30.06.2009

Présumé suspect

Toute personne d'origine africaine pourrait l'attester, tous ses amis aussi, la probabilité de se faire contrôler par les forces de l'ordre est plus forte quand on a la peau noire, quand on est d'origine maghrébine, africaine, et qu'en plus on est jeune. Tout cela on le sait. Mais ce qui est nouveau, c'est que des études ont été menées pour quantifier ce phénomène. Médiapart publie aujourd'hui un article intitulé "Contrôles policiers au faciès, la preuve scientifique", dans lequel le journaliste met en valeur l'étude menée par des chercheurs du CNRS.

 

Puisqu'il est vrai que la loi prévoit que "toute personne a l'obligation légale de se prêter aux contrôles d'identité", forcément, "tout devient possible" dans les interpellations intempestives où les suspects sont toujours les mêmes profils, subjectivement catégorisés dans la case "attention danger"... Trouver des critères objectifs et non discriminatoires de choix de contrôle, ce serait participer aussi à un certain apaisement dans les rivalités qui persistent entre forces de l'ordre et quartiers difficiles, mais surtout, ce serait respecter nos principes républicains.

 

Cette étude a été menée sur 5 sites parisiens. (cf exemple sur vidéo ci-dessous qui nous explique son principe).

Voilà ses préconisations au point de vue politique :

 

"• Reconnaître publiquement l’existence d’un problème de contrôle au faciès dans

la police française.

• Encourager et financer les recherches pour déterminer l’ampleur du problème

que constitue le profilage racial en France.

• Entreprendre un examen approfondi des normes juridiques, des politiques et des

pratiques qui sous-tendent les habitudes de contrôle au faciès.

• Modifier l’article 78.2 du Code de procédure pénale afin d’interdire explicitement

la discrimination raciale, de clarifier et de renforcer l’existence de « raisons plausibles

de soupçonner » claires et définies, comme seules justifications des contrôles

d’identité ; et afin, également, de clarifier les raisons qui amènent à la palpation

ou la fouille des intéressés.

• Maintenir et soutenir les organes de contrôle spécialisés et indépendants des forces

de sécurité, tels que la Commission nationale de la déontologie de la sécurité,

les doter des ressources matérielles et humaines suffisantes pour donner suite

aux requêtes dont ils sont saisis, afin de leur permettre d’identifier d’éventuelles

pratiques discriminatoires, y compris indirectes.

• Engager un travail avec les communautés locales et les associations sur les problématiques

de non-discrimination, pour discuter la nature du problème et élaborer

des réponses politiques susceptibles de bénéficier d’un consensus social réel."

-

22.06.2009

A découvrir : de l'art brut à l'art numérique

La création artistique, notamment dans le domaine de la peinture, a toujours évolué depuis des siècles s'inspirant des nouvelles techniques qui modifient l'invitation visuelle à entrer dans le monde des artistes : l'homme primitif peignait avec ses mains sur les parois des grottes tandis qu'aujourd'hui, les toiles traditionnelles laissent place au numérique comme support de création, et comme élan pour aller encore plus loin dans la recherche de style, et encore plus vite dans la diffusion des oeuvres, grâce à internet.

 

C'est dans cet esprit-là que trois artistes roannais nous présentent leur expo intitulée : De l'art brut à l'art numérique.

 

Julien Margotton, frère de sa soeur, un des trois exposants nous en dit plus :

 

Encore bravo pour cette grande première! Pourquoi avoir choisi ce titre De l'art brut à l'art numérique?

 

Nous exposons tous les trois dans des domaines assez différents : Benjamin Perche (Princesse Ficelle) fait de l'art naif, Mathilde Comby de la photo et moi de la peinture numérique, je présente aussi quelques un de mes dessins ( tableaux automobiles, Bandes dessinées). A trois, nous traduisons bien ce cheminement de l'art brut à l'art numérique.

 

Tu dessines sans relâche, quotidiennement depuis l'âge de 4 ans, et tu as démarré comme tout le monde avec des crayons, puis des pinceaux! Peux-tu nous dire ce que l'art numérique a apporté à ton travail?

 

Aujourd'hui j'utilise les outils du XXIème siècle, la palette numérique, le must étant la tablette écran qui me permet de dessiner directement sur l'ecran (mais il faut bien sûr investir dans du matériel approprié). On pourra bientôt comparer cette révolution à celle qu'a connue la photo ces dernières années. Je ne m'inscris pas dans le même registre que les peintres traditionnels, mais plutôt dans une démarche tout à fait contemporaine qu'ont les artistes qui profitent de leur époque, et évoluent avec. Comme je dis toujours, "Never back down". Jamais de retours en arrière. J'explore de nouvelles techniques, je profite de ce que la peinture numérique offre comme moyens qui n'existent pas avec le crayon ou le pinceau : superpositions, couleurs, ...

 

Comment penses-tu faire évoluer ton travail et ton art?

Mon travail s'inscrit dans la personnalisation et l'identification que ce soit pour les illustrations automobiles réalisées à l'identique du modèle du propriétaire, ou que ce soit le travail de portrait réalisable sur toutes tailles de format, imprimé sur chassis toile.

 

Julien Margotton s'est lancé en free-lance en janvier 2009, créant sa société de graphiste "Margotton Création". Il travaille depuis toujours 7 jours sur 7. Retrouver son blog afin d'avoir un petit aperçu : http://www.myspace.com/lartistedelafamille

 

Et pour le RDV :

 

Invitation_vernissage bis.jpg

 

20.06.2009

Se recentrer... avant de promouvoir et non le contraire

Pendant que de multiples réseaux internes se constituent à l'intérieur d'un parti qui souffre pourtant déjà d'un manque d'unité et de lisibilité, d'autres militants vont se réunir demain au Siège du Mouvement Démocrate, à Paris, autour de Corinne Lepage afin de poursuivre les travaux des commissions nationales et de leur donner un nouvel élan, une nouvelle dynamique; il s'agit de gagner en visibilité par le biais de projets et propositions concrètes,...  Bref se recentrer sur les fondements réellement "promoteurs" et engagés en interne, ...

 

Je n'ai pas signé l'appel des Promoteurs, pas compris leur demande et la création -encore - d'un nouveau site internet alors qu'on a déjà du mal à se retrouver sur toutes les plateformes existantes. Les ambitions de cette lettre ouverte arrivent après la tempête... et font trop de bruit. Voter des textes en interne au MoDem puis les remettre en cause quelques mois plus tard parce l'on a perdu en externe, c'est un signe d'inconstance. En aurait-il été de même si les circonstances nous avaient donné 3 ou 4 points de plus?

 

Je ne remets pas en cause le contenu de cette lettre, mais simplement sa forme et sa médiatisation. Oui pour un "recentrage" sur nos valeurs, avant de devenir les promoteurs d'une nouvelle sous-commission organisatrice sans tenir compte de l'existant. Les commissions sont là pour comprendre notre société et la faire évoluer dans le sens de nos valeurs. Ensuite, nous pourrons porter les messages. Le contraire, comme on est en train de le voir..., bof.

 

Voir aussi le billet de l'Hérétique, autre vision, mais assez complémentaire.

