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31.07.2008
J - 1
Il est enfin grand temps de partir se reposer un peu!
De prendre un peu de recul pour revenir en pleine forme pour toutes mes activités, et plus particulièrement pour celle qui m'a le plus occupée ces derniers temps : les élections des instances internes départementales au Mouvement Démocrate!
Ces élections sont importantes particulièrement dans le Bas-Rhin où le chantier est particulièrement ambitieux, sachant que les nouvelles fondations ne peuvent en aucun cas se retrouver en terrain inconstructible et inondable...
Malgré les nombreuses sollicitations d'Anne Meunier et de son équipe, j'ai préféré rejoindre un autre groupe et construire un projet avec l'équipe Ambition Démocrate, beaucoup plus déterminée à engager nos structures départementales dans une organisation véritablement démocratique, qui d'une part implique les militants en organisant leur travail de manière à ce qu'il aboutisse à des réelles propositions, qui d'autre part favorise l'équilibre des pouvoirs afin d'éviter toute dérive possible, qui organise également sa communication de manière réellement coordonnée, ... Je ne souhaite pas dévoiler dans ces lignes tout le projet, une bonne partie est déjà lisibe : http://www.ambitiondemocrate.fr/
De plus, cette équipe ne s'engage pas que dans des perspectives électoralistes : certains membres se sont impliqués (en plus des élections municipales et cantonales) dans toute la vie du parti depuis sa création : participation à Seignosse, Villepinte, propositions d'amendements pour le réglement intérieur, allers-retours dans la journée Strasbourg-Paris pour la Convention des élus, la Convention sur L'Europe, la journée démocrate du Blanc-Mesnil... Construire le Mouvement Démocrate, ce n'est pas seulement construire des listes pour chaque élection, surtout si c'est pour ne pas respecter par la suite les engagements de sa profession de foi (cf. Conseil National). Et aucun d'entre nous ne s'est perdu dans des comportements déloyaux consistant par exemple à inviter à voter vert pour les Municipales, face à une liste MoDem...
Je reviendrai avec beaucoup plus d'arguments dans quelques temps, lorsque la campagne sera vraiment lancée, nourrie par des vacances reposantes, et j'espère que d'ici là, l'équité sera rétablie dans l'accès aux moyens de contacter les adhérents et de présenter son projet.
Amis militants bas-rhinois, soyez acteurs de l'avenir du MoDem bas-rhinois, soutenez des militants actifs dans les faits et pas seulement dans les mots, et rejoignez-nous dès aujourd'hui : ici
En attendant, vivement demain!... : BONNES VACANCES!!!
11:40 Publié dans MoDem 67 | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.07.2008
Quoi bouquiner sous le soleil...?
Question existentielle s'il en est à quelques heures du départ en vacances... Vendredi et la vie sauvage et estivale, c'est le grand jour. Quitter ces magnifiques contrées alsaciennes, cette atmosphère exotique aux odeurs de Gewurtzraminer l'été, de canelle l'hiver, et de choucroute toute l'année, ... pour la côte atlantique, les vagues, l'iode et le grand air... et bien sûr le soleil!
Mon entourage m'interdisant formellement de prendre avec moi ma besace démocrate, il s'agit donc de remplir ma besace de plage, et de faire en sorte que ces quelques jours sans internet (un vrai pari!) ne soient pas trop déstabilisants. A mille lieux des retournements de situation au MoDem et surtout le MoDem 67, qui sait ce qui peut arriver? Balades, rencontres, visites, bon temps et... repos agrémenté de jus de fruits baignant dans le rhum ou différentes mixtures concoctées par les magiciens des bars locaux, et tout ça avec un bon bouquin. Oui mais lequel emmener avec moi cet été, qui ne soit ni trop sérieux (je n'ai que l'embarras du choix dans mes bibliothèques :- p), ni trop beauf (magazines aux sujets renversants : Carla dans le Sud, Carla à la plage, Carla à la ferme, C'est Carlita qui m'a dit), ni trop abstrait (dédicace : il se reconnaîtra ; ) , bref, THE bouquin de l'été... celui qui se lit vite, qui invite à des réflexions, mais pas trop poussées car elles ne devront pas dépasser le stade de la discussion éventuellement lors de l'apéro, celui dont on peut sortir sans amertume pour goûter d'autres plaisirs plus actifs, celui qui malgré tout accompagnera mes souvenirs de vacances, ce qui nécessite qu'il ait un impact fort?
