06.05.2008

Courage, encore 4 ans...

Définition :

Programme électoral : "Catalogue redoutable grâce auquel vous promettez d'être avant d'avoir été. En d'autres termes, vous décrivez, en détail, un menu sans même connaître les produits que vous aurez sous la main. Il est vrai que, comme certaines robes de grands couturiers qui font de l'effet mais sont totalement immettables, un programme électoral n'est pas fait pour mettre, mais pour vendre.". Jean-François Kahn, Abécédaire mal-pensant.

 Un an après les promesses, et moins de 4 ans avant les prochaines promesses. Promesses de vie meilleure et d'avenir plus glorieux... Certaines d'entre elles faisaient déjà frémir (immigration choisie et répression renforcée, identité nationale, ...) et annonçaient la couleur d'un projet de société fondé sur le déclin de l'ouverture d'esprit... Entre temps, que sont devenues les promesses des autres? Où sont les débats de fond qui devraient alimenter les discussions à l'Assemblée Nationale et au Sénat, dans les médias et sur les bancs des différentes institutions, nationales et européennes? La vraie liberté de l'esprit s'exerce souvent justement dans les périodes nécessitant une résistance forte envers et contre le modèle dominant : on pourrait presque dire que ces échecs de lisibilité, ces atteintes aux droits de l'homme et à la démocratie, ce primat accordé à l'apparence au détriment de la justice, sont une chance pour les défenseurs des valeurs universelles de liberté, de tolérance, d'équité, etc... C'est souvent dans les carences que l'éthique prend tout son sens, et que la liberté combat pour affirmer ses exigences. Les manifestations dans les rues ne suffisent pas, elles ont depuis longtemps pris une certaine figure de caricature à force de pratiquer l'exagération en vertu d'une nostalgie arbitraire des grandes figures révolutionnaires (dont on oublie le sang sur les mains). S'il faut dire non au style de Sarkozy, il faut aussi proposer rapidement des alternatives. Réveiller les citoyens qui oublient de se renseigner pour comprendre.

 Il y a de la place pour le PS ou le MoDem, et les autres partis, pour se poser en réels opposants capables de présenter des projets structurés et répondant à une vision objective de la société. Mais apparemment, ces partis ont autre chose à faire en ce moment, et seuls leurs leaders s'expriment, sans concertation avec leur base... Si on n'éclaire pas ses militants, si on ne les accompagne pas sur des sujets cruciaux, si on ne les consulte pas, qu'en est-il du reste de la population, qui n'a pas d'autre mode d'expression que de dire non et de faire baisser les cotes de popularité dans les sondages? Aujourd'hui, les associations sont beaucoup plus ancrées dans la population et dans le débat politique que les partis soumis à d'autres préoccupations.

 Un an... En bon démocrate, on ne peut pas dire "casse-toi pauvre con", mais plutôt, "en attendant que tu te casses, Monsieur le Président, on va te montrer que d'autres projets existent". Je rêve, mais ... "ensemble, tout est possible", non?

20.04.2008

l'Intégration au banc d'essai

"Je vais remettre la France au travail" a-t-on entendu comme une rengaine il y a quelques mois, à coups de "travailler plus pour gagner plus", "non aux abus dans l'assistanat", "obligation d'accepter les offres de postes", etc etc.
Parallèlement, on créait un "big" ministère chargé de l'identité nationale couplée avec l'immigration et l'intégration, et bien sûr le codéveloppement, sans incompatibilité dans les termes...
Et aujourd'hui, on continue de restreindre les droits aux allocations chômages en obligeant les chercheurs d'emploi à accepter les offres qu'on leur propose (ce qui suppose peut-être que les salariés de l'ANPE ont bénéficié de formations leur permettant de prendre en compte aussi bien les compétences que les projets, et qu'ils ont acquis le rôle de conseillers en choix de poste sur-mesure...)...  Faire correspondre l'offre à la demande, dans le domaine de l'emploi, une nouvelle science?

D'après la circulaire du 20 décembre 2007, il existe maintenant dans chaque région une liste de métiers ouverts aux ressortissants des nouveaux états membres de l'UE et des états tiers, soumis à des dispositions transitoires, mais si on observe ces listes régionales de près, on constate surtout qu'elles sont composées essentiellement de métiers soit très qualifiés dans le domaine de l'industrie, soit affiliés au statut cadre. D'après Mediapart, lorsque l'on interroge les préfectures sur les dossiers en cours et les cartes de séjour délivrées dans le cadre de ce dispositif, on n'obtient pas de réponse, hormis en Seine-Saint-Denis, où l'on évoque quatre réponses favorables sur les 1600 demandes.


