qui lui tenaient tant à coeur et qui devront perdurer :


 

 
Pour le lire :
- RELATIO-EUROPE
- blog - notes

 

Les mots qui se partagent ne font pas diminuer la peine, mais ils lui permettent d'accepter, et de faire une pause...
et de penser à Caroll, à tous leurs proches...

 

Et puis, je n'ai pas eu le temps de lui dire MERCI POUR TOUT.

27.02.2009

Surcharge de travail...

... pour les agents ANPE dans les prochains temps...logo_anpe_fr[1].gif

 

Vendredi soir, fin d'une semaine épuisante à tous les niveaux, peu de temps pour réagir à l'actualité de manière forte, la crise obligeant en tout état de cause à privilégier le travail de fond et le long terme pour sortir de cette situation très critique qui laisse beaucoup de victimes sur son passage et qui n'a pas fini ses ravages.

 

Les agents ANPE se plaignent depuis des mois de ne pouvoir exercer leur rôle de manière optimale, qui suppose naturellement l'accompagnement au retour à l'emploi. Devant la recrudescence du nombre de "dossiers" (il s'agit avant tout de "dossiers" tellement le temps imparti aux personnes demeure insuffisant), la personnalisation du conseil et de l'accompagnement devient de plus en plus difficile, ce qui révèle surtout l'inconséquence des décisions gouvernementales en termes de décisions pour éradiquer le chômage.

 

L'obligation d'accepter les offres alors qu'il y en a si peu est une décision à court terme.

Le RSA qui dédommage les pertes de pouvoir d'achat en cas de retour à l'emploi et qui montre du doigt ceux qui ne le "méritent" pas parce qu'ils ne parviennent pas à travailler est une décision à court terme.

Les réformes en cours de la formation qui donnent la priorité à la formation des non-qualifiés sur des compétences pénuriques proposent dans le marché actuel des solutions à court terme.

Sans parler des solutions d'aides aux entreprises défaillantes qui ne prennent pas en compte le small business act européen, et n'ont qu'une perspective de court terme.

 

Le chômage augmente dans la zone euro de 8.2% au mois de janvier.

 

Aucune répercussion donc des réformes bidon, c'est flagrant. Ces solutions n'auraient pas été non plus très probantes en-dehors de la crise, mais leur inefficacité aurait pu passer inaperçue. Et comme on sait que certains analystes financiers donnaient l'alerte depuis de longs mois en 2007-2008 sur la fragilité de notre système économique, on a la preuve que nous sommes gouvernés par des inconscients.(s'il en fallait encore)

 

Des pistes?

 

Il me semble, à moi modeste professionnelle du secteur de l'emploi et de la formation depuis 8 ans, avec un esprit critique et tourné vers des idéaux humanistes, que c'est à partir de l'idée de parcours professionnel et par extension d'employabilité qu'il faut enfin poser les problématiques; il sagit de penser à la capacité humaine à trouver un emploi, à le maintenir, ou/et à capitaliser ses expériences pour développer ses compétences par l'évolution, le changement, la formation.

Le formation initiale doit prendre en compte la préparation à la flexibilité et à la formulation d'un projet qui oriente ensuite la carrière ou les choix... Même si certains emplois ne seront jamais que des gagne-pains ou des occupations tournées vers la survie de ses proches, ils ne doivent plus revêtir le même caractère définitif. La formation initiale doit donner du lien avec le monde de l'emploi et donc de la formation continue. Un véritable accompagnement des entreprises sur la base de l'intégration d'une véritable politique de formation à l'intérieur de la stratégie à long terme... doit aussi être encouragée. Il ne s'agit pas seulement de gestion des compétences pour l'entreprise, mais de gestion du parcours professionnel de ses salariés qui ne sont plus liés à vie à leur structure.

 

 

Et en période de chômage, comment travailler sur son employabilité?

On pourrait imaginer des agents ANPE qui s'occupent de personnes par le biais d'un parcours et non comme un simple numéro de dossier.(il faut bien sûr leur en donner les moyens).

En période de long chômage, il n'est pas forcément utile de combler les "groupes à former" avec des personnes en attendant les jours meilleurs juste parce que la compétence de la session de formation est "classée pénurique" : si on n'est pas sûr d'assurer derrière avec un poste de travail et qu'en plus, la compétence n'intéresse pas outre mesure le demandeur d'emploi, on jette (encore) l'argent par les fenêtres.