Quand je vois les tonnes de bouquins que j'ai ici, dont certains achetés récemment qui paraissent palpitants mais que je n'ai pas encore lus, je me dis que le pluralisme de mes goûts littéraires est un véritable inconvénient... le pluralisme me pose décidément toujours problème, le pluralisme, on ne l'accepte que dehors, n'est-ce pas? (clin d'oeil de démocrate, j'y ai droit jusqu'à jeudi soir).
Bon alors, un John Irving? Un Philip Roth? (je leur fais un peu de pub en même temps, à deux de mes auteurs favoris), un Dostoievski ou un Nothomb ? (ce sera un roman, ça au moins c'est sûr). Toute suggestion est la bienvenue...
20:04 Publié dans détente | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.07.2008
Handicap International : le rapport
Handicap International vient de publier son rapport d'activité 2007 : ici
Un bilan d'action et un bilan financier. Et des montagnes de projets encore. Agir dans l'urgence et sur le long terme, ce sont les mots d'ordre de cette organisation, "partout où vivre debout ne va pas de soi".
16:03 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libreté, social, éducation
L'orientation scolaire n'est pas que scolaire
L'orientation scolaire détermine souvent la réussite professionnelle ultérieure, même si d'autres paramètres interviennent nécessairement dans la vie d'adulte et dans l'exercice du métier et qui peuvent aboutir à des orientations non prévues et tout autant déterminantes. Les parents ont souvent tendance à confier à l'école cette responsabilité, tout en s'impliquant à la mesure de leurs connaissances et des projets nourris pour leurs enfants, comme le prouvent les statistiques qui révèlent des constantes : les enfants de cadres ou d'enseignants réussissent davantage leur accès au baccalauréat général et aux études supérieures que les enfants d'ouvriers et de parents sans emploi.
Les constats sont les mêmes depuis des décennies, et la montée du chômage ainsi que les contraintes qui pèsent sur la flexibilité de l'emploi et la nécessité de se montrer capable de changer de carrière, mettent en valeur l'impératif absolu de changement dans la construction du devenir scolaire des élèves.
Le Haut Conseil de l'Education vient de publier son rapport 2008, intitulé L'orientation scolaire, (ici) sensé servir de diagnostic et donc de base à des réformes dans l'Education Nationale, dont on parle depuis si longtemps. En effet,le Conseil Européen en 2000 avait entériné la décision relative à un grand projet pour l'Europe : en faire la "société de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d'ici 2010". L'orientation scolaire est mal coordonnée dans toute l'Europe et nécessite donc une réforme en profondeur adaptée aux objectifs fixés.
Ce rapport ne nous apprend rien de nouveau quant à l'état des lieux, d'une orientation qui trie les élèves en excluant des filières générales les moins doués pour les savoirs abstraits (rendant les filières professionnelles attractives seulement par défaut), à l'inadéquation entre l'orientation et l'offre professionnelle en général.
Remèdes proposés comme axes de réflexion :
les Régions devraient prendre en charge la coordination de cette orientation scolaire en s'appuyant sur différents axes de développement de cette activité :
- la prise en charge de l'accueil et de l'information : alors que l'Etat poursuit sa mission interministérielle de définition de cartes scolaires et de filières selon les besoins réels détectés sur le territoire, la Région relaie cette information auprès des familles, et s'occupe de fournir les ressources et d'animer ces services. Ce qui remet en cause le bien-fondé de l'existence de toutes les structures existantes (le CIO, les MGI, les missions locales, l'ONISEP, etc etc), qui ont du mal à se différencier aux yeux du grand public.
- le conseiller en orientation, actuellement nommé conseiller d'orientation psychologue, ne bénéficie pas réellement d'encadrement, ni d'objectifs, et effectue donc des missions la plupart du temps de manière arbitraire même si son implication et son dévouement ne sont pas remis en cause. Si les directeurs de CIO relevaient des régions et coordonnaient les actions des conseillers d'orientation, on pourrait imaginer la possibilité de définir une réelle complémentarité des différentes compétences et une cohésion dans l'action, ainsi qu'une cohérence vis à vis des besoins et des attentes, aussi bien celles des familles que celles du marché du travail.