 

En attendant, le programme de demain qui nous permettra de reprendre  les propositions et de les articuler partout sur le territoire (et à demain pour ceux que j'y retrouverai!)

"·         Expression des participants sur les expériences de l’année passée et de sa conclusion

·         Synthèse des débats

·         Remèdes et vision d’avenir (ordre du jour provisoire à actualiser en fonction des débats)

§  Méthodes, échange de bonnes pratiques

§  Liens avec les Fédérations Départementales

§  Présence des commissions aux Universités d’Été 2009, documents à préparer

§  Création d’intergroupes chargés de la synthèse des Commissions : Développement soutenable, Démocratie, Humanisme"

 

 

 

17.06.2009

Maman, papa, faut qu'on parle... (avec accusé de réception)

Dans la vie telle qu'on la définit en Sarkozie, il y a vraiment des gros nazes : il y en a qui non seulement sont des vrais fainéants (c'est à dire les chômeurs), mais en plus ils ne sont même pas capables d'être en couple et de bien s'entendre avec leur famille. Heureusement qu'on a des tribunaux en France pour s'occuper de tous ces inadaptés...

 

Rappelle-toi comme tes parents étaient contents quand tu as mis fin à ta mission de "Tanguy" et que tu as enfin quitté le nid familial, allant faire ailleurs tes crises d'adolescent en rebellion contre ceux qui t'hébergent, te nourrissent et te supportent! Ils étaient fiers de toi... L'indépendance, la libération. Et toi-même n'étais pas peu fier non plus de voler de tes propres ailes, de faire tout comme tu veux quand tu veux, sans avoir de compte à rendre. Tu en as pris des galons...

 

Et soudain, c'est le drame.

 

Suite à quelques bouleversements dans ta vie de rebelle, suite à de mauvaises rencontres ou des erreurs d'appréciation, suite à un contexte économique défavorable ou à des priorités qui t'ont accaparé, tu es devenu ce que la société sarkozyste nomme un fainéant : tu as donc touché les allocations chômage, et comme tu es aussi un gros naze, les mois passant, toujours pas de boulot.

 

Mais ouf, j'ai une bonne nouvelle pour toi, et tous tes amis du guichet : comme vous le savez tous, le gouvernement a mis en place LA solution du siècle pour combattre le chômage et le syndrome des travailleurs pauvres : grâce au RSA, si vous êtes bien sages, vous mériterez un accompagnement... dans la précarité. Par contre, assurez-vous avant de réclamer nos sous que vos parents ne sont pas des nazes comme vous... parce que s'ils pouvaient vous prendre en charge, ça nous arrangerait. (Ca commence à buzzer pas mal, en provenance de Libération : ici)

 

 

Ben oui. Zavez pas reçu le formulaire de la CAF? ben regardez, il est là :

 

Fac-Simile du formulaire de demande de RSA, un questionnaire de 5 pages.

 

En effet, comme le rappelle le journaliste de Libé :  

 "A la rubrique «Vous êtes célibataire et vous vivez seul», le document interroge les futurs allocataires : «Percevez-vous une pension alimentaire ?» Si le demandeur répond «non», le document lui précise qu’il est «susceptible d’engager une action envers (ses) parents [père, mère, ndlr] pour obtenir une pension alimentaire»."
Bien entendu, si votre ex est susceptible de payer aussi et qu'il/elle ne le fait pas, procès également. Sauf si vous êtes capables d'expliquer et de justifier clairement pourquoi votre ex vous arnaque.

Non mais... faut pas se laisser exploiter par son entourage...

 

Par contre, dépêchez-vous parce que devant la révolte de ces foutus gauchos bien-pensants, ces mentions risquent de disparaître des formulaires.

 

Allez, tous aux tribunaux, même si beaucoup d'entre eux disparaissent, comme Rachida d'ailleurs qu'on verra de moins en moins, sauf peut-être aux soirées VIP de Strasbourg.

 

La solidarité? Ben, c'est un slogan. Quand y a pas d'sous, y a pas d'sous. Va chercher sous les matelas de tes parents, les ingrats, et puis demande des dommages et intérêts pendant que tu y es.

 

La solution pour redynamiser l'emploi en Sarkozie? : attaque tes parents...

 

 

(billet publié aussi sur le blog collecif des Femmes Engagées).

09.06.2009

J'ai une question à vous poser

C'est pas joli joli, tout le monde s'en prend à Bayrou sur la toile. Ou au contraire honore ses louanges. On vous a dit qu'à partir d'avant-hier il ne fallait plus "personnaliser" notre Mouvement de manière trop individualisée!

 

D'autant plus qu'il y a du monde au MoDem. Il n'y a pas que François Bayrou. Un exemple?

 

Une autre personne très connue, et proche conseillère du Président, mérite qu'on s'attarde aussi sur son action et sur ses perspectives.

Je veux parler de Marielle de Sarnez, vice Présidente du Mouvement Démocrate, Présidente du Mouvement départemental de Paris, députée européenne, conseillère municipale de Paris.

 

Mais ce n'est pas tout : Marielle de Sarnez a aussi dirigé les travaux du MoDem pour le projet Européen, pour les élections.

Elle a animé aussi toutes les commissions thématiques de la campagne.

Elle écrit aussi. Petit dictionnaire pour faire aimer l'Europe.

Elle joue souvent le rôle de porte-parole aussi, et représente le MoDem sur les plateaux télé.

Infatigable.

Partout.

 

Mais comment fait-elle dans son hyperactivité pour prendre le recul et la hauteur nécessaires à son autre (!) mission de conseillère du Président du MoDem François Bayrou?

Quand parvient-elle à se poser, pour développer ses diagnostics et la stratégie détaillée des échéances à venir, auxquelles en plus elle est toujours impliquée de très près?

 

Hier dans Le Grand Journal de Canal +, elle reconnaissait "un échec collectif" suite à "une faute d'appréciation" et "de positionnement". Elle considère que l'élection fut "apolitique" dans son résultat, "au sens de non partisan" s'empresse-t-elle de préciser. Le vote aurait été selon elle "citoyen" avant tout.

 

Est-ce une reconnaissance implicite que les travaux qu'elle dirigeait ne se sont pas positionnés vis à vis des attentes citoyennes?

Admet-elle aussi que les travaux qu'elle dirigeait n'ont pas su s'affranchir des logiques partisanes alors que le MoDem dans ses fondements aspire justement à être indépendant dans son positionnement, ni à droite ni à gauche, transpartisan et ouvert au dialogue avec tous les partis?

 

Avons-nous assisté à un méa culpa masqué et timide de Marielle de Sarnez?

A une prise de conscience qu'à trop en faire on s'égare et qu'on oublie les valeurs dont on est garant?

 

Je sais que Marielle a un fort capital sympathie auprès de nombreux militants. Soit. Mais il est temps de s'interroger sur l'efficacité des membres du Comité Exécutif sollicités sur toutes les missions à la fois et en même temps.

 

Libérons les énergies.  Laissons aux acteurs le temps de prendre de la hauteur, et les moyens de se positionner en tant que leader. Leader garant des chartes donc.