 

La longue période de chômage qui attend certaines personnes va être douloureuse... L'occasion de recréer du lien, de s'associer et de s'engager dans le milieu associatif pour garder du contact, des connexions, en attendant que le Nième plan de relance à court terme fasse repartir l'emploi... ou alors dès que l'homme providentiel sera descendu du ciel avec son habit de Superman et sa rollex... ou alors en regardant un peu plus loin que le bout de son nez, avec l'Europe, dans les projets à long terme d'encouragement de l'innovation et de l'initiative...

Donner du sens au vivre-ensemble malgré tout, trouver la force et l'énergie avec les autres... et même rejoindre tous ceux qui se bougent pour construire cette nouvelle société...

 

Ce week-end, ce sera... pfff repos. Parce que j'ai du boulot, que je peux me le permettre, et que mon temps c'est du luxe que je peux essayer de consacrer aux autres...

 

Un petit exemple (dont j'avais déjà parlé) de mesures à long terme qui résisteront à la crise : Le Small Business Act ici

24.02.2009

De la discipline de parti à la culture de parti

PicassoDanse.jpgDepuis quelques jours, quelques semaines, trotte dans ma tête l'envie d'écrire de nouveau sur l'engagement à l'intérieur d'un parti politique et surtout sur ce qui le justifie entre les illusions  que je portais  encore il y a un an et demi où je faisais mes "grands débuts", et les réalités d'aujourd'hui qui me prouvent jour après jour que le parti n'est pas la priorité de ceux qui veulent vraiment le changement...

 

 

Un parti, c'est un appareil pour gagner des élections, et s'il s'auréole de valeurs, d'idées et de combats justes, il n'en poursuit pas moins la conquête du pouvoir. Officiellement pour pouvoir mettre en oeuvre un projet de société fondé sur ses bases fondatrices.  Officieusement, pour donner plus de puissance au parti, recruter des gentils bonshommes besogneux colleurs d'affiches, distributeurs de tracts et animateurs de grands rassemblements pour montrer qu'il y a du monde, du soutien, une force numérique puissante... mais pas forcément prospective et force de proposition. Parce que dans l'action, les élus au pouvoir ont du mal à faire triompher leurs idées face aux lobbys et aux conflits d'intérêts... et quand ils prouvent déjà avant d'être élus leur manque de ténacité, alors la confiance n'a plus de place.

 

 

Des règles d'or à observer : le militant lambda ne s'exprime pas au nom du parti et fait attention à son esprit critique, et le candidat ou l'élu évite les sujets polémiques...

 

Discipline, discipline... Organisation, exécutif et exécutants... représentants et contributeurs...

 

Et puis dans la durée, des déceptions, des départs, des résignation, jusqu'aux élections, on y va, faut gagner.

 

 

Un parti de militants, c'est autre chose; un mouvement démocratique, c'est une organisation qui ne repose pas sur la discipline mais sur la culture. La culture de parti, c'est quoi? Quand on sait que les Présidentielles éveillent de nouvelles vocations qui se découvrent une ambition pour le parti ou par le parti, on peut être sûr que le magma des inexpérimentés doit être coordonné pour avancer dans le même sens... Et comment alors éviter de réinstaurer la discipline de parti et de nier toutes ces forces vives qui ne demandent qu'à faire vivre les raisons de leur engagement et qui sont les fondements-mêmes de la structure dans laquelle ils ont pris leur carte et ont décidé de se battre?

 

 

La culture selon la définion de l'UNESCO "dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social".

En extrapolant un peu, on pourrait définir la culture de parti comme l'ensemble des traits distintifs et des apports de ses adhérents.

Souvent niée et reléguée au second plan, la culture est un mouvement, une évolution, la trace d'une créativité en acte encouragée par la transmission de l'un à l'autre, par le langage, la compréhension, l'échange et le dialogue. La culture façonne l'homme. La culture de parti pourrait façonner le militant, l'adhérent, et le rendre créateur de nouvelles normes, de nouvelles donnes et faire évoluer un sentiment d'appartenance qui s'imposerait par lui-même au lieu d'attendre "l'appartenance obligée" par le haut.