- les professeurs devraient aussi davantage être impliqués, sur la base du volontariat, afin d'assister les conseillers d'orientations grâce à une mission de "professeur référent" (suite à formation), chargé d'accompagner un certain nombre d'élèves dans un contexte complémentaire.
- l'éducation à l'orientation, fondamentale afin d'éviter les stéréotypes et les automatismes souvent générateurs de choix par défaut devrait devenir un moteur de l'orientation scolaire. Construire son projet professionnel plutot que se laisser influencer par manque de connaissance devrait être un comportement normal d'élève; les documentalistes ont là leur rôle à jouer.
En guise de commentaire, je dirais que je trouve que l'idée de renforcer la proximité dans la détermination de la cohérence et de la cohésion du parcours scolaire des élèves ne peut qu'être bénéfique pour répondre ponctuellement aux attentes des familles et des écoles, collèges, lycées.
Parallèlement, on fait référence au début du diagnostic à un projet européen qui va concerner tous les pays membres, ayant pour but de renforcer l'attractivité du système scolaire et éducatif européen. Or dans le rapport du Haut Conseil de l'Education, on ne mentionne plus du tout le projet initial dans les conclusions. S'il doit s'agir d'une réelle politique d'éducation européenne, la proximité renforcée n'apportera pas de réponse suffisante. Quid des échanges interrégionaux, des solutions de mise en oeuvre reposant sur un budget cohérent, et surtout de la coopération transfrontalière et paneuropéenne? L'apprentissage des langues vivantes s'accompagne souvent d'échanges scolaires dans les pays concernés; ne pourrait-on pas imaginer des échanges d'autres types entre personnel de l'éducation nationale, et de fonctionnaires attachés aux régions? Des décisions parcellaires, nationales ou régionales isolées ne peuvent conduire à la réussite de cet objectif beaucoup plus global.
D'autre part, la formation scolaire ne suffit pas, et c'est une réelle préparation à la vie professionnelle qu'il faut envisager, incluant la prise de conscience que la formation continue après l'école, que le marché flexible dans lequel l'élève doit se préparer à évoluer est un monde qui va l'obliger à revenir régulièrement se former, qu'il s'agisse de savoirs de base, de connaissances métiers, ou de domaines d'approfondissement de ses propres compétences. L'orientation scolaire devrait prendre en compte cette nécessité de se préparer sans cesse à des réorientations et à une ouverture vis à vis des opportunités et des menaces d'une carrière; et c'est là que l'éducation à l'orientation prend tout son sens, mais les acteurs mentionnés dans le rapport ne suffisent pas. Un lien renforcé avec le monde de l'entreprise et des différents secteurs s'impose, et je crois qu'on le répète aussi depuis..... (à mon époque déjà, ;), il sagissait d'une évidence).
13:45 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, démocratie, Europe, éducation
24.07.2008
Monsieur Sarkozy, dessine-moi un mouton
"Dans les grandes transformations sociales, les résistances individuelles, honorables pour les caractères, sont impuissantes contre les faits". Chateaubriand.
S'interrogeant sur l'impuissance française à réussir ses réformes sans heurts et sans psychodrame, Lionel Steinmann, journaliste au journal les Echos, a écrit un article dans le mensuel Enjeux les Echos du mois de juillet, intitulé "Le style des politiques conditionne les réformes". Quelle approche choisir, comment trouver les mots justes et les méthodes appropriées, entre la tendance participative et consensuelle, ou au contraire le passage en force?
A travers la considération de 5 méthodes possibles, il dresse quelques constats :
- la manière forte : le modèle de Margaret Thatcher n'a pas été forcément le plus convaincant, même si les réformes déployées avec elle ont permis une réelle transformation en matière d'économie. Alain Juppé (sécu, retraites), Martine Aubry (35h), Dominique de Villepin (CPE), testant ces méthodes, ont dû affronter les courroux et payer les conséquences de cet excès de zèle, on n'accepte pas en France "le complexe de supériorité de la haute fonction publique".