Et là... s'affirmeront les leaders de demain...

Ceux qui développeront des stratégies à la hauteur de nos ambitions et non pas des tactiques de positionnement selon la période électorale.

 

 

Pour une vision à long terme, il nous faut des stratèges. Pas des "personnes-clé" indispensables et irremplaçables dans toute épreuve...

 

Il faut un entourage plus vaste, avec des spécialités, capable de développer une vision globale et  portant le sens des responsabilités. Il faut un Comité exécutif qui travaille sur le long terme. Et ensuite les autres organes du Mouvement pourront enfin prendre tout leur sens...

 

Il faut donc choisir son mandat...

 

(je sais, ça fait un peu "donneuse de leçons", mais la blogo MoDem nous fait un peu du "mou" là... pour certains avec des grandes phrases et blablabla. Alors on le secoue le cocotier?)

08.06.2009

Et maintenant... que vais-je faire?

Pas vraiment surprise hier à l'annonce des résultats. Une soirée électorale était organisée au Parlement européen à STRASBOURG, regroupant militants, adhérents et plus symboliquement des personnes non encartées intéressées par le débat, par le lieu emblématique de la démocratie qui va rassembler très prochainement une assemblée hétéroclite sous la tutelle d'un Barroso conforté dans ses (non- et ex- ) actions  par des électeurs qui ont loupé le débat. Quel débat? Celui qui n'a pas eu lieu. Celui des confrontations de projets. A la place, nous avons assisté à une confrontation de partis dans les "meilleurs" moments, et à une confrontation de personnes dans les pires... A l'heure d'élire des appareils, quel intérêt de se déplacer?


 
Rien de nouveau, rien d'étonnant. On m'a rappelé ce matin par mail une petite phrase de F Bayrou, qui, en colère envers les "militants en mouvement" (un peu bruyants certes, voire virulents...), leur avait déclaré à l'époque de la rédaction du Réglement Intérieur qu'il était hors de question de reproduire au MoDem le foutoir des Verts... Petit clin d'oeil amusé, mais pas revenchard...

 

 


 
Je ne vais pas accabler Bayrou, je n'en vois ni l'intérêt, ni le sens. Simplement répéter que certains d'entre nous, militants actifs et besogneux, voire blogueurs..., insistons depuis des mois sur les dangers de n'être représentés à l'extérieur que par une seule personne alors que d'autres talents ne demandent qu'à s'exprimer, sur la tendance à imiter certaines entreprises dans la gestion de l'humain assimilé à une ressource matérielle et numérique, la centralisation de l'exécutif à Paris... C'est dommage. 

La gestion de l'interne a toujours des répercussions à l'externe (le PS peut confirmer); pour être crédibles, il faut s'appliquer à soi-même ce que l'on revendique pour les autres. Le succès de Abus de Pouvoir, - puisque ce livre devait devait "absolument" paraître maintenant - aurait dû donner lieu à une autre gestion de la dynamique, moins individuelle, plus orientée vers les autres acteurs du projet, notamment les candidats aux élections européennes... invisibles hormis JF Kahn parce que déjà médiatique avant...

 

 

Ce qui m'a sidérée : les prétextes de mauvais joueurs qui recherchent les causes de l'échec à l'extérieur, dans la diffusion du film Home, dans la théorie du complot réunissant Sarko, l'UMP, les journalistes et puis... tous ceux qui sont pas d'accord,... Franchement un peu de sérieux. Les militants ont plutôt bien travaillé, particulièrement dans le Bas-Rhin ils ont été présents tout au long de la campagne, infatiguables et enthousiastes. Mais seuls, abandonnés, puisque le parti de l'Europe dans lequel ils ont adhéré n'a pas communiqué de manière pédagogique et fédératrice sur la contruction en cours de cet ensemble politique et démocratique.

 

Le sujet de la liberté de la presse est beaucoup trop sérieux et problématique pour le brandir en étendard, tel un slogan qui perd son sens dans l'exagération. Il y a un danger croissant dans le traitement de l'information, mais nous n'en sommes pas les VICTIMES quand nous utilisons les médias uniquement pour scander que nous ne pouvons pas parler, perdant notre temps dans ce comportement négatif. Ne cherchons pas la pitié ou la compassion, on doit emmener des PERSONNES avec nous. Soyons positifs, enthousiastes, tournés vers l'avenir. Ce qui n'empêche pas de rester vigilents et d'alerter sur tous les dangers des décisions du pouvoir en place, qui va poursuivre son oeuvre de déstructuration des repères d'une société renfermée de plus en plus sur elle-mêmes à l'intérieur de frontières de plus en plus étroites.

 

Les échecs assumés sont toujours constructifs. Donc... il faut les assumer... et se remettre en question. Des doutes, des questions, des adieux, des débauchages... 1ère étape. Puis l'état des lieux, et la stratégie... Tout dépendra des objectifs que se fixera le Mouvement Démocrate : soit répondre aux promesses de 2007, soit le besoin de se mesurer aux autres.

 

 

La démocratie n'est pas qu'un moment électoral, c'est une forme de société.

 

Assoiffés de pouvoir ou bâtisseurs d'avenir?... Question pour tous les partis, et pour le Mouvement qui n'a pas dessein à n'être qu'un parti.... Et puis les belles paroles sont faites pour endormir, alors que les promesses sont faites pour être tenues.

07.06.2009

Journée spéciale

C'est dimanche, c'est l'heure d'aller voter. Déjà fait? Tant mieux c'est très bien, j't'assure, tu as bien fait! Beaucoup de candidats motivés par la construction européenne sur les bulletins, tu as vu? C'était dans les programmes! Pas tous lus? Moi non plus, hélas, mais bon. J'ai quand même préparé.

 

Bon ben maintenant que tu as voté, n'oublie pas qu'il y a un autre événement très important aujourd'hui. Ben oui, c'est la fête des mamans! Si tu es comme moi, fille ou fils indigne qui vit très loin de la tienne, pense à décrocher ton téléphone, c'est un minimum, et puis elle sera très contente. Depuis le temps qu'elle t'aime et ... te supporte. Surtout la mienne quand j'y pense, la pauvre,... avec une fille pareille...

 

Ca n'a pas dû être facile tous les jours pour ma mère, dès le début. Surtout quand j'ai su parler. Donc contester. Déjà. Et proposer bien sûr... Parce que c'est bien beau d'être une chieuse, une rebelle, mais ça suffit pas... Donc la mienne elle a eu du boulot avec son aînée... très tôt déléguée sans étiquette des enfants allergiques aux interdictions... militante des espiègles... des faux-sages. Et puis ça a vite empiré. C'est que ça devient exigeant une gamine. Et fantaisiste. Ben oui, j'avais inventé le concept du "ranger sa chambre autrement" et bon... elle n'adhérait pas. Je faisais campagne et revendiquais cette méthode... mais déjà j'étais une incomprise. Puis ce fut encore plus sournois quand je me suis crue à l'hôtel dans la maison qu'elle prenait tant de soin à rendre accueillante et organisée... Quel soulagement de me voir enfin laisser mes affaires en ordre chez elle... parce que j'étais partie créer mes concepts "décoratifs" ailleurs... pas tant que ça en fait, pas si facile de se rendre compte que j'avais besoin d'indépendance. Mais toujours présente. Même loin.