 

Coordonner une culture de parti en lieu et place d'une discipline de parti nécessite aussi de changer son regard sur l'ambition d'un parti : celui de vraiment changer la société en laissant ses membres se façonner dans les valeurs fondatrices par leur créativité et leurs initiatives, et par extension faire grandir l'élan des idées fondatrices... Une culture de parti aurait à l'extérieur une autre visibilité que celle du "tous pourris", '"comprennent rien les politiques"...

Et surtout, on pourrait même dire que les personnalités qui en émergeraient seraient avant tout les plus novatrices, volontaires et dynamiques, à la place de ceux qui maîtrisent les rouages, les combines, et qui ont des zamis plus influents que les zamis facebook....

 

 

Je ne  suis pas en train d'insinuer une volonté de quitter le MoDem, loin de là... juste quelques réflexions en guise de pause que je m'accorde (ouais une petite heure!) avant de reprendre mes activités qui sont nombreuses et me permettent de conserver une dynamique qui aurait disparu sans engagements externes dans des milieux qui laissent davantage de place à l'expression. Donc des idées plein la tête, des propositions qui aujourd'hui ont des répercussions sur mes envies au MoDem local, tout va bien donc. J'encourage donc tous les adhérents qui attendent trop de leur parti de s'engager surtout ailleurs avant tout et de venir nourrir le travail du parti de manière moins attentiste pour transformer eux-mêmes l'organisation, celle d'un parti fondé sur sa culture et non sur sa discipline d'appareil... 

23.02.2009

L'actualité vue par les femmes

Le nouveau thème abordé par les FEMMES ENGAGEES :

"ce qui nous a fait réfléchir ou réagir cette semaine."

 

Découvrez progressivement nos articles cette semaine en cliquant :

 

Petit à petit, lisez les billets de :

22.02.2009

Le don d'organe, dans la perspective d'un projet de société humaniste

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Alors que la crise met l'accent sur l'obligation de repenser les modèles sociaux, économiques et financiers, on oublie d'autres grandes causes déjà enclenchées précédemment et qui s'inscrivent de manière vraiment compatible avec la perspective d'un projet de société solidaire et fondé sur d'autres valeurs que celles de la consommation absolue par l'endettement massif et dérégulé, et sur la loi du plus fort.


 
En décembre 2008, François Fillon annonçait que la Grande Cause Nationale 2009 reposait sur le "don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse" 
"[...] car malgré les efforts et l’engagement de la société civile, "les besoins non couverts demeurent préoccupants", selon les termes d’un communiqué de Matignon. Les besoins concernent les produits sanguins pour un million de malades chaque année ; en plaquettes et en moelle osseuse pour des milliers de personnes atteintes de maladies graves comme les leucémies. Elles concernent aussi les dons d’organes : l’année dernière, 4 666 malades ont bénéficié de greffes mais 13 000 patients sont encore en attente et 227 personnes sont mortes faute de greffe. " 
 
 
Je voudrais surtout vous parler d'un livre que j'ai lu l'année dernière, Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro publié en 2005 donc bien avant la crise. Dans le cadre d'un roman d'anticipation, dont l'action se déroule au Royaume-Uni, l'auteur imagine une société dans laquelle on clone des êtres humains qu'on va "éduquer" en milieu clôt et isolé afin de les rendre prêts aux dons d'organes, et uniquement à cet objectif. Sans famille, sans relations avec la société réelle hormis à l'âge adulte dans les hôpitaux au moment d'effectuer les dons, ces individus dénaturalisés et déshumanisés n'en éprouvent pas moins des émotions, des sentiments et des doutes, même s'ils ne peuvent une seule seconde remettre en cause leur vocation de donneurs; vocation qui les conduit à une mort précoce avec la sensation du devoir accompli. Le but de leur vie : donner leurs organes à une société qui feint d'ignorer leur existence jusqu'au jour où elle en a besoin... 
 