- le consensus : les modèles prédominants dans cette optique sont le Danemark, la Suède, les Pays-Bas. Les accords sont trouvés à l'issue des négociations préalables, mais c'est plutôt rare en France, et on ne retrouve pas ce mode opératoire dans des réformes en profondeur, mais uniquement dans le cas de points précis, dans un détail. On n'aboutit dans ce contexte qu'à "des réformettes";
- le "respect" des contraintes de l'Europe : on va se cacher derrière le prétexte du diktat bruxellois afin de faire apparaître le caractère inéluctable des réformes et de se déresponsabiliser au maximum du poids de ces transformations peu populaires... pas étonnant que l'Europe ne soit pas un sujet d'intérêt pour nos concitoyens puisqu'on lui attribue les torts provoqués par la dérégulation du marché de l'énergie, l'ouverture à la concurrence des télécoms, les contraintes financières liées à la limitation des déficits budgétaires...
- la frénésie qui consiste à tout mener de front : afin de mettre fin à l'immobilisme, on entreprend de multiples réformes de manière simultanée... on avance mais on atteint un réel manque de lisibilité, on oublie les avancées et on prend le risque de perdre de la cohérence. Inutile d'aller chercher des exemples bien loin, observons ce qui se passe en ce moment : retraites et régimes spéciaux, service minimum dans les transports, constitution, justice, la liste est longue. Comment faire un bilan sérieux et voir clair dans tous ces mouvements, évaluer ce qui fonctionne ou pas?
- la suppression des avantages acquis, qui pour certains, "entravent le bon fonctionnement de l'économie". Il s'agit d'une théorie défendue par les économistes Jacques Delpha et Charles Wiplosz. Bien entendu, il faut dédommager tous les perdants dans ces décisions. On a pu effectuer un test de cette méthode en France avec les chauffeurs de taxi, lorsqu'on a souhaité libéraliser leur secteur d'activité : mais le dédommagement oblige aussi l'Etat à financer les emprunts des artisans taxis. Vu l'état des comptes publics, Bercy refuse. Même si cette solution est génératrice de nouveaux emplois, et que le client rembourse lui-même l'emprunt.
Pffff. Des méthodes séduisantes sont décrites dans l'article de Enjeux, mais... en France, ça ne marche pas. La stratégie gagnant-gagnant n'est pas à la base des négociations on reste dans l'affrontement des camps. Parce qu'on est incapable de dépasser les clivages des intérêts immédiats et des voix à gagner pour les prochaines élections, des adhésions à faire rentrer à l'intérieur des organisations syndicales, de la médiatisation suscitée par les opportinismes de prises de positions démagogues..., on en est réduit à l'immobilisme ou au passage masqué.
L'intérêt général et la santé à long terme, on les ignore, on ne les voit pas. Seule une politique affranchie de ce clientélisme à toute épreuve pourrait être la solution, mais il faudait déjà prendre en compte que les Français ont besoin d'être apprivoisés, qu'il faut les préparer aux réformes et donc leur permettre de voir plus loin que leur satisfaction immédiate... Education sociale et pédagogie à la base de cette thérapie... Un réformateur qui croit au bien-fondé de ses réformes doit donc apprivoiser les Français. Le "comment" est la question. Une politique humaniste en est la réponse, à condition qu'elle soit à l'écoute, lucide et non soumise...
Nicolas, dessine-moi un mouton!
23:24 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, démocratie, social
Recadrage
Je me souviens d'un de mes profs (cours sur les modèles et représentations des organisations), qui nous expliquait (c'était en 2003) que les entreprises qui n'avaient pas réussi à progresser en rejetant la cause sur les 35 heures souffraient tout simplement d'un problème d'organisation. Selon lui, les 35 heures étaient applicables dans n'importe quelle structure, à condition d'avoir anticipé de manière stratégique cette mise en place. J'avais émis quelques réserves... pour les PME dont les dirigeants ou membres des comités de direction sont au four et au moulin en permanence, polyvalents et hypersollicités, exerçant de nombreux métiers à la fois, il est difficile d'avoir une vision globale, qui permette réellement de mesurer les interactions et les conséquences des changements d'organisation. A moins de faire appel à des consultants, et donc de pouvoir les financer. Mais le temps a permis à ces dirigeants de prendre le recul nécessaire et de stabiliser les impacts des 35 heures, positifs et négatifs, d'autres n'ont pas réussi. La vision globale détermine la stratégie et la cohérence, puisqu'elle succède à la connaissance des fonctions et des interactions (entre les fonctions et vis à vis de l'environnement extérieur).