 

Mais pour résumer, je ne lui en ai pas fait voir de toutes les couleurs. Pas à ma mère. A d'autres par contre... c'est possible :-)

 

Bref. Je ne vais pas m'étaler sur cette partie privée. C'est un blog politique ma besace. Mais bon, le code électoral m'interdit de polémiquer aujourd'hui encore. Une vraie belle journée de "vacances" donc pour cette fête des mères. Ca doit lui faire du bien de ne pas avoir à lire mon nouveau coup de gueule de la journée...

 

Bonne fête à toutes les mamans!

 

Un peu de douceur... avant de préparer mes "analyses bouleversantes" sur les élections européennes.

 

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05.06.2009

Nouveau tag, pour se marrer en fin de campagne

J'ai envie de créer une "chaîne" ce soir. Pas de celles qui font le tour de la blogosphère... non une petite chaîne toute spéciale.

Avertissement : ce billet n'est pas "tout public". Interdit à ceux qui n'ont pas d'humour ainsi qu'aux Bisounours.

 

 

Donc cette nouvelle chaîne a pour thème : "la politique autrement". Il s'agira d'en dire deux trois mots et de taguer une personne qui devra ensuite faire de même...

 

Voilà, donc moi je suis entrée au MoDem pour faire de la politique autrement : raz le bol des professionnels de la politique qui pensent plus à leur (ré)élection qu'à leurs électeurs, à leurs intérêts qu'aux dossiers, à lire sur une Rollex le temps qui passe plutôt que dans le long terme.

Forcément, il ne s'agit pas que de discours et de projet mais aussi de COMPORTEMENT : exemplarité, honnêteté, convictions. Oui le comportement, c'est l'essentiel de tout cela, puisqu'il révèle la crédibilité, la sincérité, et l'engagement. Bref, vous m'avez compris, surtout si ce n'est pas la première fois que vous visitez ce blog.

 

Voilà, donc je dois taguer quelqu'un...

 

Eh bien.... je tague.... François Bayrou : dis-moi, c'est quoi pour toi la politique autrement? A toi de juger...

 

(Sans hésitation, je voterai pour la liste de JF Kahn dimanche, l'équipe est convaincante, "savoir-être" inclu en ce qui les concerne, et super projet : http://europe.lesdemocrates.fr/projet/... N'oublions pas l'essentiel, le projet et ceux qui ont travaillé à ce qu'il existe, et ceux qui vont travailler à le faire vivre... AUTREMENT)

 

Sinon... je sais... je suis "ignoble"... comme dirait...

03.06.2009

Vers un pacte global, ensemble, durablement, décemment...

satellites.jpgAlors que certains nous font croire que la préoccupation principale des "gens normaux" actuellement est la sécurité, que d'autres prônent la réconciliation de leurs égéries pour vanter le vote utile (utile au parti - à rien d'autre), pendant que les médias monopolisent notre attention sur le terrible accident de l'Airbus (les journalistes, quand il veulent, ils se mobilisent...), pendant ce temps-là donc la terre continue de tourner... tourner autour d'autres satellites... le satellite de la crise financière, celui de la crise économique, celui de la crise sociale... chacun est satellite de l'autre et de la terre comme la terre est leur satellite... Le cosmos s'agite pendant que ses habitants font comme si tout allait s'arranger bientôt et attendent... attendent... attendent.

 

Attendre ou baisser les bras... c'est quoi la différence aujourd'hui?

 

Et si on fait un petit tour chez les experts qui tentent d'envoyer des fusées de détresse, on remarque qu'il est temps de mobiliser les services de maintenance. La crise sociale, celle des personnes non anonymes dans leur environnement et dans leur entourage (mais invisibles pour les porteurs de rollex et les rois des plateaux), ne se tient pas que dans les rues, sur les pancartes ou les piquets de grève, elle ne se résume pas en slogans temporaires à l'image d'humeurs changeantes et inconstantes... (ndlr : c'est ainsi qu'elles sont montrées, ce n'est pas ma vision...)...

 

 

Sans vouloir sombrer dans le catastrophisme, je communique malgré tout les conclusions récentes des analyses du BIT à propos de la situation mondiale de la protection sociale et de l'emploi :

"M. Somavia [directeur général du BIT ] a cité une série de terribles défis économiques auxquels est confronté le monde du travail, en commençant par la hausse du chômage et de la pauvreté qui pèse sur les entreprises; il a ajouté: «Tout ces éléments réunis signifient que le monde peut s’attendre à une crise de l’emploi et de la protection sociale qui pourrait durer de six à huit ans»." Car en effet, "nous savons par expérience que l’emploi ne retrouve son niveau d’avant crise qu’avec un délai de quatre à cinq ans en moyenne"...

Comme on n'est pas capable encore de mesurer la durée de la crise, l'après-crise semble de plus en plus lointaine.

 

 

J'écrivais plus haut qu'attendre que "ça passe" revenait à baisser les bras. Alors que faire?

 

 

Juan Somavia recommande un PACTE MONDIAL POUR L'EMPLOI : «C’est pourquoi je vous engage, en tant que Conférence tripartite internationale du Travail – la plus haute instance de gouvernance de l’OIT – à concevoir votre Pacte mondial pour l’emploi comme une initiative nationale, régionale et mondiale pour aider les travailleurs, les familles et les entreprises à surmonter la première crise systémique de la mondialisation et à jalonner la voie du travail décent vers la reprise et une croissance durable».

 

Pacte mondial : cela signifie sans doute qu'on va inclure tous les pays du monde, même les plus pauvres, n'est-ce pas?

 

La prise en compte d'une "crise systémique" : cela signifie qu'on ne prendra pas de décisions à l'emporte pièce avec des mises en place de mesures non cohérentes les unes avec les autres comme le RSA qui développe la précarité en période de lutte contre l'explosion sociale, n'est-ce pas?

 

Une "initiative nationale, régionale et mondiale" : cela signifie qu'on va apprendre à travailler en convergence avec ses voisins, les voisins de ses voisins, vers des solutions et des réponses les plus adaptées en s'appuyant sur les réussites des uns et des autres n'est-ce pas?

 

Aider les travailleurs, les familles et les entreprises : cela signifie qu'on va travailler pour des personnes et non pas pour gagner les prochaines élections n'est-ce pas?

 

Wouah, super, sur le papier ça a l'air pas mal...«Donner la priorité aux gens – pas seulement en paroles mais dans les actes – doit être une priorité», a déclaré M. Somavia. Vraiment d'accord. Sauf qu'il va devoir bosser avec nos décideurs... et là... c'est le drame.

 

Et en bref : il n'y a pas que les experts qui doivent plancher sur la question de l'emploi et de la sortie de crise. Nous devons le tenter aussi par nos propres moyens.

 

Un premier pas dimanche pour mettre fin à l'attentisme : voter lors des élections européennes et se mobiliser pour une convergence et une collaboration des différents pays et dirigeants qui devront travailler ensemble. Voter pour des personnes qui vont dans ce sens et non uniquement dans le sens de leur parti.