 
Sans aller plus loin dans le récit afin de vous encourager à ouvrir ces pages, le but de ce billet est surtout de poser une question : devons-nous vraiment attendre que la science nous donne les solutions pour sauver les personnes, solutions s'inscrivant également hors des champs de l'éthique et de la régulation, ou devons-nous profiter de cette crise pour intégrer dans notre projet une nouvelle définition de l'humain? L'humain n'est rien sans la communauté des hommes, elle-même divisée en différentes communautés, mais s'appuyant sur des liens qui reposent sur l'amour, la reconnaissance, le sentiment d'appartenance, critères oubliés dès l'apparition de la loi du plus fort qui instaure dans les relations la concurrence, la haine et la défiance... Je ne souhaite pas sombrer dans l'angélisme de l'homme naturel bon, mais simplement rappeler qu'il le peut, et même qu'il le doit en ce moment. La solidarité régule toutes les relations et tous les actes... Elle n'est pas généralisée mais on sent quelques élans et prémisses en ce moment dans les différents mouvements de foule... parce qu'elle naît d'une révolte et non d'un ordre venant de l'homme providentiel.

 

L'organe qu'on peut donner ou recevoir, c'est le symbole charnel de ce qui rapproche les hommes : une identité dans la composition de notre organisme, partie intégrante de notre personnalité et donc de toutes les étapes de notre vie et de nos choix.

 

greffe.jpgLe don d'organe est sans doute une des questions centrales de la solidarité que nous devons intégrer dans le projet de société à construire en réaction à la crise et aux antipodes de celui qui nous est proposé aujourd'hui par la "rolex-band". Je n'ai pas l'impression après de multiples lectures que ce point soit abordé par Roselyne Bachelot dans le cadre de son plan "Patients, santé et territoires" puisqu'il traite de la gestion avant de s'intéresser à la dimension solidaire; ce qui peut paraître aussi un peu dommage alors qu'on est dans l'année de la Grande Cause nationale du Don d'organes...

 

Words words words...

 

19.02.2009

Message de service

En raison d'une activité débordante pour les générations futures (si si c'est vrai...!), j'informe tous ceux qui me taguent depuis deux semaines qu'il va falloir patienter un peu, j'ai donc trois articles de TAG en attente :

- sur le libéralisme

- sur les 500 Euros/500 secondes

- sur la 6ème photo

 

(sachant que pour chaque tag, il y a plusieurs tagueurs grrrr)

 

Le prochain qui me tague aura un gage, :-).

(d'ailleurs si vous avez des idées pour le gage...)

 

En attendant, ... patience :-). Je m'y remets très vite!

16.02.2009

Monday... Happy Day

Bah alors qu'est-ce que vous faites là?

 

Lundi, c'est ICI que ça se passe, chez toutes les copines ;-).

 

Aujourd'hui, chacune parle de son engagement, pour en savoir plus, cliquez!!!

Avec comme d'hab, une équipe de choc et de charme...

14.02.2009

Alerte rouge : quand on se moque de la notion de parcours professionnel...

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Si c'est dans le recul des acquis que naissent les plus grandes révolutions, j'entends déjà dans les campagnes mugir ces féroces soldats... sauf que les plus féroces sont les empereurs qui égorgent nos droits sans concertation et de la manière la plus hypocrite qui soit.

 

 

Une des spécialités récurrentes de l'actuel gouvernement qui me fait trouver que le temps est long parfois, c'est de partir d'un contexte particulier pour amorcer des réformes plus globales qui passeront plus facilement par la suite. J'ai quelques obsessions dans mes réflexions aujourd'hui, en grande attente que je suis des textes de loi sur la réforme de la formation professionnelle dans laquelle justement je déplorais récemment l'absence de réelle réflexion sur l'idée d'un PARCOURS PROFESSIONNEL INDIVIDUEL à en croire les premiers rapports.

 

En effet, on préconise de se pencher sur les besoins du marché et d'adapter les pions humains à ce marché en les formant à l'obtention de statuts (statut de personne formée non pas à telle métier mais à telle ou telle tâche, avant d'être formée de nouveau à telle ou telle tâche), sans rapport avec un projet personnel. Même si tous les individus ne formulent pas de projet à long terme, on ignore les compétences, on préfère juger les aptitudes à acquérir des statuts. Bref, j'attends le texte de loi avant de m'énerver davantage... Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à avoir entendu les propos du Président de l'Empire français en construction (si nous n'y prenons garde)... Parce que Monsieur lui au moins parle de parcours professionnel, de carrière... Regain d'intérêt pour la question? Heu non, puisqu'elle n'est pas abordée dans sa globalité. Non, on ne parle pas de long terme, de la nécessité de construire un parcours flexible tout au long de sa vie, s'assimilant à un puzzle à construire... Non on ne parle pas d'ambition, de vocation et d'individualisation d'un parcours (pensez-vous, les agents ANPE ont des quotas à prendre en compte dans les statistiques, mais aussi dans le nombre de "traitement de dossiers" à la journée...)