Stratégie et vision globale : si ce sont des mots clés de la réussite des entreprises, on pourrait apprécier que ce soit aussi les mots clés de la réussite d'une politique sociale...
A l'ordre du jour, nous avons donc une réforme qui escamote les acquis sociaux des 35 heures pour les cadres. Misère... j'avais 22 jours de RTT, que vont-ils devenir? (je sais... c'est juste pour faire jaser, je suis une grande privilégiée, je le reconnais)... La réponse est laissée à la libre appréciation de mon employeur... Mais on grogne quand même du côté des syndicats, pas mal aussi chez les cadres en général, en tout cas ceux qui sont au boulot aujourd'hui, parce que ceux qui sont en vacances n'ont peut-être pas tout suivi... (qu'ils en profitent... ce sont peut-être les dernières vacances... je sais, j'exagère, mais entre le pouvoir d'achat qui exige la patience et la possibilté de perdre des congés, je suis confuse ).
Très bien, donc travaillons plus. Mais parallèlement, on nous concocte une petite réforme sur le stress au travail, c'est notre médecin national du travail qui s'en occupe, j'ai nommé... Xavier Bertrand! Et oui, il paraîtrait que le surmenage est cause de stress, qui est reconnu comme maladie professionnelle dans le sens où il occasionne quelques pathologies d'ordre physique et/ou psychique. Surtout chez les cadres. Surmenés les cadres... Travaillent trop... Et ils vont travailler plus, et donc permettre aux médecins du travail de travailler plus aussi. Tout est lié en fait. (parce qu'on en entend des choses sur les médecins du travail...).
Et ce n'est pas tout! Quand on est dans la "démocratie sociale", comme dirait notre Hyperprésident, on s'occupe aussi de la progression de carrière! Donc une petite réforme sur la formation professionnelle se prépare aussi! Budget : 26 milliards d'Euros... Il est clair qu'il y a une véritable inégalité entre les grosses entreprises et les petites et moyennes en matière de formation, et grâce à la réforme, un peu d'équité devrait être rétablie... Objectif avoué (par Laurent Wauquiez) : progression de 5 à 10 % en termes d'accès à la formation pour les moins avantagées, soit une chance sur dix de pouvoir être formé. Dans le cadre de la rédaction de cette réforme, Christine Lagarde recommande de donner la priorité aux savoirs de base, pas aux cadres...
Ma question initiale était de savoir si la vision globale nécessaire à l'entreprise pour organiser les réformes en interne de manière cohérente était aussi une exigence de la politique sociale et de ses dirigeants...
Réponse dans les cahiers des charges des réformes en cours :
Les cadres sont surmenés, stressés, donc on va leur permettre de travailler plus, et de se reposer moins souvent, d'avoir moins de temps pour leurs loisirs qui peuvent leur servir d'aide à l'épanouissement et permettent l'aténuation du stress... Pas grave, il y a d'autres manières de s'épanouir dans le cadre de l'entreprise : grâce à la formation... mais les cadres ne sont pas prioritaires, de moins en moins, et pour peu qu'ils ne travaillent pas dans une grande multinationale qui permet un meilleur accès à la formation, il vaut mieux oublier.
Cadres, (particulièrement en PME), on ne se moquerait pas un peu de vous??? (c'est pas parce que soi-disant nous serions des privilégiés qu'il faut obligatoirement démarrer des réformes à contre-sens les unes par rapport aux autres).
Réponse donc à la question : pas de vision globale, plutôt une vision... hypermétrope. Ou alors c'est mon interprétation qui est une illusion d'optique.