 

Et ensuite, du concret. Ensemble. A suivre...

Hop hop hop...

Attention attention, d'après les sondages pubiés ce matin par les DNA, le FN obtiendrait un score de 15% dimanche dans le Grand Est ... Certains électeurs se mobilisent... alors mobilisons-nous nous aussi.

 

Et ne laissez pas le MoDem à 10%, venez nous voir demain :

Invitation-strasbourg-4juin[1].jpg

30.05.2009

A l'ouest...

Eh oui, complètement absente (ou presque, vis à vis de ce qui était prévu) du débat des Européennes, la Besace? Alors on dort par ici?... On passe d'un article par jour à un article par quinzaine...

 

Le réveil est en cours, la période était complexe... j'ai rajouté quelques épisodes à "Desperate Nelly", une série à rebondissements intenses et incessants... Mon  ex-voiture a apprécié. Mon dos aussi...

 

Un peu de pub pour fêter le "retour officiel" : notre collectif Femmes Engagées a modifié son blog et déménagé, retrouvez nous maintenant :

là : http://femmesengagees.blogspot.com/

 

Le thème de la semaine : l'anonymat dans les blogs.

 

A bientôt...?!?!...

20.05.2009

Il est temps de surfer sur la vague européenne...

Après le silence et le désarroi face à une campagne qui s'annonçait comme un triste mélange de réglements de compte, de luttes de clans, de choix partisans et fermés, de mise en valeur de notables aux dépens d'inconnus motivés et impliqués, il est temps de sortir de ma/notre léthargie et d'ouvrir les débats sur la construction de l'avenir de notre société. 

 

Si certains préconisent de se tenir écartés de ces choix en se résignant à laisser faire ceux qui "savent", d'autres tentent surfeur-hawaii2.jpgde dynamiser la campagne : Europe Ecologie avec une série de vidéos qui buzzent sur les réseaux sociaux et internet en général, le MoDem avec la sortie en exclusivité sur tous les blogs militants du projet 2009... Il faudra bien compter sur la vigilance des surfeurs du net pour mesurer les tendances, surfeurs qui sauront doser leurs glissades sur les vagues impétueuses des jeux de bourrage de crâne en allant se reposer de temps en temps sur les plages de la radio... écouter ce qui se fait ailleurs.

 

Le Mouvement Démocrate a transmis ce soir son "programme" pour la prochaine législature, et mesure les enjeux des futures décisions à l'aune d'un projet à long terme. D'habitude, on n'aime pas trop le mot "programme" chez nous, assimilé à un catalogue de mesures pas toujours cohérentes les unes avec les autres; mais si on lit les sept pages en détail, on constate que la cohérence est présente, que le projet est ambitieux et surtout qu'il prend en compte les citoyens pour lesquels il a été élaboré, par les militants et les stratèges du Mouvement, dans le sens où il répond à des questions qui touchent non pas des individus, mais des PERSONNES, dans un contexte de crise, de mondialisation non maîtrisée, et surtout dans des perspectives réjouissantes de développement vraiment durable dans tous ses aspects.

 

Le projet, c'est une chose, je vous invite à le lire avant d'expliquer vos choix de vote pour d'autres communiquants... parce que la comm, c'est bien beau, mais les slogans ne nous ont pour l'instant pas prouvé grand chose, les petites phrases qui tuent non plus. On peut vainement se boucher les oreilles quand les affrontements de personnes accrochées à leur clan refont surface, et puis se marrer du ridicule de nos acteurs, mais on peut surtout lire et poser des questions...

 

Au-delà du projet, il faut des PERSONNES pour faire vivre le contenu destiné justement à d'autres PERSONNES. Si l'Europe est souvent anonyme pour la plupart d'entre nous, nos groupes/familles/communautés ne le sont pas, et les personnes qui portent les couleurs de leur projet (et hélas aussi de leur parti) ont vocation à ne pas rester anonymes, ce qui renforce leurs responsabilités face aux engagements qu'ils prennent en se faisant élire. Passer du "words words words" à un projet vivant ne peut se faire que si nous nous mobilisons pour rendre les candidats garants à long terme de tous ces mots qui s'enchaînent harmonieusement.

 

Et nous pouvons être fiers de présenter des personnalités comme Jean-François Kahn, Sylvie Goulard, Robert Rochefort, Corinne Lepage, titulaires d'aucun autre mandat électif et voués tout entier à la cause européenne. D'autres personnalités s'affirment aussi, mais je leur souhaite de parvenir à trouver le temps d'"honorer [leur] mandat par une présence assidue et une participation active aux travaux du Parlement" ... comme il est écrit dans notre projet. En tout cas, elles s'y engagent fortement.

 

Face aux urgences pour lesquelles la crise et la future après-crise (...) nous sollicitent, le MoDem apporte des solutions pour les PERSONNES. Et la discussion est ouverte...

 

Demandez le programme : ici

10.05.2009

Quand les brebis auront les moyens de résister aux loups...

Le 7 juin, je voterai pour la liste de Jean-François Kahn et pour des raisons qui dépassent largement mon appartenance au Mouvement Démocrate et mon militantisme de ces derniers mois.
 
Jean-François Kahn est un européen convaincu avant d'être un homme politique, sa vocation électorale est le fruit d'un engagement de tout un parcours professionnel et de commentateur de l'actualité, et non pas la manifestation d'une volonté de devenir un notable et un élu comme beaucoup d'autres qui se représentent surtout eux-mêmes. Ses yeux ouverts pétillants derrière des pupilles de vigilance active lui ont permis de dépasser les apparences souvent trompeuses de la surface des événements et des décisions.
 
Il était hier présent à la Convention Européenne du Grand Est à Metz, pour le Mouvement  Démocrate, à laquelle je n'ai malheureusement pas pu assister, et qui avait pour thème "L"Europe protectrice des libertés" (Retouvez son discours dans la vidéo ci-dessous).
Sa prise de parole ne pouvait que ravir mes petites oreilles et réveiller en moi tous les échos de combats que je partage complètement, dont celui de la liberté de la presse en priorité, qu'il a traitée hier par un long cheminement philosophique expliquant dans un langage clair et bourré d'humour comment se conçoit la liberté concrète dans l'histoire de la pensée et l'histoire nos sociétés. Il n'a surtout pas cédé à la facilité qui consiste à défendre comme certains des libertés abstraites de mouvements d'opposition qui contredisent un pouvoir juste pour évoquer démagogiquement le "tout est permis" (en direction de leurs auditeurs seulement... ). Il cite Hobbes "L'Homme est un loup pour l'homme" en rappelant que le loup n'est jamais un loup pour le loup... En effet, seuls les hommes sont capables de se massacrer en masse entre eux... parce qu'ils en sont "libres", si on évoque une liberté strictement abstraite. La loi du plus fort s'affirme, et si le pouvoir est dans les mains d'un seul ou d'un groupe isolé, c'est le plus fort qui triomphe. "La liberté toute seule sans rééquilibre, c'est la liberté et la mort, la possibilité de s'exterminer".
 