 

" [...] Parce qu'un congé parental de longue durée, c'est une rupture dans un parcours professionnel.[...]" dit M . le Président.

 

 

Tout simplement, on associe parcours professionnel à précarité... et à femme. Ces pauv' nanas qui font des petits rejetons futurs payeurs de nos retraites en travaillant plus (et peut-être même en travaillant plus jeunes bientôt...) perdent toutes leurs capacités à la maison, et va falloir les former parce que le crochet et le repassage des bavoirs sclérosent le cerveau. C'est aussi pour cela qu'elles touchent si peu d'argent mais bon, à quoi bon payer plus celles qui travaillent moins? Elles coûtent cher franchement, et en plus elles reviennent comme des boulets et veulent reprendre une activité normale. Stop. On va réformer tout cela. Et on s'appuie sur de grandes études sociologiques : cf. le Monde : Le congé parental est une "trappe à inactivité qui handicape la carrière professionnelle des femmes", écrivait dans son rapport la députée (UMP) Michèle Tabarot.

 

Qui HANDICAPE!!!

 

Donc on raccourcit le congé parental... de la part d'un Président habitué à tous les raccourcis, plus rien n'est étonnant...

Mais... Non seulement on est en plein recul sur le respect des familles, sur la place de la femme dans la société puisqu'on traite ce sujet sous des angles toujours nourris d'arrières-pensées, mais surtout ATTENTION : le parcours professionnel et la carrière sont abordés par la précarité et les notions de coûts... Pile quelques jours ou semaines avant d'aborder la réforme de la formation professionnelle.

 

On est dans une perspective de "gâchis" global du secteur de l'emploi... et d'un projet de société en général.

 

ALERTE ROUGE... faites suivre le buzz...

 

Tout comme :

Olympe

Aurélien

Marie-Laure

mrs clooney 
marc vasseur 
Trublyonne 
Alcibiade
Falconhill
Sarkobasta
bahbyCC  
Sarkofrance 
Laure Leforestier  

10.02.2009

Alerte PME : quand les chiffres de l'export parlent.

Les chiffres provisoires pour l'année 2008 viennent de paraître : les opérateurs du commerce extérieur.pdf  (Ces chiffres émanent des douanes).

 

Si on se penche sur le cas des PME indépendantes, on constate que les chiffres alarmants en matière de baisse du nombre d'exportateurs (-3.1% par rapport à 2007 sur la globalité) touchent plus spécifiquement les entreprises de moins de 250 salariés (surtout les moins de 20) non rattachées à un groupe. Et comme les partenariats avec l'Europe ne semblent pas encouragés (-4.2% d'exportation en provenance de la France!!!), on constate que les chiffres continuent de baisser en direction des pays limitrophes alors qu'ils sont en hausse si l'on regarde vers l'Europe élargie.

 

Et pendant ce temps-là, on continue d'importer : +2.7% et d'acheter aux Chinois et aux Américains.

 

Les PME indépendantes et partenaires de l'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Espagne, d'Italie, etc... doivent-elles réorienter leur stratégie pour autant?

S'affranchir de l'appartenance à un groupe, c'est :

- garder l'autonomie vis à vis de ses décisions en matière de développement et de choix de prestations et de partenariats.

- se protéger des conflits d'intérêts en matière de production et d'innovation, et donc préserver ses capacités de créativité et de création de valeur (je ne parle pas seulement en termes financiers, mais en termes de brevets et de culture entre autres).

- renforcer des spécificités, des compétences recherchées et promouvoir l'expertise et l'exception.

(...)

 

De quoi ont besoin aujourd'hui les PME,  qui en plus de voir se boucher les voies de l'exportation, subissent de plein fouet les effets de la crise en augmentant leurs cas de défaillances? Pourrait-on enfin envisager vraiment :

- une politique européenne de partenariats fondée sur la complémentarité des expertises.