Avant de retourner travailler et justifier l'octroi de mes RTT (...) je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire cette petite lettre ouverte du principal syndicat des cadres, la CFE-CGC, beaucoup d'humour pour mobiliser les cadres, mais pas tellement de concret, mais le MoDem y travaille :). (RDV donc pour les personnes militantes du MoDem intéressées à l'intérieur de la commission nationale "Social et Emploi")lettreouvertesarkozy22072008.pdf
13:50 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, démocratie
23.07.2008
dans l'attente d'un débat sur la condition des détenus des prisons françaises
Nombre de places dans les prisons : 50 806 places
Nombre de détenus : 64 250
cf www.lemonde.fr et communiqué du ministère de la justice : ici
Rachida Dati présentera à la rentrée son projet de loi pénitentiaire, sensé répondre aux problèmes provoqués par cette surpopulation.
Ce texte, s'appuyant sur les recommandations européennes, présentera une réforme liée à des objectifs fondamentaux dans le cadre du fonctionnement des prisons. Il abordera :
- les droits des détenus (en milieu fermé ou ouvert) et la prévention de la récidive.
- les missions du personnel des services pénitentiaires et leur encadrement juridique et professionnel.
Comme l'écrivait Marcel Aymé : "Les hommes appelés à en juger d'autres devraient avoir fait un stage de deux ou trois mois en prison" (La Tête des autres). Afin d'effectuer une visite virtuelle en prison, je vous invite à consulter le site de l'association Ban Public, créée en 1999, dont le but est "de favoriser la communication sur les problématiques de l’incarcération et de la détention, et d’aider à la réinsertion des personnes détenues."
le contenu du site :
"Les informations disponibles en ligne touchent autant à la vie “ dedans ” que “ dehors ”. La ligne éditoriale privilégie le service (infos pratiques, guide forum, listes de diffusion) et l’information (veille, analyse, documentation). Les archives intègrent des documents aussi différents que des textes de lois, des rapports, des lettres, photos, dessins, articles, études, statistiques, liens hypertextes ou interviews, structurés par une base de données et coordonnés par un puissant moteur de recherche. L’accès à la totalité des contenus est gratuit."
Il s'agit de : http://www.prison.eu.org
00:01 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, liberté
21.07.2008
Ultima Verba
La réforme de la Constitution a donc été adoptée en ce jour estival où les priorités de la véritable majorité étaient plutôt accordées à la plage, le tour de France, les courses, les dossiers à terminer sur le bureau... Et pourtant, "c'est la démocratie qui a gagné" dixit Sarkozy...
Encore un peu moins de quatre ans avant de pouvoir prétendre proposer une nouvelle grande réforme, fondée peut-être davantage sur un projet de société tout entier, et sur un modèle plus représentatif de la population, et donc plus fédérateur et digne d'intérêt...
Détail des votes : ici . Essentiellement des votes de parti (sauf pour le MoDem et les centristes, très divisés, si l'on compare sénat et assemblée nationale). Des votes qui représentent aussi et surtout un affrontement plus qu'une réelle représentation des attentes citoyennes; mais comment les cerner?
En attendant 2012, un peu de poésie dans ce monde de confusion... sans pousser la résistance jusqu'à l'exil, comme Victor Hugo en son temps, profitons du recul et de la distance vis à vis du pouvoir pour préparer... la suite, et dire non, tout simplement, en aspirant à une véritable liberté... de manière déterminée. De la poésie donc, parce que les mots et les idées sont à l'origine des vraies réformes...
Ultima Verba, in Les Châtiments
La conscience humaine est morte ; dans l’orgie,
Sur elle il s’accroupit ; ce cadavre lui plaît ;
Par moments, gai, vainqueur, la prunelle rougie,
Il se retourne et donne à la morte un soufflet.
La prostitution du juge est la ressource.
Les prêtres font frémir l’honnête homme éperdu ;
Dans le champ du potier ils déterrent la bourse ;
Sibour revend le Dieu que Judas a vendu.
Ils disent : — César règne, et le Dieu des armées
L’a fait son élu. Peuple, obéis, tu le dois ! -
Pendant qu’ils vont chantant, tenant leurs mains fermées,
On voit le sequin d’or qui passe entre leurs doigts.