 
Quant aux postes d'ouvriers non qualifiés, ceux qui concernent les travaux qui rebutent la plupart des personnes (marteau piqueur, manoeuvre TP, nettoyage, aide en cuisine, ...), et pour lesquels les offres d'emploi sont aussi ouvertes, ils ne sont pas évoqués. Néanmoins, c'est sur ce type de postes qu'on retrouve ceux qu'on appelle les travailleurs "clandestins" et qui, pour certains (300 personnes) ont démarré il y a quelques jours une "grève illimitée". Ils revendiquent avant tout le respect de leurs droits de salariés, en demandant la régularisation de leur autorisation de séjour à Xavier Bertrand, plutôt qu'à Brice Hortefeux.... pourtant en charge de l'intégration! Xavier Bertrand propose un examen des dossiers au cas par cas, comme il l'a répété aujourd'hui à Laurence Ferrari sur Canal+.


 
Si le travail est considéré comme un fort vecteur d'"intégration" sociale, et que le ministère de Brice Hortefeux s'occupe justement de l'intégration, les syndicats qui soutiennent cette action des travailleurs clandestins peuvent effectivement s'appuyer sur l'argumentation d'une intégration réussie en amont du processus d'immigration concernant ces personnes et leur famille.
Mais que signifie aujourd'hui ce mot "intégration", employé tellement facilement et arbitrairement? Avec une vision multiculturelle et humaniste, on pourrait proposer une définition qui respecterait le rôle des héritages (normes,valeurs, cultures) des individus, dans la question des liens sociaux et dans l'épanouissement de la personne humaine. Mais le concept d'identité nationale sous-entend-il cette vision?  Le multiculturalisme est-il une valeur de l'identité nationale telle qu'elle est abordée par le ministère de l'immigration...?


 
Entre le droit du travail et le droit à l'intégration, les arguments en faveur de la régularisation des travailleurs sans-papiers en grève devraient pouvoir trouver un écho favorable, et seront révélateurs des véritables objectifs du gouvernement en matière d'immigration. Une régularisation globale ouvrirait les portes au débat de l'intégration et de ses significations, alors qu'un refus concernant la majorité des demandes révélera les intentions de Nicolas Sarkosy lorsqu'il a créé le ministère de Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, ce qui ne manquerait pas de soulever des mouvements publiques au nom des droits de l'homme... Travailler plus pour régulariser plus? C'est un des paris de cette grève.

16.04.2008

Souriez, vous êtes "ardoisés"

f71a8499be98165ab9c02a32dc9c2c4b.pngLe nouveau programme d'aide à l'enquête devrait permettre dans tous les commissariats et toutes les gendarmeries de France, de manière mutualisée, un accès à une base de données répertoriant aussi bien les coupables d'actes illégaux que les complices, les témoins et toute personne interpellée. Le nom de ce programme? : Ardoise (Application de Recueil de la Documentation Opérationnelle et d’Informations Statistiques sur les Enquêtes). A l'heure où l'on se plaint de la lenteur des procédures judiciaires, du nombre d'affaires classées "sans-suite" au détriment de l'indemnisation des victimes, et de la difficulté du métier de policier présent sur tous les fronts, on pourrait se dire qu'Ardoise permettrait éventuellement d'assister les forces de l'ordre dans leur travail..., de les faire ressembler davantage aux super flics des séries télé. Les avancées technologiques au service de la police, une simple évolution des conditions de travail?
 
Mais maintenant, la CNIL se penche d'un peu plus près sur cette avancée dite révolutionnaire dans les bureaux des policiers : que signifient les contenus de la rubrique "état de la personne" dans laquelle on peut retrouver certaines "particularités individuelles" telles que "homosexuel", "SDF", "représentant syndical", "handicapé", etc? Ces données sont saisies manuellement, et ne font pas partie d'une liste multicritères pour lesquelles il faudrait cocher au choix l'une ou plusieures d'entre elles, mais des recoupements sont possibles avec des tris sur ces données manuelles; ainsi l'on peut faire malgré tout des recherches sur ces critères manuels et répertorier des listes de personnes homosexuelles, syndiquées,etc. Et toute dérive et détournement des informations (nécessaires?) est permis, puisqu'accessible.
 
Ces pratiques étaient connues dans les cabinets de recrutement et les agences d'intérim, de manière un peu moins visible et rarement aussi extrême, mais toute aussi pernicieuse. La discrimination commence par les classifications arbitraires et volontaires, et peut mener désormais à l'atteinte à la vie privée et toujours plus loin...

 L'affaire est loin d'être "classée", pour le coup, l'enquête va pouvoir avancer, avec ou sans révolution technologique... : entre les pétitions et le recours de la CNIL auprès du ministère de l'intérieur, l'utilisation d'Ardoise devrait être ajournée, et pourquoi pas abandonnée, du moins en tant que telle?


Les réactions :
communiqué Collectif contre l’homophobie (C.C.H.) Montpellier : lire
forum de FLAG : Le site de l'association des policiers gays et lesbiens  : lire
On peut s'attendre à d'autres manifestations...