Pour que la liberté (réelle et concrète) puisse s'affirmer, il faut la rééquilibrer et la limiter, et cela grâce aux lois, aux textes, à une régulation pratique.
 
Il en revient donc finalement à la liberté de la presse : "l'histoire de la civilisation c'est l'histoire de l'invention de moyens d'équilibre - culturels - à cette données naturelle, qui est une liberté effrenée. Et c'est vrai pour la presse : pour qu'il y ait liberté, il faut de la concurrence, du puralisme, de l'égalité des chances, de la démocratie sinon il n'y a pas de liberté réelle de la presse"
 
En guise de conclusion, une petite phrase choc pour rappeler l'essentiel du sens d'une lutte pour la liberté de la presse : il faut "donner vraiment et démocratiquement moyen aux brebis de pouvoir résister aux loups"


esclavage.jpgAujourd'hui, 10 mai 2009, on commémore en France (mais sans Nicolas Sarkozy, absent...) la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. La question philosophique de la liberté est encore en jeu dans ce rappel de l'histoire, et le devoir de mémoire est aussi une opportunité de nous interroger sur les restrictions de la liberté réelle qui ne sont pas toujours des limitations...  L'esclavage n'équilibrait pas la liberté, au contraire, il était la manifestation de l'oppression des "plus forts", des plus puissants, sur ceux qu'ils avaient pris en otage. Notre devoir de citoyen est de veiller à ne pas nous laisser restreindre nos libertés, mais uniquement à encourager la limitation des libertés de ceux qui massacrent et oppriment les autres.

 

Quelques mots de Victor Hugo (tirés du poème Liberté, dans La Légende des siècles)

 

Liberté !

De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?

De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages,
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ?
Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître
L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ?
Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là
Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?


 [...]

 

Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant
Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?
Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre
Se penche, et te dévoue à l'expiation.
Je t'admire, oppresseur, criant: oppression !
Le sort te tient pendant que ta démence brave
Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave
Et la cage qui pend au seuil de ta maison
Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.

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09.05.2009

Voyage à l'intérieur de soi-même : l'unification européenne

9 mai 2009, journée de l'Europe. Petit hommage...



Il y a un an jour pour jour, j'assistais à deux événements majeurs à Strasbourg :

- la sortie du livre de Daniel Riot, L'Europe cette Emmerdeuse, qui donnait lieu en ce jour à un débat à la librairie Kléber.

- le blog Relatio de Daniel Riot devient un vrai web-magazine européen : Relatio- Europe, inauguré à la mairie de Strasbourg par Jacques Delors

Ce fut une belle journée, on parla d'Europe pendant des heures, et même mieux, on fêta l'Europe, sans s'en tenir à des termes techniques auxquels la majorité reste hermétique... j'avais écrit un petit billet-souvenir : ici


Aujourd'hui, en ce jour anniversaire de la sortie du livre et de la naissance du site internet, Daniel Riot n'est plus là pour fêter l'Europe. Mais ses écrits restent, l'occasion pour moi de reproduire un extrait de l'Europe cette emmerdeuse, p34 :



A la question de Sandrine Kauffer "L'Europe pour vous ne se réduit pas à l'Union Européenne et la mécanique communautaire vous intéresse comme moyen, non comme fin" ;

Daniel Riot répond : "Absolument. Je regrette d'ailleurs que l'on réduise l'Europe à l'Union. L'Europe? C'est l'espace du Conseil de l'Europe, c'est l'euro-Méditérranée, c'est l'Eurosphère. Et l'actualité européenne n'est pas celle des institutions et des organisations.

C'est celle de la vie intérieure des pays qui composent l'Europe, des réseaux scientifiques, culturels, artistiques, sociaux, pédagogiques, juridiques, associatifs, humanitaires qui tissent cette toile qui ne sera jamais achevée, des villes et des régions, des théâtres, des ateliers d'artistes et des orchestres, des bibliothèques, des musées, des femmes, des hommes et des enfants...

Romano Prodi a dit un jour : "Après l'Europe constituée, il faudra constituer l'Européen." Erreur. C'est l'Européen qui doit avoir dès auourd'hui - qui aurait dû déjà avoir - les moyens de se forger, de faire émerger, en lui, une identité européenne. Philippe Sollers dit vouloir inscrire sur sa tombe : "Philippe Sollers, écrivain, Européen d'origine française." C'est cela se sentir Européen, et cette affirmation n'est ni en contradiction ni en concurrence avec la nationalité ou l'enracinement dans un terroir. Européen parce que Français, en ce qui me concerne. Et Français parce qu'Alsacien d'origine franc-comtoise".





Quelques pages plus loin :

"[...] la confrontation des expériences, le "limage des cervelles", la comparaison des idées favorisant l'émergence des solutions les plus adpatées aux problèmes à résoudre. C'est l'harmonisation par le haut. Ce qui est vrai au niveau des Etats l'est aussi à l'échelon régional et local. L'emmerdeuse a une série de vertus dont on prend très vite conscience quand on prend la peine de travailler, de légiférer, de réfléchir en tenant compte de la dimension européenne.



[...] la démarche européenne exige un certain courage mental. Il faut sortir de soi-même, de ses référents, de ses habitudes - de sa langue - pour rencontrer les autres, apprendre au contact des autres, élargir son champ de vision. Si l'Europe apparaît comme une emmerdeuse, c'est parce qu'elle se pose, concrètement, dans un de ces carrefours où se nouent et se dénouent les relations complexes entre l'identité et l'altérité. L'unification européenne, c'est davantage qu'une entreprise : c'est un voyage... à l'intérieur de soi-même."





Parler d'Europe pour faire aimer l'Europe, parce qu'elle concerne notre quotidien, c'est la vocation de cette journée du 9 mai, et ce fut la vocation de l'engagement de toute une vie de Daniel Riot.

08.05.2009

Il sera une fois... la démocratie

La crise actuelle a fait ressortir la misère démocratique de notre société et les révoltes plus ou moins organisées qui prennent voix dans la rue, sur internet ou dans les foyers ou les entreprises, sont caractéristiques d'une époque (française) où les décisions sont prises de manière unilatérale, en réponse à des intérêts bien déterminés - ceux des puissants et qui s'expriment le plus fort... le micro leur est en tout cas tendu....
 
Nos élus désertent les assemblées et quand ils sont présents, ils jouent le jeu du clan, pas celui de leurs électeurs et font masse pour faire passer ou bloquer les textes.
 
Les partis politiques ne se modernisent pas : la voix des chefs guide les fidèles, les militants distribuent les tracts, tout est déjà joué pour 2012, ou presque. Les projets se construisent, dans les bureaux et les réunions, puis se défendent dans la rue, et l'esprit de clan reprend sa place. Les nouvelles générations, celles qui veulent renverser l'esprit d'appareils et voir à long terme pointent le bout de leur nez, timidement, puis se cachent derrière le rideau parce que ne se sentant pas prêtes et le seront quand le boss l'aura décidé. Sauf si les militants actifs reprennent un peu plus la main et participent en-dehors de leur parti à la "vraie vie" des projets collectifs concrets et reviennent plus forts de leur expérience, réalisant les "putchs" nécessaires afin de réactualiser les pratiques. Ca bouilllonne bien, inutile de les faire taire. Mais le temps passe. Trop vite.