Oh ! tant qu’on le verra trôner, ce gueux, ce prince,
Par le pape béni, monarque malandrin,
Dans une main le sceptre et dans l’autre la pince,
Charlemagne taillé par Satan dans Mandrin ;
Tant qu’il se vautrera, broyant dans ses mâchoires
Le serment, la vertu, l’honneur religieux,
Ivre, affreux, vomissant sa honte sur nos gloires ;
Tant qu’on verra cela sous le soleil des cieux ;
Quand même grandirait l’abjection publique
À ce point d’adorer l’exécrable trompeur ;
Quand même l’Angleterre et même l’Amérique
Diraient à l’exilé : — Va-t’en ! nous avons peur !
Quand même nous serions comme la feuille morte ;
Quand, pour plaire à César, on nous renierait tous ;
Quand le proscrit devrait s’enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;
Quand le désert, où Dieu contre l’homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;
Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !
Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit !
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !
Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste,
Ô France ! France aimée et qu’on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !
Victor Hugo
23:27 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, liberté
18.07.2008
Il y a des colères justes, Monsieur Sarkozy!
Petite citation de Ségolène Royale en guise de titre... A l'époque, on assistait à une colère quelque peu démesurée d'une prétendante à la Présidence de la République (prétention au titre sans le contrôle des médias, des réseaux d'influences,...)
Aujourd'hui, comment ne pas être en colère devant ce nouveau scandale qui va faire date dans l'histoire de l'ère sarko-show? On a hâte d'entendre notre garde des sceaux à ce sujet... (et le ministre des finances, l'un ne va pas sans l'autre, à notre époque...) Comment est-ce possible qu'au mépris de la justice, M Bernard Tapie soit exaucé de tous ses "écarts" sur décision d'un tribunal arbitral?
Quelques questions troublantes s'appuyant sur des faits non moins troublants, que les lecteurs de Mediapart ou du Canard Enchaîné auront déjà pu lire dans des articles factuels mais indignés :
- Pourquoi une affaire, d'abord instruite par une procédure de justice normale, et notamment la Cour de Cassation, excusez du peu, serait-elle finalement confiée à une commission arbitrale?
- Pourquoi Jean Peyrelevade, l'ancien patron du Crédit Lyonnais n'a pas eu le droit d'être auditionné?
- Pourquoi les 3 arbitres de la commission ont-ils perçu 300 000 Euros chacun en tant que rémunération dans cette affaire?
- Pourquoi la peine infligée au CDR est-elle encore plus lourde que celle décidée par le jugement (cassé) de la cour d'appel?
- Quelles sont exactement les relations entretenues par Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie, si l'on se réfère aux points suivants :
- soutien en grandes pompes de Tapie à la candidature de Sarko en 2007.
- Jean Sarkozy aussi bien grand comédien que grand politique (...) ne devait-il pas jouer la pièce Oscar de Philippe Hersen avec Sophie Tapie?
- Stéphane Tapie, frère de Sophie, ne payerait pas son loyer de l'appartement de la Caisse des dépôts et des Consignations dans lequel il réside à... Neuilly.
- Sans parler des accords de 1995 entre Tapie et Balladur, qui auraient favorisé la candidature du 1er à la Présidentielle pour faire du tort à Delors si celui-ci s'était lui-même présenté.
Il fait ce qu'il veut notre Président apparemment, comme si tous les événements s'enchaînaient parfaitement, de manière déterminée par une stratégie implacable, digne de l'Art de la guerre de Sun Tzu.
Extrait : article 7, de l'affrontement direct et indirect.
"Ainsi prenez une voie indirecte et divertissez l'ennemi en lui présentant le leurre (morceau de cuir rouge en forme d'oiseau auquel on attachait un appât pour faire revenir le faucon sur le poing); de cette façon vous pouvez vous mettre en route après lui, et arriver avant lui. Celui qui est capable de faire cela comprend l'approche directe et indirecte.
De plus: ne vous engagez jamais dans de petites actions que vous ne soyez sûr qu'elles tourneront à votre avantage, et encore ne le faites point si vous n'y êtes comme forcé, mais surtout gardez-vous bien de vous engager à une action générale si vous n'êtes comme assuré d'une victoire complète. Il est très dangereux d'avoir de la précipitation dans des cas semblables; une bataille risquée mal à propos peut vous perdre entièrement: le moins qu'il puisse vous arriver, si l'évènement en est douteux, ou que vous ne réussissiez qu'à demi, c'est de vous voir frustré de la plus grande partie de vos espérances, et de ne pouvoir parvenir à vos fins.