13.04.2008

Solidarité et déficit budgétaire : remise en cause de la loi TEPA

La Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (dite loi TEPA, ou "paquet fiscal" ), qui a été adoptée par le Parlement  le 1er Août 2007, et mise en vigueur le 1er octobre 2007, n'en finit pas d'être remise en question...
 
Cette semaine, suite au rapport de Didier Migaud (président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée nationale), on apprend que le dispositif relatif aux heures supplémentaires coûterait à l'état 4.1 milliards d'Euros, alors qu'il rapporterait 3.6 milliards d'euros en pouvoir d'achat à ceux qui en bénéficient. En effet, ce que le gouvernement nous présente en tant que réussite, à savoir les bénéfices engendrés par les heures supplémentaires et l'augmentation du "pouvoir d'achat" qui en découle, est tronqué : la plupart des heures qui sont décomptées pour mesurer l'impact de ce dispositif ne se rajoutent pas aux heures supplémentaires déjà effectuées avant, car la loi relative aux 35 heures permettait déjà de faire travailler les salariés 39 heures par semaine, en payant les heures dépassant le cadre des 35 heures en heures supplémentaires, ce qui était pratique courante. Ainsi chacun peut bénéficier des exonérations patronales ou sociales sans pour autant augmenter son temps de travail ou celui de ses salariés! D'où un coût important pour l'état, et peu de changements dans les plannings et les porte-monnaie!
 
En outre, le RSA, Revenu de Solidarité Active, coûterait maintenant trop cher à l'état, eu égard à la dette et au déficit budgétaire. Destiné aux allocataires du RMI ou de l'API (allocation parent isolé) afin de leur permettre d'augmenter leurs revenus dès le retour à l'emploi (alors que jusqu'à présent, le premier salaire s'accompagnait souvent de la perte des aides sociales et d'une diminution du budget global du foyer), ce dispositif est déjà testé dans 34 départements, et selon Martin Hirsch (cf. le Monde), il serait "sur la bonne voie" : interrogé par Laurence Ferrari lors de l'émission "Dimanche Plus" aujourd'hui sur Canal +, il souhaite mettre un "coup d'accélérateur" à ce projet, en le généralisant à tout le territoire français, et pour illustrer ses propos, le reportage diffusé montrait beaucoup d'optimisme de la part des bénéficiaires du RSA et des messages de soutien à l'ancien Président d'Emmaüs. Mais François Fillon ne l'entend pas ainsi, en tout cas, il ne pourra pas répondre à la demande du budget estimé à 2 voire 3 milliards d'euros pour 2009.
 
Encourager des personnes isolées des contraintes de la vie d'un salarié au retour à l'emploi, par un revenu supplémentaire, paraît une bonne solution pour ceux qui doivent réorganiser leur vie en fonction d'un nouvel emploi du temps fixé par des horaires de travail : faire garder les enfants, les coûts de transport, etc, sont autant de dépenses à rajouter sur le budget familial. Mais redonne-t-on pour autant du sens au mot "travail"? En partie oui, c'est vrai pour les personnes qui justement sont à la recherche d'un emploi, parce qu'ils sont ainsi rassurés sur le manque à gagner s'ils répondent à des offres de poste. Mais pour ceux qui ne sont pas dans cette démarche, appartenant d'une certaine manière aux "exclus" (personnes non qualifiées dans certaines banlieues, alcooliques, malades, ...) ou n'ayant jamais travaillé, et qui se sont habitués à vivre avec les aides, il faudra aller encore plus loin... mais sans budget. Tout attendre de l'Etat? Non et heureusement, mais comment redonner du sens au "lien social" à tous ces gens? Les associations de quartier, souvent ne demandent pas mieux, mais manquent de moyen. Responsabiliser les citoyens pour qu'ils accomplissent eux-mêmes ce que l'Etat n'est pas en mesure de faire justement parce que certaines priorités nécessitent d'autres chantiers, c'est peut-être surtout le rôle des collectivités locales, qui choisissent les destinataires des subventions allouées, dans le cadre d'un projet de société global. Mais avec une assemblée nationale à majorité UMP et des collectivités locales plutôt à gauche, le projet global a encore quelques années devant lui de dissonances... Des oppositions politiciennes au détriment de la "solidarité active", encore un combat pour Martin Hirsch qui en connaît bien les problématiques.
 
Pour finir, une citation de Jean-François Kahn, Abécédaire mal pensant :
"Pouvoir d'achat : Expression qui s'est peu à peu substituée à la notion de "salaire" et de "rémunération". Il est significatif qu'elle renvoie aux moyens qui permettent, non plus l'affirmation de l'être, mais l'accumulation d'un avoir, non pour se réaliser, mais pour acheter..."