La politique ne devrait pas être considérée comme une profession, mais davantage comme une vocation qui permet de donner un chemin à toute une vie d'engagement, avec à un moment donné une prise de poste, ponctuelle et unique, pour faire fructifier cette expérience antérieure puis la laisser à d'autres qui sauront tout aussi bien faire, parce que l'on doit poursuivre ailleurs, dans l'entreprise, la vie civile et citoyenne et les projets politiques avec un peu plus de recul car moins d'ambition strictement individualiste.
 


Comment passer d'une démocratie qui se manifeste de manière purement électorale à une démocratie dont les exigences sont la régulation et la redistribution, avec une prise en compte de la diversité, des différences, de la transparence, du besoin d'interractivité, de l'attente des réponses aux questions?

Comment passer d'une démocratie dont les seuls enjeux sont les prochaines élections et qui met en scène des personnalités avides de pouvoir et d'influence à une démocratie dont l'enjeu est la société?

 

C'est à cette question que le Forum "Réinventons la démocratie" organisé ce long week-end à Grenoble par la République des Idées (site) a vocation a répondre, cf ci-dessous interview de Pierre Rosanvallon, réalisée par Mediapart.

Deux philosophes participeront au débat, Claude Lefort présenté comme le penseur du régime démocratique et Charles Taylor, présenté comme le penseur de la société démocratique.

 

 

Le scrutin européen a pour ambition de présenter des projets qui dépassent les clivages politiciens et nous permettra d'élire des représentants qui vont travailler pour des enjeux qui vont bien au-delà des soucis nationaux consistant à maîtriser ses troupes et ne parler que d'une seule voix pour défendre des décisions pas toujours cohérentes les unes avec les autres et souvent à mille lieux des préoccupations immédiates... Donc on n'en parle surtout pas, des fois que des vocations de remise en cause du régime actuel au nom de la démocratie se généralisent...

 

Chut, on vote bientôt mais faut pas le dire...

Et à tous ceux qui prônent un vote-sanction : s'il vous plaît, on n'en est pas là, la vérité est ailleurs. Dans les défis sociaux, elle est, la vérité.

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Mais... mai

Nouveau thème sur le blog des Femmes Engagées : le mois de mai.

Je viens d'ouvrir le bal, j'attends les copines....

 

 

Mai est évocateur d'époques.
Mai 68.
Mai 1945.
Fête du travail et son cortège de luttes.
6 mai 2007 arghhhh.
Et puis bien sûr 9 mai 1950 le plan Schuman : naissance d'une Europe à vocation technocrate ET POLITIQUE.
 
Mai est aussi la saison des allergies, les amis du pollen savent ce que je sous-entends.
 
Ce n'est pas vraiment l'été mais déjà le printemps laisse les bourgeons s'épanouir tout seuls et sans son aide, les manches et les jupes se raccourcir... Vague nostalgie d'après-froid qui se manifeste par la conscience du temps qui passe et par l'obligation de renaissance en cette période : à l'image de la nature, les combats actuels plongent dans l'histoire pour se recrédibiliser et prendre un nouvel élan, les étudiants et les lycéens se mettent enfin à prendre au sérieux leurs exams, les sentiments amoureux ne trouvent plus leurs justifications dans le besoin de chaleur mais la saison des mariages et des emménagements à deux est lancée, et puis zut... c'est bientôt l'été, on se prend à rêver à de nouveaux horizons à explorer pendant les vacances... si vacances il y a cette année.
 
Le risque de mai : se laisser emporter par le besoin de soleil et de retrouvailles en plein air et décrocher de la réalité pour "profiter" : du beau temps, des jours fériés, des jours qui rallongent, etc... Loin de moi d'idée de culpabiliser ces "profiteurs" car mai a au moins le mérite de nous rappeler qu'il faut prendre du temps pour soi et pour ses proches. Mais les problèmes visibles en hiver restent irrésolus... Notre énergie sera dépensée ailleurs... Car mai est aussi le mois des résignations... comme ses périodes post-électorales pour les partis qui ont perdu... début mai.
 
Apollinaire lui se résigne en mai à l'amour impossible, le temps passe avec indifférence devant les ruines de ses amours perdues, devant ses souvenirs douloureux et qui endorment tout espoir : 
 
 
 
Mai

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes.

Guillaume Apollinaire, Alcools

06.05.2009

"Faire ce qui convient au moment opportun".

Le titre est une citation d'Aristote.

 

Il y a deux ans, c'était la fiesta au Fouquet's... Cécilia s'en souvient sûrement, même si elle a depuis tout fait pour oublier le show...  
 
Il y a deux ans, ma migraine qui durait depuis deux semaines (... et qui avait atteint son paroxysme lors du débat Royal/Sarko...)  s'est transformée en colère (non je ne me calmerai pas... non plus...), colère forte et cependant génératrice d'énergie. Mais l'énergie ne suffit pas. Il faut du courage, et il faut la force d'un groupe.

 

Philosophie magazine.jpgLe dernier numéro de Philosophie Magazine, consacré au thème du "courage aujourd'hui", montre à quel point cette qualité humaine a évolué, passant d'un modèle héroïque (dans lequel la personne prouvait par ses actes qu'il était vaillant), à un modèle plus intériorisé et subjectif qui consiste à agir en adéquation avec soi-même et ses valeurs. "Le courage n'est plus une vertu sociale mais la condition de notre perfectibilité - en manquer, être lâche, c'est simplement ne pas être capable de surmonter ses divisions". On pourrait être d'accord dans le cas d'une démocratie apaisée et en vogue vers un véritable projet de société à l'horizon...

Mais dans un contexte de crise dans lequel le régime en place confisque le dialogue social, réprime les libertés publiques et instaure la normalisation des inégalités... (non je n'ai toujours pas lu le dernier livre de F. Bayrou ;-)), il faut proposer et agir contre un "ordre" sécuritaire qu'on essaie de nous imposer et qui avec le temps s'avère être un désordre au regard d'un humanisme dans lequel on mettrait la personne au centre du "progrès".

 

Qui doit être courageux quand notre démocratie est en danger? Celui qui explique ou celui qui se lance et qui agit?

Entre vanité et altruisme, la justification de la révolte et de l'intervention active a du mal à trouver sa place. Il ne s'agit plus de devenir un héros qui agit en dépassant toutes les limites de manière inconsciente, mais de redonner de la valeur à la définition platonicienne et socratique du courage présenté comme "une science de ce qu'il faut craindre et de ce qu'il faut oser"... Tout cela parait bien froid et GuiGrou mon lecteur préféré va encore râler si je parle de science et non d'action... alors qu'il s'agit en fait d'intelligence pratique comme le montre Martin Legros (Philosophie Magazine, "Etre courageux, est-ce réfléchir ou se lancer?"), car le fait de peser le choix de l'action à la lumière de ses propres valeurs, de mettre en jeu sa propre personne, permet la constance, la maîtrise  et le respect des valeurs... pour ne pas se lancer à l'aveuglette et faire le malin dans un souci de "communication" de sa bravoure.