Avant que d'en venir à un combat définitif, il faut que vous l'ayez prévu, et que vous y soyez préparé depuis longtemps; ne comptez jamais sur le hasard dans tout ce que vous ferez en ce genre. Après que vous aurez résolu de livrer la bataille, et que les préparatifs en seront déjà faits, laissez en lieu de sûreté tout le bagage inutile, faites dépouiller vos gens de tout ce qui pourrait les embarasser ou les surcharger; de leurs armes mêmes, ne leur laissez que celles qu'ils peuvent porter aisément."
Reste à savoir quel combat est mené dans l'absolu, au nom de quels idéaux, ou terme plus a propos, au nom de quels résultats, objectifs?
L'Art de la guerre ne justifie pas nécessairement l'oubli de toute moralité, mais permet en tout cas au dirigeant qui suit ses préceptes d'asseoir son pouvoir de manière définitive. Tout stratagème n'a de valeur qu'en fonction du but qu'il s'est assigné et un bon stratège au service d'un projet de société éloigné des valeurs humanistes au profit des valeurs de possession matérielles comme preuve de pouvoir peut entraîner avec lui toute son armée sa société et ses citoyens dans une situation préoccupante...
En tout cas, François Bayrou, de nouveau, est énervé et s'interroge sur le sens de la protection de Tapie par Sarkozy. Il propose surtout, et là réside l'intérêt de son intervention par le rappel des fondements de la démocratie, "une commission d'enquête parlementaire" qui nous permettrait de comprendre par quel enchaînement de décisions on a pu remplacer la JUSTICE par des arbitres...
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17.07.2008
Consultation et méditation...
Dernier jour pour envoyer votre bulletin dans le cadre de la consultation des adhérents du Mouvement Démocrate.
"Cette consultation permet à tous les adhérents de manifester leur soutien à cette grande entreprise de
rénovation de la vie démocratique française."
Quelques citations sur le thème de la consutation... à méditer.
Je rappelle suite à différentes polémiques que le contenu avait été annoncé déjà lors de la conférence de presse du mois d'avril, et que cette consultation ne fait que fixer une orientation stratégique à laquelle nous devons tous nous tenir. Cette consultation est sans doute un bon outil de communication pour l'extérieur pour rappeler les fondements de notre engagement. Formalité pour les adhérents qui sont d'accord, invitation à prendre leurs responsabilités pour ceux qui ne sont pas d'accord. A suivre. Le taux de participation en cette période estivale sera aussi un élément à prendre en compte en interne dans le cadre de la remobilisation dont les universités de rentrée seront le moteur.
Et entre temps, les moyens permettant d'élaborer la mise en oeuvre de cette stratégie sont en train de se mettre en place : les différentes commissions thématiques pour travailler sur le fond des idées et débattre s'ouvrent petit à petit, et les structures locales vont bientôt être organisées. De l'action, enfin! et de la politique, plus que jamais.
Consulter. Chercher l'opinion d'une autre personne, en prenant le temps qu'il faut pour en trouver une qui dira comme nous
Albert Brie
Le Mot silencieux
Le monde est mal fait parce que Dieu l'a créé tout seul. Il aurait consulté deux ou trois amis... Le monde serait parfait.
Alfred Capus
Notes et Pensées
Consulter. Rechercher l'approbation d'autrui pour un projet déjà bien arrêté.
Ambrose Bierce
Le Dictionnaire du Diable
Ce qui empêche souvent nos amis de suivre nos conseils, c'est que nous consultant, ils ne nous ont pas tout dit.
François Coppée
Consulter, c'est demander à quelqu'un d'être de notre avis.
Adrien Decourcelle
Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.
Confucius
Entretiens
Consulte ta raison, prends sa clarté pour guide
Molière
Don Garcie de Navarre
Ne consulte pas le médecin, mais celui qui a été malade.
Proverbe grec antique.
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