- la formation des dirigeants dans les domaines de la stratégie et du long terme pour leur permettre de mieux affronter les travers que la société inflige à leur autonomie. (augmenter les budgets et ouvrir des fonds pour les dirigeants non salariés)

- un recensement en termes de réels pôles de compétences pour éventuellement lier le monde de la recherche (en crise!...) davantage à ces entreprises privées, et développer ainsi d'autres formes de partenariats déjà existants, et ce qui serait souhaitable, fondés sur une stratégie plus globale.

- et surtout qu'on s'intéresse à elles... enfin et pour de vrai.

 

Le retrait de la taxe professionnelle est un signe vers les PME mais qui met l'accent de nouveau sur... le cash! Alors que... comment dire... tous les signes de la ruine sont dans les chiffres : on privilégie les grands groupes, ceux qui font parler d'eux et qui communiquent, qui rachètent la presse, entrent dans toutes sortes de partenariats qui ne font pas toujours grandir l'image de la France et le rattachement à l'Europe.

 

Mais l'exportation a baissé aussi pour les grands groupes, même si c'est moins sensible. La France et l'Europe ont tout intérêt à réfléchir sur ce qui crée leur richesse et leur culture davantage que leur identité, qui en France est assez connotée "papiers" et "réseaux"... tout est lié finalement... aïe. De même qu'il faut pour entrer en France des papiers et un carnet d'adresses, il faut pour en sortir... des en-têtes et des carnets d'adresse. A changer... encore.

 

09.02.2009

En guise d'info

Avis à tous ceux qui cherchent à faire des propositions sur la question de l'économie et de l'emploi, une source d'inspiration s'offre à nous dans ma chère patrie précédente, Lyon : les 27 et 28  février 2009 à l'Espace Tête d'Or se déroulera le :

 

2EME FORUM DE L'EMPLOI ET DES METIERS DANS L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN RHONE-ALPES

 

 

A l'heure où la crise nous invite à réinventer des formes d'actions et des activités dynamiques, et pas seulement à subir les fléaux engendrés par l'inconséquence de nos dirigeants qui encourageaient la dérégulation généralisée, appuyons-nous sur ce qui existe déjà et allons plus loin... Inspiration, et actions...

 

Extrait :

"L'emploi autrement
Ces structures ont en commun une autre philosophie de l'économie. L'enjeu est moins de réaliser des profits que de développer des services pour la population tout en réinvestissant massivement les éventuels excédents dans le développement de l'activité. Gestion désintéressée des associations et mutuelles, management participatif des coopératives, le fonctionnement des structures de l'économie sociale et solidaire crée des emplois qui ont du sens au service d'activité qui placent l'humain au cœur de l'économie et jouent la carte de la solidarité, de la proximité et du développement local. 60 % de l'effectif salarié de l'ESS en Rhône-Alpes travaille ainsi dans les secteurs de l'éducation, de la santé et de l'action sociale. Mais l'économie sociale et solidaire c'est aussi des secteurs émergents sur des thématiques qui s'adaptent aux nouveaux besoins. Le développement de l'éco-construction, le succès de la consommation responsable et des finances solidaires doivent beaucoup au dynamisme des réseaux de l'économie sociale et solidaire. Autant d'opportunité de trouver un métier qui permette de réaliser ses aspirations.

Les secteurs qui embauchent
Malgré la conjoncture difficile, l'économie sociale et solidaire demeure un vivier d'emplois. Plus gros employeurs du champ, le secteur sanitaire et social continue de recruter de façon importante et notamment dans le secteur des services à la personne où les besoins sont importants. Les mutuelles d'assurance ont également un fort besoin de profils commerciaux. Le secteur de l'animation, du sport et des loisirs constitue aussi un débouché important même si les postes proposés sont souvent plutôt saisonniers ou à temps partiel. Avec un rappel ; la croissance de l’emploi est plus rapide dans le secteur associatif que dans l’ensemble de l’économie."

 

Le site du forum : ici

Je pense pouvoir y aller et vous proposerai un petit compte-rendu qui bien sûr fera l'objet de travaux dans le cadre de la Commission Emploi du MoDem...

 

 et rêvons d'un autre monde : "vous verrez quand ce sera nous
Plus de violence, plus de coup"

 

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