 

 

Il faut construire un projet permettant cette constance et ces actes fidèles aux valeurs de l'humanité, en amont de toute action qui se répercute ensuite dans notre vie de tous les jours, citoyenne,  et aussi dans les associations ou les groupes agissant.

 

Les courageux qui doivent s'affirmer aujourd'hui au premier plan sont :courage.jpg

- les journalistes qui doivent informer en toute indépendance et objectivité, suite à un travail d'investigation, d'analyse et de mise en perspective.

- les élus qui ne doivent pas choisir des textes en fonction de leur clan mais en raison des motifs premiers qui les ont poussés à s'engager et à NOUS REPRESENTER (oui nous... les électeurs et nos enfants).

- les décideurs en général (entreprises, associations, partenaires sociaux, gouvernants, ministres) qui doivent préférer des décisions qui répondent à une vision globale et non à des coups de coeur/tête à l'emporte pièce.

- nous tous qui ne devons pas hésiter à rappeler à ceux qui nous représentent qui nous sommes et quelles sont nos attentes.

 

Pour tous les exclus ou tous ceux qui ne sont pas en mesure de prendre le recul nécessaire pour mesurer cette responsabilité collective, il s'agira aussi de ne pas les oublier.

 

Bref, 2 ans qui nous prouvent que non, il est impossible de continuer sur cette voie génératrice de la défense des intérêts des plus puissants. Puisque notre société souffre.

 

2 ans qui nous obligent à nous regrouper et à agir... et à construire une Europe politique et sociale qui nous oblige à prendre de la hauteur sur la politique de surface qui est menée en France.

 

Suite bientôt...

05.05.2009

Alerte : signons....

Je relaie ici l'appel de Mediapart et vous encourage à signer la pétition en faveur d'une liberté de la presse qui a du mal à trouver sa place dans notre pays...

Dans les signataires, citons François Bayrou, Martine Aubry, Corinne Lepage,  Daniel Cohn-Bendit, Benoit Hamon, Eva Joly, Dominique de Villepin, ....

 

Affaire Pérol-Caisses d'Epargne : soutenez Mediapart !

 

Signez notre appel de soutien. Nicolas Sarkozy a promu l’un de ses plus proches collaborateurs, François Pérol, à la présidence des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Pour avoir révélé cette information, le 21 février, et s'être interrogé sur le sens de cette promotion, Mediapart fait aujourd’hui l’objet d’une citation directe à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Paris du chef de diffamation de la part de François Pérol.

 

[Vous pouvez signer cet appel directement en ligne. C'est tout en bas de ce texte.]

L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée poursuit le journal en ligne pour avoir affirmé coup sur coup les jours suivants :

 

– que cette nomination était entachée d’illégalité ; 


 

– que François Pérol avait déjà par le passé méconnu un avis de la Commission de déontologie, en date du 22 décembre 2004, lui interdisant de participer à la création de la banque Natixis ;


– que la banque Rothschild lui avait versé un bonus fin 2006 du fait notamment de cette opération Natixis. 

Cette action fait suite à dix autres, déposées par l’ancienne direction des Caisses d’épargne et par la personne morale, et maintenues jusqu’à ce jour par François Pérol. Pour avoir donné l’alerte sur la crise de la banque mutualiste, bien avant que la crise financière ne s’accélère, dans le cadre d’une longue enquête mise en ligne au début de 2008, les journalistes Edwy Plenel et Laurent Mauduit ont tous deux été mis en examen à dix reprises et renvoyés devant le Tribunal correctionnel, le premier en qualité de directeur de la publication de Mediapart et le second en qualité d’auteur des articles.


Les soussignés : 


 

– estiment que dans les deux cas, celui de l’affaire des Caisses d’épargne, comme celui de l’affaire Pérol, Mediapart a rempli sa mission, celle d’une information libre et honnête à propos d'un sujet relevant de l'intérêt général ;


– s’indignent que François Pérol, au travers de ces onze plaintes, cherche à intimider ou à faire taire le journal dont la mission d'information est de rechercher s'il a été fait fi d'obligations légales lors de sa nomination ;


– s’inquiètent de l'acharnement des dirigeants de la Caisse d'Epargne et d'elle-même à utiliser la justice contre un média indépendant, tandis que dans le même temps l’Elysée faisait peser de lourdes menaces sur le pluralisme de la presse ou l’indépendance de la radio et de la télévision publiques ;


– rappellent avec force que la liberté de la presse est une liberté fondamentale dans une démocratie, comme l’énonce régulièrement la Cour européenne des droits de l’homme ;


– assurent les deux journalistes visés par ces actions judicaires de leur plein soutien et de leur solidarité ; 



– invitent, enfin, tous les citoyens attachés au pluralisme et à la liberté de la presse à soutenir financièrement Mediapart pour que le journal, encore jeune et donc fragile, puisse faire face à ces procès qui l'opposent à un géant financier.

 

Pour signer : ici!

03.05.2009

60 journalistes tués en 2008

Dimanche 3 mai était célébrée la Journée Mondiale de la liberté de la Presse.

 

A fin 2008, on comptait :

- 60 journalistes tués

- 125 journalistes en prison

 

A cette occasion, Reporters sans frontières se mobilise pour la libération de trois journalistes femmes "prises en otage" par des États. ici

 

Rama Yade a déclaré : "Sans presse libre, indépendante et pluraliste, sans liberté d'enquêter et d'informer, il ne saurait y avoir de véritable démocratie" (cf Le Monde).

En France, la vie des journalistes est nettement moins en danger... de mort physique, certes. Mais où peuvent-ils exercer réellement leur responsabilité d'informer librement et en toute indépendance? (hormis chez Mediapart, entre autres...)

 

Je demande donc solennellement au ministère de l'intérieur une journée nationale de l'indépendance de la presse avec un petit film du genre de celui-ci, qui a été réalisé en collaboration avec le ministère des affaires étrangères :

 

 

01.05.2009

Mais ils sont où...?

Pourquoi l'UMP n'a pas présenté ses listes?

 

Non pas parce que ses membres éminents ont trop peur de perdre leurs ailes (ou leurs cornes). Non. Les voilà en donneurs de leçons : ce sont les projets les plus importants! Ben voyons. D'ailleurs, comme nous le montrent Marianne2 (ici) et 20 Minutes (cf. vidéo), ils connaissent bien leur sujet, par la voix de leur représentant Xavier Bertrand, ... :

"Interrogé par 20minutes.fr, le secrétaire général a clamé que le mouvement populaire soutenait la Hadopi « à Paris, à Strasbourg ou à Bruxelles » alors que le Parlement européen a voté quatre fois contre son principe, avec un fort soutien des conservateurs ! " (Marianne)

Bref, ils nous préparent une campagne de terrain... Mais ils sont où?

"Quand l'Europe veut, l'Europe peut". La preuve avec Hadopi non? ;-)... L'Europe est contre, et même si elle "veut", l'UMP ne "pourra" pas grand chose...

 

Donc pour une Europe qui avance "politiquement" comme le revendique X. Bertrand, ne votez pas pour les listes mystères de l'UMP...