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03.07.2008

MoDem 67, la reconstruction se prépare

Le 8 mai, lors de la journée consacrée à la consultation des adhérents pour la rédaction du Réglement Intérieur National, François Bayrou a dit : "Le Bas-Rhin, ça ne va pas". Réaliste, hélas, mais pas complètement vrai...

 

Le MoDem 67 n'a plus d'instances depuis des mois, et survit grâce au travail de nombreux militants déterminés à faire vivre leur Mouvement Départemental malgré toutes les dernières mésaventures qui se sont déroulées ces derniers mois. Conflits de personnes, dénigrements, réglements de comptes publics, etc, ont beaucoup affecté les militants, et surtout le Mouvement Démocrate local, et les perspectives des futures échéances, bien que réjouissantes pour envisager enfin un peu de stabilité, pouvaient faire redouter le pire!
 


Mais manifestement, c'est le contraire qui se passe! Trois équipes déclarées pour les futures élections, c'est très encourageant! Il y a une réelle vitalité des adhérents, et une volonté de construire. 


 
Je travaille avec l'équipe Ambition Démocrate (rappel : ici) pour qui la démocratie interne et la participation active des militants est le vrai moteur, nous le prouvons par des actes (Journée Démocrate de dimanche par exemple). Et cette équipe est aussi ambitieuse pour ses projets, et sans complexe dans ses choix. Et je dois dire que nous avons donné un certain rythme à cette campagne (qui a démarré de manière informelle depuis de très longues semaines, inutile de le nier). 


 
Je crois que nous avons besoin d'une équipe forte, solidaire et tournée vers l'avenir. Et cette équipe devra être représentée à l'extérieur par une personnalité forte, capable de montrer et représenter à l'extérieur la force de son Mouvement Départemental, et en mesure de s'affirmer dans les prochains débats, sans complexe et de manière crédible. La candidate à la Présidence que nous avons choisi de soutenir est Danièle Meyer. Nous l'avons communiqué hier. Reconnue par ses électeurs (maire de Rhinau, Pdte de la Communauté de commune du Rhin), par de nombreux militants puisqu'elle est fidèle à Bayrou depuis 92 quelles que soient les stratégies adoptées, et enfin par les élus du MoDem puisqu'elle les représente à l'intérieur du Collège des Elus, au Conseil National, elle est celle qui peut relever le défi de remettre nos structures départementales en ordre de marche!  Et il y a vraiment beaucoup de travail!


Pour en savoir plus, téléchargez la nouvelle newsletter d'Ambition Démocrate : Info_Ambi..[1].pdf

Si tu te libères, tu seras libre ; si tu libères un autre, tu en feras ton esclave*

[...] "En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous ne serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tant qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés."

[...]

"Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts." [...]

 

extraits de la lettre de 12 pages adressée par Ingrid Betancourt à sa famille en décembre 2007, source : site internet Le Figaro

 

Que tout le monde se réjouisse de cette libération, c'est légitime. Soulagement, joie, admiration, compassion, les sentiments ne manquent pas pour accompagner cette libération d'Ingrid Bétancourt! On ne peut qu'être solidaire du bonheur retrouvé de cette famille!

Et maintenant?

La surmédiatisation a sans doute ralenti certaines opérations pendant tout ce temps de rétention, tout en permettant des récupérations pas toujours passées inaperçues (rappel : note d'avril : ici). Nous avons assisté à un matraquage médiatique résultant d'une réelle méconnaissance de la situtation locale et des enjeux réels de la prise d'otages en Colombie. Le retour d'Ingrid va susciter des démarches de communication pas toujours impartiales, et privilégiant parfois les effets d'annonces et le voyeurisme; la fascination pour l'héroïsme puise ses sources dans l'émotionnel, dans la personnalisation de fantasmes qu'on vit par procuration. Surtout à l'époque des modèles imposés par le projet de Sarkozy, fondé sur l'avoir plus que sur l'être. "Qui est Ingrid Bétancourt et quels sont ses prochains combats?" est une question qui pourrait rapidement se transformer en une série de questions, une série d'épisodes, dont les différentes intrigues reposeront sur le côté magique de l'histoire de ce combat pour des convictions dans lequel on ne retiendra que les réactions et les ressentis... Le modèle de la gloire et non de l'idéal.

Ingrid mène un combat pour la liberté, certes, mais saura-t-elle se libérer des pièges qu'elle ne connaît pas encore et dans lesquels ses enfants et ex mari sont déjà tombés, par excès de volontarisme et de toute bonne foi? Un peu de silence et de respect de ce retour en famille pourraient être préconisés... et un peu de pudeur de la part des consommateurs de l'info seraient bénéfiques... Mais...

 

*citation de Lessia Oukrainka (féministe ukrainienne, 1871-1913), Le Maître de Pierre