12.04.2008

Mobilisation nationale contre les franchises médicales

Aujourd'hui samedi 12 avril, sur appel du Collectif national conte les franchises médicales, des manifestants se retrouvent dans toutes les grandes villes de France afin d'alerter l'opinion publique sur les dangers d'une possible dégradation des soins dans un pays reconnu pour la qualité du système de protection de santé.


cf texte officiel : ici

Ces franchises devraient rapporter à la Sécurité sociale environ 850 millions d'euros, destinés à financer le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs.

Le collectif national contre les franchises médicales s'inquiète fortement au sujet des questions suivantes, en insistant sur le cas des personnes à faibles revenus, les personnes âgées, les handicapés, les personnes touchées par les maladies de longue durée (Diabète, SIDA, infections rares, etc), ...

- Certaines caisses de sécurité sociale dépasseraient le plafond des 50 euros annuels.
- Les tentatives de rééquilibrage des comptes se ferait au détriment de l'accès aux soins.
- On assisterait petit à petit à une privatisation du système de santé.
- Si on ajoute à ces franchises le déremboursement progressif de certains médicaments, au forfait d'un euro à payer lors des visites chez le médecin, et au non remboursement de certains soins paramédicaux souvent nécessaires, à combien se chiffre l'addition pour les malades?

Symboliquement, les manifestants déposent leurs boîtes de médicaments vides devant les préfectures de leur ville et devant le Ministère de la Santé. Et de manière encore plus emblématique, on assiste à des actes extrêmes au nom de la défense du droit des malades : Bruno-Pascal Chevalier, 45 ans (Essonne) a entamé une grève des soins en janvier, alors qu'il est séropositif! Il répond à Médiapart :

"Je l’ai fait pour lancer l’action contre les franchises médicales, pour que les gens prennent conscience et aussi pour donner un visage à tous ceux qui ne peuvent pas parler. Je suis travailleur social et je vois tous les jours des gens qui sont pris à la gorge par les dépenses liées à leur pathologie. Nous avons déjà récolté 500.000 signatures contre les franchises médicales.
Je suis scandalisé quand j’entends Nicolas Sarkozy affirmer que les franchises qu’il a instaurées ne touchent pas les plus vulnérables. Elles s’inscrivent dans une logique qui va vers moins de remboursements médicaux, moins de soins. Le pire, c’est que l’on nous dise que les franchises servent à financer Alzheimer ou le cancer. Cette concurrence instaurée entre malades, je trouve cela aberrant. »


La problématique posée dans cet affrontement entre les associations et l'instauration des franchises médicales, engage la responsabilité des individus dans les actes de la solidarité intergénérationnelle :
- Comment répartir les efforts des différents membres de la société?
- Comment prendre en compte les spécificités des différentes implications individuelles dans telle ou telle question sociale?
- Comment mesurer les moyens des "débiteurs" de la dette sociale?

Une vision globale de la part de ceux qui nous gouvernent est absolument indispensable afin d'établir un diagnostic précis des attentes, des besoins et des forces d'un pays, de formuler une stratégie sur un projet de société avec des étapes et des indicateurs pour mesurer les résultats. Ainsi on éviterait certaines antinomies qui apparaissent dans les décisions et font naître des incohérences notables entre les réformes : quand on lutte contre la pauvreté et pour l'amélioration du pouvoir d'achat tout en négligeant certaines situations préoccupantes telles que le budget des malades à faible revenu, on ne rend pas visible son projet de société....

Mais le temps presse toujours, l'actualité quotidienne demande des réponses immédiates, il faut augmenter la croissance, etc... Des chantiers urgents, qui ne peuvent attendre l'aboutissement d'une vision globale.
Un projet de société se prépare donc bien avant les élections... Travailler à effectuer le diagnostic d'une société tout en se faisant connaître et reconnaître pour être élu, comment est-ce possible? Bien s'entourer pourrait être une première réponse, mais comment choisir des collaborateurs qui poursuivront ce travail préalable tout en résistant au chant des sirènes leur proposant d'autres activités plus ... lucratives ou flatteuses? Le militantisme "de base" bénévole et sans ambition immédiate est-il suffisamment éclairé pour participer à tout cela ou mérite-t-il un accompagnement? Les citoyens ne peuvent-ils se réveiller qu'après l'instauration des lois ou peuvent-ils participer en amont à la compréhension de leur environnement?
Avoir la possibilité et l'accompagnement en amont de définir en partie ce projet de société tout en en comprenant les contraintes et les interractions par l'information, permettrait sans doute que le cas dramatique relaté par Bruno-Pascal Chevalier trouvent d'autres moyens d'expression que le sacrifice humain.

Marc Sangnier : « La démocratie, c’est l'organisation sociale qui porte à son maximum la conscience et la responsabilité des citoyens » ... phrase prononcée en ... 1907.